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Historique

8 nov. 2023 19:00 : Examen du texte

17 nov. 2023 - 27 nov. 2023 : 32 amendements en Commission des affaires sociales

30 nov. 2023 21:30 : Discussion
📜Proposition de loi visant à déconjugaliser l'allocation de soutien familial
Hadrien Clouet
13 oct. 2023

🖋️Amendements examinés : 39%
20 En attente9 Rejetés
3 Irrecevables
Liste des Amendements
Titre
🖋️En attente
Christine Le Nabour
27 nov. 2023

Rédiger ainsi le titre :

« visant à faciliter la fraude sociale aux dépens des parents isolés ». 

🖋️En attente
Christine Le Nabour
27 nov. 2023

Rédiger ainsi le titre :
 
« visant à démentir les rédacteurs de l’article L. 523-2 du code de la sécurité sociale ». 

🖋️En attente
Christine Le Nabour
27 nov. 2023

Rédiger ainsi le titre :
 
« visant à faire pardonner des votes passés en défaveur des familles monoparentales ». 


Article 1
🖋️En attente
Christine Loir
23 nov. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Katiana Levavasseur
24 nov. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Emmanuelle Ménard
27 nov. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Justine Gruet
27 nov. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Christine Loir
23 nov. 2023

Rédiger ainsi cet article :

« Au second alinéa de l’article L. 523‑2 du code de la sécurité sociale, les mots : « , conclut un pacte civil de solidarité ou vit en concubinage » sont remplacés par les mots : « ou conclut un pacte civil de solidarité ». »

🖋️En attente
Sarah Legrain
23 nov. 2023

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié : 

« 1° À la dernière phrase de l’article L. 262‑12, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« 2° Au VIII de l’article L. 542‑6, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant ».

« II. – Au d du 1° de l’article L. 841‑1 du code de la construction et de l’habitat, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant ».

« III. – Le code de la sécurité sociale est ainsi modifié : 

« 1° À la fin du 6° de l’article L. 511‑1, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« 2° L’article L. 523‑1 est ainsi modifié : 

« a) À la fin du premier alinéa du I, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« b) À la fin de la première phrase et aux deuxième et troisième phrases du 4° du même I, les trois occurrences des mots : « de soutien familial » sont remplacées par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« c) Au II, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« d) Au III, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« 3° Au second alinéa de l’article L. 523‑2, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« 4° L’article L. 552‑7 est ainsi modifié : 

« a) Au premier alinéa, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« b) Au troisième alinéa, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« 5° À la fin du dernier alinéa de l’article L. 553‑3, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« 6° À la fin du 1° du I de l’article L. 553‑4, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« 7° L’article L. 581‑2 est ainsi modifié :

« a) Au premier alinéa, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« b) À la fin de la seconde phrase du deuxième alinéa, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« c) À la première phrase du troisième alinéa, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« 8° Au premier alinéa de l’article L. 581‑3, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« 9° L’article L. 581‑4 est ainsi modifié : 

« a) À la fin de la première phrase du deuxième alinéa, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« b) Au troisième alinéa, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« 10° Au premier alinéa de l’article L. 581‑6, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

« 11° À l’article L. 755‑17, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant ». »

🖋️En attente
Arthur Delaporte
23 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le III de l’article L. 523‑1 du code de la sécurité sociale est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ces bénéficiaires sont systématiquement informés de l’existence de l’allocation de soutien familial dès lors qu’ils y sont éligibles. ».
 

🖋️En attente
Sébastien Peytavie
27 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le III de l’article L. 523‑1 du code de la sécurité sociale est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ces bénéficiaires sont systématiquement informés de l’existence de l’allocation de soutien familial dès lors qu’ils y sont éligibles. ».
 

🖋️En attente
Katiana Levavasseur
24 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le III de l’article L. 523‑1 du code de la sécurité sociale, est inséré un III bis ainsi rédigé :

« III bis. – L’organisme débiteur examine la possibilité pour le père, la mère ou la personne physique remplissant les conditions mentionnées au III de bénéficier de l’allocation de soutien familial et, le cas échéant, l’informe de ce droit. L’allocation est ensuite liquidée et servie sur demande expresse de l’intéressé. »

🖋️En attente
Sébastien Peytavie
27 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – À titre expérimental, pour une durée maximale de deux ans et dans cinq départements volontaires, la caisse nationale des allocations familiales informe systématiquement les bénéficiaires des prestations mentionnées à l’article L. 262‑2 du code de l’action sociale et des familles et à l’article L. 521‑1 du code de la sécurité sociale de l’existence de l’allocation mentionnée à l’article L. 523‑1 du même code dès lors qu’ils y sont éligibles.

II. – Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret.

III. – Au terme de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation. Ce rapport évalue l’évolution du taux de non-recours à l’allocation de soutien familial. 

🖋️En attente
Katiana Levavasseur
24 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Après le premier alinéa de l’article L. 523‑2 du code de la sécurité sociale, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le bénéfice de l’allocation de soutien familial est réservé aux père, mère ou personne physique mentionnés au premier alinéa dont au moins l’un d’eux est de nationalité française. »

II. – Le I du présent article entre en vigueur un an après la promulgation de la présente loi.

🖋️En attente
Sarah Legrain
23 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la possibilité de rendre automatique le versement de l’allocation de soutien familial dès le mois suivant l’éligibilité d’un bénéficiaire. Le rapport analyse les effets d’une mesure d’automaticité sur le non-recours à l’allocation de soutien familial.

🖋️En attente
Sarah Legrain
23 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le montant de l’allocation de soutien familial évaluant les bénéfices de son indexation sur l’inflation, sa revalorisation par enfant au niveau du taux plein réservé aux enfants recueillis et l’impact des délais de versement sur le niveau de vie des bénéficiaires.

🖋️En attente
Sarah Legrain
23 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les bénéfices en matière d’accès aux droits et de niveau de vie des enfants d’une révision du délai de passage obligatoire devant le juge des affaires familiales, pour les bénéficiaires de l’allocation de soutien familial recouvrable. Ce rapport évalue l’hypothèse d’une suppression pure et simple, d’un report à douze mois et d’un report à huit mois de ce délai.

🖋️En attente
Arthur Delaporte
23 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’opportunité et la faisabilité d’abroger la prise en compte de l’allocation de soutien familial comme ressource dans le calcul du montant du revenu de solidarité active.

🖋️En attente
Sébastien Peytavie
27 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’impact de la conjugalisation des aides sociales et de notre modèle fiscal sur les inégalités socio-économiques à l’encontre des femmes, en particulier des mères célibataires.

Il étudie la faisabilité d’une évolution de notre système socio-fiscal vers une individualisation, par défaut, de l’impôt sur le revenu et une déconjugalisation de l’intégralité des aides sociales et de l’opportunité d’un tel dispositif sur l’émancipation financière des femmes, indépendamment de leur situation conjugale.

🖋️En attente
Christine Le Nabour
27 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’offre de service « séparation » de la Caisse nationale des allocations familiales. Ce rapport évalue notamment l’impact de ce parcours sur l’accès aux droits de ses bénéficiaires, que ce soit en matière d’information ou d’amélioration des délais de traitement de leurs démarches.

🖋️Rejeté
Christine Loir
18 nov. 2023

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Christine Loir
18 nov. 2023

Rédiger ainsi cet article :

« Au dernier alinéa de l’article L. 523‑2 du code de la sécurité sociale, les mots : « , conclut un pacte civil de solidarité ou vit en concubinage » sont remplacés par les mots : « ou conclut un pacte civil de solidarité ». »

🖋️Irrecevable
Katiana Levavasseur
24 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Sarah Legrain
17 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Le code de la sécurité sociale est ainsi modifié : 

1° L’article L. 523‑1 est ainsi modifié : 

a) Au premier alinéa du I, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

b) Au 4° du même I, les quatre occurrences des mots : « de soutien familial » sont remplacées par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

c) Au II, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

d) Au III, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

2° Au dernier alinéa de l’article L. 523‑2, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

3° Au 6° de l’article L. 511‑1, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

4° L’article L. 552‑7 est ainsi modifié : 

a) Au premier alinéa, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

b) Au troisième alinéa, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

5° Au dernier alinéa de l’article L. 553‑3, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

6° Au 1° du I de l’article L. 553‑4, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

7° L’article L. 581‑2 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

b) À la seconde phrase du deuxième alinéa, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

c) À la première phrase du premier alinéa, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

8° Au premier alinéa de l’article L. 581‑3, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

9° L’article L. 581‑4 est ainsi modifié : 

a) les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

b) les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

10° Au premier alinéa de l’article L. 581‑6, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

11° À l’article L. 755‑17, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant ».

II. – Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié : 

1° À la dernière phrase de l’article L. 262‑12, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant » ;

2° Au VIII de l’article L. 542‑6, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant ».

III. – Au d du 1° de l’article L. 841‑1 du code de la construction et de l’habitat, les mots : « de soutien familial » sont remplacés par les mots : « d’entretien et d’éducation de l’enfant ».

