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Historique

13 déc. 2021 : ⚡Le 🧭Gouvernement Castex déclare l'urgence

6 janv. 2022 - 10 janv. 2022 : 30 amendements en Commission des affaires culturelles et de l'éducation

12 janv. 2022 09:30 : Examen du texte

14 janv. 2022 - 18 janv. 2022 : 16 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

18 janv. 2022 15:00 : Discussion
18 janv. 2022 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté

9 févr. 2022 09:00 : Discussion
9 févr. 2022 : Modifiée par Sénat ( 5ème République )



22 févr. 2022 21:45 : Discussion
22 févr. 2022 : Adoptée, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Assemblée nationale de la 15ème législature

24 févr. 2022 09:00 : Discussion
24 févr. 2022 : Adoptée, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Sénat ( 5ème République )

Originalv2v3v4v5v6
📜Proposition de loi visant à encourager l'usage du contrôle parental sur certains équipements et services vendus en france et permettant d'accéder à internet
Bruno Studer
28 oct. 2021

🖋️Amendements examinés : 100%
12 Adoptés7 Rejetés
3 Irrecevables
8 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Bruno Studer
10 janv. 2022

À l’alinéa 2, après le mot :

« terminaux »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa :

« destinés à l’utilisation de services de communication au public en ligne donnant accès à des services et contenus susceptibles de porter atteinte à l’intégrité morale ou physique de personnes mineures sont équipés d’un dispositif aisément accessible permettant à leurs utilisateurs de restreindre ou de contrôler l’accès de telles personnes à ces services et contenus. L’activation de ce dispositif est proposée à l’utilisateur lors de la première mise en service de l’équipement ».

🖋️Adopté
Bruno Studer
10 janv. 2022

À l’alinéa 3, après le mot :

« fabricants »

insérer les mots :

« et, le cas échéant, leurs mandataires ».

🖋️Adopté
Bruno Studer
10 janv. 2022

À l’alinéa 3, après le mot :

« leurs »,

insérer le mot :

« équipements ».

🖋️Adopté
Bruno Studer
10 janv. 2022

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« qu’ils »,

les mots :

« que ces équipements ».

🖋️Adopté
Bruno Studer
10 janv. 2022

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« Les fabricants permettent l’activation et l’utilisation de ce dispositif sans surcoût pour l’utilisateur. »

🖋️Adopté
Bruno Studer
10 janv. 2022

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 4 :

« Les importateurs, les distributeurs et les prestataires de services d’exécution des commandes vérifient que le produit est certifié par le fabricant dans les conditions prévues au deuxième (le reste sans changement) ».

🖋️Adopté
Cathy Racon-Bouzon
8 janv. 2022

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Les personnes qui commercialisent les équipements terminaux mentionnés au premier alinéa du présent article, lorsqu’ils sont d’occasion au sens du troisième alinéa de l’article L. 321‑1 du code de commerce, s’assurent que ces équipements intègrent le dispositif mentionné au premier alinéa du présent article. »

🖋️Adopté
Bruno Studer
10 janv. 2022

I. – Substituer à l’alinéa 5 les trois alinéas suivants :

« II. – Un décret en Conseil d’État détermine :

« 1° Les modalités d’application du I du présent article, y compris les fonctionnalités minimales et les caractéristiques techniques du dispositif mentionné au premier alinéa du même I ;

« 2° Les conditions dans lesquelles l’autorité compétente peut restreindre ou interdire la mise sur le marché des équipements terminaux mentionnés au premier alinéa du I qui présentent un risque ou une non-conformité et celles dans lesquelles l’autorité compétente peut faire procéder au rappel ou au retrait de ces derniers. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, après les mots :

« Art. L. 34‑9‑3. – »,

insérer le mot :

« I. – ».

🖋️Adopté
Cathy Racon-Bouzon
8 janv. 2022

I. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II. – Le quatrième alinéa de l’article L. 34‑9‑3 du code des postes et des communications électroniques est applicable aux équipements terminaux dont la première mise sur le marché est postérieure à la publication du décret en conseil d’État prévu au même article.

« Un décret détermine les conditions dans lesquelles les personnes mentionnées au quatrième alinéa de l’article L. 34‑9‑3, pour les équipements dont la première mise sur le marché est antérieure à la publication du décret prévu au même article, informent l’utilisateur de l’existence de dispositifs lui permettant de restreindre ou de contrôler l’accès de personnes mineures à des services et contenus susceptibles de porter atteinte à l’intégrité morale ou physique de ces dernières. »

II – En conséquence, à l’alinéa 1, avant les mots :

« La section »,

insérer le nombre :

« I. – ».

🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
7 janv. 2022

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Les technologies de reconnaissance faciale ne peuvent être utilisées à cette fin. »

🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
7 janv. 2022

L’alinéa 2 est complété par la phrase suivante :

« Ce dispositif permet de contrôler le temps d’utilisation de l’équipement. »

🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
7 janv. 2022

L’alinéa 2 est complété par la phrase suivante :

« Ce dispositif délivre une information à l’utilisateur sur les risques liés aux usages numériques et les moyens de prévention. »

🖋️Irrecevable
Gaël Le Bohec
7 janv. 2022
🖋️Tombé
Florence Provendier
8 janv. 2022

À l’alinéa 2, après le mot :

« terminaux »,

insérer le signe et les mots :

« , neufs ou reconditionnés ».

