Dominique DordMais il faut tout de même reconnaître que quand c'était le moment de le dire, à savoir lorsque vous et les vôtres avez pris des engagements devant les Français, on ne vous a pas beaucoup entendu sur le sujet ! Du coup, il faut se mettre à la place de vos amis frondeurs, comme il faut se mettre à la place de vos anciens alliés communistes, à la place de vos anciens alliés écologistes, à la place des syndicalistes qui vous lâchent les uns après les autres , et des millions de Français qui ont voté pour vous de bonne foi et qui, eux, veulent y croire encore , et on ne voit pas pourquoi ils délaisseraient ces convictions et ces promesses. Je le dis d'autant plus que, vous le savez, monsieur le Premier ministre, s'il n'y avait pas eu de promesses mensongères, vous n'aurez pas gagné les élections de 2012.
Au fond, les frondeurs, c'est votre mémoire et votre mauvaise conscience. Cela dit, cette situation pose tout de même un problème politique puisque aujourd'hui, compte tenu d'eux vous n'avez plus de majorité. Monsieur le Premier ministre, il faut donc en tirer les conséquences : quand reviendrez-vous devant les Français avec un programme de vérité ?