Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports. Monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Vergnier, je me réjouis de mettre en œuvre cette réforme de la politique de la ville, que vous avez adoptée à une large majorité lorsqu'elle vous a été présentée par mon prédécesseur, François Lamy, à qui je veux rendre hommage. Vous l'avez adoptée à une large majorité, parce que, sur les bancs de cette assemblée, quand il s'agit de politique de la ville, vous savez généralement trouver un consensus autour de la nécessité qu'il y a à sortir de leurs difficultés les quartiers les plus éloignés de l'emploi, de la croissance, du logement et d'un cadre de vie confortable.
Alors que l'on fête peu ou prou les dix ans de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, je veux également rendre hommage à Jean-Louis Borloo, qui m'a fait le plaisir d'assister tout à l'heure aux journées sur la rénovation urbaine, et que je sais si attaché à cette politique de la ville.
En quoi consiste, en quelques mots, la réforme que nous sommes en train de mettre en œuvre ? Elle vient corriger les errements de la politique de la ville des dernières années, que tout le monde connaît bien : trop de territoires concernés, trop de saupoudrage, trop de zones diverses et variées, sans réelle cohérence, ni lisibilité. Nous remplaçons tout cela par 1 300 territoires, les plus pauvres de France, situés aussi bien dans la périphérie des grandes agglomérations qu'en ville moyenne, parfois même au centre-ville. Dans ces territoires, on trouve les habitants qui ont le plus faible niveau de revenus.
Quelle réponse leur apporte-t-on ? À la place des actions qui étaient menées, les unes par l'État, les autres par les collectivités locales, et qui s'enchevêtraient sans grande cohérence par le passé, nous aurons désormais un contrat de ville unique, signé par l'État, les collectivités locales, les services publics, Pôle Emploi, les bailleurs sociaux, la Caisse d'allocation familiale, bref par tous les acteurs capables de répondre aux problématiques des habitants.
Au-delà de la rénovation du bâti et de la qualité de vie, il faut aussi du développement économique : nous mettons le paquet sur ce sujet.