🖋️Tombé
Virginie Duby-Muller
6 janv. 2022

À l’alinéa 2, après la première occurrence du mot :

« permettant »,

insérer le mot :

« directement ».

🖋️Tombé
Aurore Bergé
8 janv. 2022

À l’alinéa 2, après la première occurrence du mot :

« permettant »,

insérer le mot :

« directement ».

🖋️Tombé
Muriel Ressiguier
7 janv. 2022

À l’alinéa 2, après le mot :

« équipés »,

insérer les mots :

« sans surcoût ».

🖋️Tombé
Muriel Ressiguier
7 janv. 2022

À l’alinéa 2, substituer à la première occurrence du mot :

« ou »,

le mot :

« et ».

🖋️Tombé
Gaël Le Bohec
7 janv. 2022

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« , puis une fois par an ».

🖋️Tombé
Gaël Le Bohec
7 janv. 2022

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« et lors de l’installation d’un logiciel ou d’une application ».


Article 2
🖋️Adopté
Bruno Studer
10 janv. 2022

I. – À l’alinéa 3, après le mot : « premier »,

insérer les mots :

« deuxième, quatrième et cinquième ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« Au »,

le mot :

« Aux ».

III. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« alinéa »,

le mot :

« alinéas ».


Article 3
🖋️Adopté
Virginie Duby-Muller
6 janv. 2022

Compléter cet article par le signe et les mots :

« , en cohérence avec les contraintes techniques inhérentes à l’activité de ces personnes ».

🖋️Adopté
Gaël Le Bohec
8 janv. 2022

Compléter cet article par le signe et les mots :

« , en cohérence avec les contraintes techniques inhérentes à l’activité de ces personnes ».

🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
7 janv. 2022

À l’alinéa 1, avant les mots :

« sans surcoût »,

insérer les mots :

« ainsi qu’un dispositif permettant de contrôler le temps d’utilisation du service, ».

🖋️Irrecevable
Gaël Le Bohec
7 janv. 2022
🖋️Rejeté
Virginie Duby-Muller
10 janv. 2022

Substituer aux mots :

« minimales et les caractéristiques techniques »,

les mots :

« et caractéristiques techniques minimales ».

🖋️Rejeté
Gaël Le Bohec
10 janv. 2022

Substituer aux mots :

« minimales et les caractéristiques techniques »,

les mots :

« et caractéristiques techniques minimales ».

🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
7 janv. 2022

I. – Compléter cet article par la phrase suivante :

« Les technologies de reconnaissance faciale en sont exclus. »

II. – En conséquence, substituer aux mots :

« une phrase ainsi rédigée »,

les mots :

« deux phrases ainsi rédigées ».

🖋️Tombé
Cathy Racon-Bouzon
8 janv. 2022

Après le mot :

« répondent »,

rédiger ainsi la fin de cet article :

« et les principes de prévention relatifs à une utilisation responsable des outils et des contenus numériques ».


Article 4
🖋️Irrecevable
Albane Gaillot
7 janv. 2022
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
Exposé des motifs • ⏱️Lecture 4min.

Mesdames, Messieurs,

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a récemment conduit une vaste étude sur les pratiques numériques des jeunes dont les résultats, s’ils étaient attendus, n’en demeurent pas moins préoccupants.

82 % des enfants de 10 à 14 ans déclarent aller régulièrement sur internet sans leurs parents, tandis qu’en moyenne, tous âges confondus, 70 % des enfants indiquent regarder seuls des vidéos en ligne. Ainsi, bien que souvent sous‑estimée par les parents, la navigation autonome sur internet apparaît généralisée. Surtout, elle commence de plus en plus tôt : les enfants se connecteraient dès l’âge de sept ans pour jouer en ligne ou regarder des vidéos, tandis que la première inscription à un réseau social semble, elle, intervenir vers l’âge de huit ans et demi. De plus, la multiplication des supports et des équipements numériques touche nos enfants de plus en plus jeunes : l’étude de Médiamétrie menée en 2019 pour le compte de l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique (OPEN) et de l’Union nationale des associations familiales (UNAF) a ainsi montré que l’âge moyen d’utilisation du premier smartphone est de neuf ans et neuf mois, ce qui signifie que l’obtention du smartphone n’est plus corrélée à l’entrée au collège, mais s’effectue dès le CM1/CM2.

Face à ces usages et pratiques de plus en plus précoces, seuls 46 % des parents indiquent avoir mis en place des solutions de suivi de l’activité de leur enfant, tel que le contrôle parental.

Pourtant, le législateur est intervenu de longue date pour favoriser l’utilisation de tels outils : l’article 6 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique a ainsi contraint les fournisseurs d’accès à internet à offrir à leurs abonnés un outil de contrôle parental.