🖋️Rejeté
Sébastien Peytavie
18 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le III de l’article L. 523‑1 du code de la sécurité sociale est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Ces bénéficiaires sont systématiquement informés de l’existence de l’allocation de soutien familial dès lors qu’ils y sont éligibles. »

🖋️Rejeté
Sébastien Peytavie
18 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – À titre expérimental, pour une durée maximale de deux ans et dans cinq départements volontaires, la caisse nationale des allocations familiales informe systématiquement les bénéficiaires des prestations mentionnées à l’article L. 262‑2 du code de l’action sociale et des familles et à l’article L. 521‑1 du code de la sécurité sociale de l’existence de l’allocation mentionnée à l’article L. 523‑1 du même code dès lors qu’ils y sont éligibles.

II. – Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret.

III. – Au terme de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation. Ce rapport évalue l’évolution du taux de non-recours à l’allocation de soutien familial. 

🖋️Rejeté
Sarah Legrain
17 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le montant de l’allocation de soutien familial évaluant les bénéfices de son indexation sur l’inflation, sa revalorisation par enfant au niveau du taux plein réservé aux enfants recueillis et l’impact des délais de versement sur le niveau de vie des bénéficiaires.

🖋️Rejeté
Sarah Legrain
17 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la possibilité de rendre automatique le versement de l’allocation de soutien familial dès le mois suivant l’éligibilité d’un bénéficiaire. Le rapport analyse les effets d’une mesure d’automaticité sur le non-recours à l’allocation de soutien familial.

🖋️Irrecevable
Christine Le Nabour
27 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Christine Le Nabour
27 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Sarah Legrain
17 nov. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les bénéfices en matière d’accès aux droits et de niveau de vie des enfants d’une révision du délai de passage obligatoire devant le juge des affaires familiales, pour les bénéficiaires de l’allocation de soutien familial recouvrable. Ce rapport évalue l’hypothèse d’une suppression pure et simple, d’un report à douze mois et d’un report à huit mois de ce délai.


Article 2
🖋️Rejeté
Sébastien Peytavie
17 nov. 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’impact de la conjugalisation des aides sociales et de notre modèle fiscal sur les inégalités socio-économiques à l’encontre des femmes, en particulier des mères célibataires.

Il étudie la faisabilité d’une évolution de notre système socio-fiscal vers une individualisation, par défaut, de l’impôt sur le revenu et une déconjugalisation de l’intégralité des aides sociales et de l’opportunité d’un tel dispositif sur l’émancipation financière des femmes, indépendamment de leur situation conjugale.

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 5min.

Mesdames, Messieurs,

Si l’urgence sociale est aujourd’hui ressentie dans tous les foyers, les familles monoparentales y sont particulièrement exposées. En France, une famille sur quatre est une famille monoparentale, soit 2 millions de foyers en 2020. Le nombre de parents isolés est en constante augmentation depuis plusieurs décennies. Pourtant, leur statut n’est assorti que de droits très parcellaires qui, s’ils ont le mérite d’exister, ne suffisent pas à leur garantir des conditions de vie dignes.

Les parents isolés doivent faire face à une convergence de défis sociaux. Les coûts et les exigences liés à la charge d’un ou plusieurs enfants ne sont pas partagés, mais assumés avec un seul revenu. Si ces besoins sont amenés à varier selon l’enfant, leurs poids sur une seule personne, avec un seul revenu dans le meilleur cas, est une situation particulièrement précaire : en 2019, le taux de pauvreté des familles monoparentales était de 19 %, soit plus de deux fois la moyenne nationale. Davantage représentées dans les derniers déciles, leur niveau de vie est en moyenne inférieur de 35 % par rapport aux familles avec deux parents (HCFEA, 2021).

Leur accès à l’emploi est particulièrement difficile : dans un tiers des familles monoparentales, le parent avec lequel l’enfant réside la plupart du temps n’a pas d’emploi. Parmi les parents isolés qui sont en emploi, 23 % sont à temps partiel, dont 40 % subi (OFCE, 2020). Le manque de ressources plonge 30 % de ces parents isolés dans la privation matérielle et sociale, contre 13 % pour l’ensemble de la population (Insee 2023). La question du logement est également très préoccupante : alors que les familles monoparentales ne représentent que 16 % des ménages de France hors Outre‑mer, 37 % d’entre elles logent dans le parc HLM.

La situation sociale de ces parents isolés s’est, qui plus est, très probablement aggravée depuis que les dernières études ont été conduites, considérant l’inflation record que nous connaissons aujourd’hui. Il est donc urgent d’adopter une politique sociale qui lutte contre la paupérisation des familles monoparentales.