Toutefois, au‑delà du fait que les parents ont, pour la plupart, une méconnaissance croissante des pratiques numériques de leurs enfants, les outils de contrôle parental ne sont pas à la portée de tous et nécessitent parfois une manipulation informatique qui peut s’avérer complexe voire décourageante. Le développement de nouveaux équipements permettant l’accès à internet – smartphones, tablettes, consoles et objets connectés – ne fait que rendre plus difficile la tâche qui incombe aux parents, en rendant nécessaire la multiplication des logiciels et applications de contrôle parental.

Dans les faits, donc, les enfants sont exposés excessivement tôt à des contenus inappropriés, choquants ou illégaux. On estime ainsi qu’à douze ans, un tiers des enfants a déjà été exposé à un contenu pornographique. Mais, au‑delà des images pornographiques, c’est également aux contenus haineux et violents, voire à l’action de réseaux criminels, terroristes et pédophiles, auxquels nos enfants peuvent être exposés.

Dans un monde hyper connecté, où les enfants ont accès à internet dès le plus jeune âge, il apparaît capital de pouvoir réguler l’accès au web des publics les plus jeunes – et par conséquent, les plus vulnérables – afin de protéger au mieux tant leur santé psychique que physique.

Fort de ce constat, le Gouvernement a créé, en lien avec les acteurs du numérique, la plateforme « Je protège mon enfant », qui recense les solutions de contrôle parental à la disposition des parents pour prévenir toute exposition de leur enfant à des contenus pornographiques. Un baromètre mesurant l’utilisation de ces outils l’accompagne pour mesurer les effets de cette campagne d’information.

Si cette initiative est tout à fait bienvenue, elle mérite d’être soutenue et amplifiée par une action législative tendant à faciliter l’accès des parents à ces outils. Car, si la grande majorité des parents se déclare favorable aux dispositifs de contrôle parental, peu les utilisent aujourd’hui dans les faits.

Il importe dès lors de faire en sorte que les équipements ou services permettant d’accéder à Internet fassent l’objet d’obligations renforcées afin de rendre plus systématique, simple et convivial l’usage par les parents des dispositifs de contrôle.

Tel est précisément l’objet de la présente proposition de loi.

Son article 1er prévoit ainsi l’obligation pour les fabricants d’installer un système de contrôle parental et de proposer à l’utilisateur son activation lors de la première mise en service de l’appareil. Le fabricant certifie qu’il a rempli son obligation, le distributeur ayant ensuite pour rôle de vérifier l’existence de ladite certification.

L’article 2 charge l’Agence nationale des fréquences (ANFR), déjà en charge du contrôle de la mise sur le marché des équipements, du contrôle du respect par le fabricant et le distributeur des obligations mentionnées à l’article précédent.

L’article 3 vise à harmoniser les fonctionnalités et les caractéristiques techniques des outils de contrôle parental aujourd’hui proposés par les fournisseurs d’accès à internet, afin de garantir un même standard de qualité à tous les foyers. Il est précisé que ces outils sont fournis à titre gratuit.

Article 1

La section 5 du chapitre II du titre IER du livre II du code des postes et des communications électroniques est complétée par un article L. 34‑9‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 3493. – Les équipements terminaux permettant l’accès à des services de communication au public en ligne sont équipés d’un dispositif aisément accessible permettant de restreindre ou de contrôler l’accès de personnes mineures à des services et contenus susceptibles de porter atteinte à leur intégrité morale ou physique, dont l’activation est proposée à l’utilisateur lors de leur première mise en service.

« Les fabricants s’assurent et certifient, lorsqu’ils mettent leurs terminaux sur le marché, qu’ils intègrent un tel dispositif.

« Les distributeurs vérifient que le produit est certifié par le fabricant conformément au deuxième alinéa du présent article.

« Les modalités d’application du présent article, y compris les fonctionnalités minimales et les caractéristiques techniques auxquelles le dispositif mentionné au premier alinéa répond, sont prévues par décret. »

Article 2

L’article L. 43 du code des postes et des communications électroniques est ainsi modifié :

1° À la fin du quatrième alinéa du I, les mots : « à l’article L. 34‑9 » sont remplacés par les mots « aux articles L. 34‑9 et L. 34‑9‑3. » ;

2° Au premier alinéa du II, les mots : « à l’article L. 34‑9 » sont remplacés par les mots : « aux articles L. 34‑9 et L. 34‑9‑3. » ;

3° Au premier alinéa et à la fin de l’avant‑dernier alinéa du II bis, les mots : « à l’article L. 34‑9 » sont remplacés par les mots : « aux articles L. 34‑9 et L. 34‑9‑3. ».

Article 3

Le premier alinéa de l’article 6 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est complété par les mots et une phrase ainsi rédigée : « sans surcoût. Un décret précise les fonctionnalités minimales et les caractéristiques techniques auxquelles ces moyens répondent. »

Article 4

La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

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