Il est impossible de détacher de ces enjeux sociaux la question du respect des droits de l’enfant. Si ce sont les parents qui reçoivent les factures, les enfants en payent eux aussi le prix fort. L’Insee estime que 41 % des enfants de parents isolés vivent sous le seuil de pauvreté, contre 20,7 % des enfants dans l’ensemble de la population (chiffres de 2020). Cette rupture d’égalité a des conséquences concrètes et dramatiques sur la vie de ces enfants. Tout ce qui est nécessaire à leur développement et épanouissement n’est pas assuré. Par exemple, un quart des enfants de familles monoparentales vivent dans un logement considéré comme surpeuplé. Leur scolarité est également perturbée, avec 25 % d’entre eux qui ont redoublé au moins une fois en primaire.

Si les aides existent, celles‑ci sont souvent limitées dans le temps (RSA), ou conditionnées à la charge de plusieurs enfants (Allocations Familiales), mais systématiquement insuffisantes (demi‑part fiscale supplémentaire dans la déclaration de revenus). En outre, la disparition de l’Allocation de Parent Isolé (API) est emblématique du manque de considération par les pouvoirs publics du risque de précarité qui pèse sur ces enfants.

La seule allocation qui leur est aujourd’hui réservée est l’allocation de soutien familial (ASF). Créée en 1984, l’ASF a pour objectif d’aider à l’éducation d’enfants privés du soutien d’au moins un des parents. En 2022, cette allocation était versée à près de 800 000 familles. Son montant s’élève actuellement à 187,24€ par mois et par enfant à charge. L’ASF est essentielle à la survie de nombreux parents isolés. D’après l’enquête Revenus fiscaux et sociaux (ERFS) 2019 de l’Insee, les familles monoparentales les plus modestes perçoivent davantage l’ASF qu’une pension alimentaire. Pourtant, l’allocation cesse d’être due si le parent isolé se marie, se pacse ou vit en concubinage. Cette forme de conjugalisation est injuste, puisqu’ils et elles demeurent seul.es responsables parent de l’enfant. Elle pénalise financièrement l’amour, impliquant pour le parent seul de perdre près de 10 % de ses revenus s’il est rémunéré au SMIC et se déclare en couple. Elle reporte aussi les engagements vers le beau‑parent, dont on considère qu’il doit se substituer au parent absent pour subvenir aux besoins de l’enfant.

La question des familles monoparentales est par ailleurs éminemment féministe puisque 83 % des parents isolés sont des mères isolées. Les enjeux d’émancipation sociale autour des familles monoparentales sont connexes du manque persistant d’égalité entre les femmes et les hommes dans notre société. Ces personnes subissent tant les difficultés d’être isolées que celles d’être mères, ou simplement femmes.

Les indicateurs généraux montrent que leur niveau de vie moyen est inférieur de 20 % à celui des pères isolés. L’accès à l’emploi est encore plus compliqué avec 17,2 % des mères isolées au chômage, contre 8,3 % des mères vivant en couple. Lorsqu’elles travaillent, les mères isolées sont plus exposées aux temps partiels et aux contrats à durée déterminée (CDD). La charge d’un ou plusieurs enfants est d’autant plus complexe que ces mères l’assument seules, dans un pays où 160 000 femmes renoncent déjà à reprendre le travail pour s’occuper de leurs enfants, faute de solution de garde. L’origine sociale est un facteur d’inégalité supplémentaire, avec une surreprésentation des familles monoparentales dans les quartiers populaires, dont 40 % n’ont pas de crèches qui plus est.

Les mères isolées sont à l’intersection d’une multitude d’inégalités qui, en plus d’ajouter à la précarité, ajoutent aux épreuves sociales, salariales, financières et psychologiques auxquelles les parents sont par nature sujets. Les enfants subiront eux aussi la précarité, la privation, la discrimination et les risques psychologiques. Accompagner ces familles avec des politiques publiques fortes et protectrices permettrait alors de garantir un plus fort respect des droits de tous les enfants et de toutes les femmes, comme cette proposition tend à le faire en individualisant l’allocation de soutien familial (ASF).

L’article premier vise à individualiser l’allocation de soutien familial (ASF) pour assurer que son versement ne soit pas remis en cause si la situation conjugale de l’allocataire évolue. Aujourd’hui, une mère isolée qui se met en concubinage ou se pacse perd automatiquement son droit à l’ASF. Or, ce nouveau partenaire n’assumera pas nécessairement la charge financière et/ou éducative d’un enfant qui n’est pas le sien. Ce nouveau partenaire n’exerce pas d’autorité parentale et n’a légalement ni droits ni devoirs envers l’enfant. Le parent isolé demeure par conséquent seul responsable parental, mais amputé du soutien financier de l’ASF.

L’article 2 compense les charges induites par la présente proposition de loi.

Article 1er

Le dernier alinéa de l’article L. 523‑2 du code de la sécurité sociale est supprimé.

Article 2

La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du Titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🚀