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📜Proposition de loi visant à améliorer le traitement des maladies affectant les cultures végétales à l'aide d'aéronefs télépilotés
Jean-Luc Fugit
15 oct. 2024

🖋️Amendements examinés : 100%
19 Adoptés28 Rejetés
8 Non soutenus
3 Irrecevables
4 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Jean-Luc Fugit
24 nov. 2024

À l’alinéa 2, après la référence :

« I bis »

insérer les mots : 

« et du I ter »

🖋️Adopté
Jean-Luc Fugit
24 nov. 2024

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« En cas de »

Les mots :

« Pour lutter contre un ».

II. – En conséquence, au même alinéa, supprimer les mots :

« pour lutter contre ce danger ».

🖋️Adopté
Delphine Batho
19 nov. 2024

À l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« des personnes travaillant sur les parcelles à traiter, au moins, ou »,

les mots : 

« humaine et ».

🖋️Adopté
Mélanie Thomin
22 nov. 2024

À l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« des personnes travaillant sur les parcelles à traiter, au moins, ou »,

les mots : 

« humaine et ».

🖋️Adopté
David Taupiac
22 nov. 2024

 A l’alinéa 4, substituer au pourcentage : 

« 20 % »

le pourcentage : 

« 30 % ».

🖋️Adopté
Benoît Biteau
22 nov. 2024

 A l’alinéa 4, substituer au pourcentage : 

« 20 % »

le pourcentage : 

« 30 % ».

🖋️Adopté
Delphine Batho
19 nov. 2024

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :« Ces dispositions ne s’appliquent pas à moins d’une distance de 250 mètres des zones attenantes aux bâtiments habités ou régulièrement occupés ainsi qu’aux parties non bâties à usage d’agrément ou à usage professionnel contiguës à ces bâtiments. »

🖋️Adopté
Delphine Batho
19 nov. 2024

À l’alinéa 5, après le mot : 

« pris », 

insérer les mots :

 « après avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et ».

🖋️Adopté
Jean-Luc Fugit
24 nov. 2024

À l’alinéa 5, substituer au mot :

« concernées »

Les mots :

« représentant les exploitants et les salariés agricoles »

🖋️Adopté
Jean-Luc Fugit
24 nov. 2024

À l’alinéa 6, supprimer les mots :

« sans préjudice du I bis, ».

🖋️Adopté
Jean-Luc Fugit
24 nov. 2024

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« types de parcelles et de cultures autres que ceux mentionnés »

les mots :

« parcelles et des cultures autres que celles mentionnées »

🖋️Adopté
Delphine Batho
19 nov. 2024

À l’alinéa 6, substituer aux mots : 

« des personnes travaillant sur les parcelles à traiter, au moins, ou pour l’environnement », 

les mots : 

« humaine et l’environnement ».

🖋️Adopté
Mélanie Thomin
22 nov. 2024

À l’alinéa 6, substituer aux mots : 

« des personnes travaillant sur les parcelles à traiter, au moins, ou pour l’environnement », 

les mots : 

« humaine et l’environnement ».

🖋️Adopté
Delphine Batho
19 nov. 2024

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante :
 
« Ces dispositions ne s’appliquent pas sur les périmètres des espaces naturels définis aux titres II, III et IV du livre III du code de l’environnement. »

🖋️Adopté
Jean-Luc Fugit
26 nov. 2024

À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« peuvent être »

le mot :

« sont »

🖋️Adopté
David Taupiac
22 nov. 2024

Compléter l’alinéa 7 par les mots :

« pour une durée de trois ans ».

🖋️Adopté
Delphine Batho
19 nov. 2024

À l’alinéa 8, substituer aux mots : 

« des personnes travaillant sur les parcelles à traiter, au moins, ou »

les mots : 

« humaine et ». 

🖋️Adopté
Jean-Luc Fugit
26 nov. 2024

Rédiger ainsi l'alinéa 10 :

« Les évaluations sont présentées à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. »

🖋️Adopté
Jean-Luc Fugit
26 nov. 2024

Substituer aux alinéas 12 et 13 les deux alinéas suivants :

« 3° Un arrêté des ministres chargés de l’environnement, de l’agriculture et de la santé dresse la liste des types de parcelles ou des cultures pour lesquelles les résultats des essais mentionnés au 2° montrent que la pulvérisation par aéronef circulant sans personne à bord est susceptible de présenter des avantages manifestes pour la santé humaine et pour l’environnement.

« Pour les types de parcelles ou pour les cultures inscrits sur la liste mentionnée au premier alinéa du 3° du présent I ter, un programme d’application par aéronef circulant sans personne à bord peut être autorisé dans les conditions prévues au 2° du I bis. »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
19 nov. 2024

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Manon Meunier
22 nov. 2024

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Hervé de Lépinau
23 nov. 2024

Rédiger ainsi cet article :

« Le I de l’article L. 253‑8 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :

« I – Sous réserve du I bis, la pulvérisation aérienne des produits phytopharmaceutiques est interdite.

« I bis. – 1° En cas de danger sanitaire grave qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens, la pulvérisation aérienne de produits phytopharmaceutiques pour lutter contre ce danger peut être autorisée temporairement par arrêté conjoint des ministres chargés de l’environnement, de l’agriculture et de la santé.

« 2° Les programmes d’application par aéronef circulant sans personne à bord de produits phytopharmaceutiques peuvent être autorisés en France lorsqu’ils présentent des avantages manifestes pour la santé des personnes travaillant sur les parcelles à traiter, pour l’environnement, ou pour les deux, par rapport aux applications par voie terrestre, et dès lors qu’ils ont fait l’objet d’une évaluation favorable par l’autorité administrative compétente.

« Un arrêté des ministres chargés de l’environnement, de l’agriculture et de la santé, pris après consultation des organisations professionnelles et syndicales concernées, définit les conditions d’autorisation de ces programmes dans les conditions prévues à l’article 9 de la directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable.

« 3° Les programmes mentionnés au 2° peuvent être autorisés à titre d’essai.

« L’autorité administrative compétente autorise et évalue ces essais pour tous les produits phytopharmaceutiques autorisés, afin d’évaluer si leur application par aéronef circulant sans personne à bord répond aux conditions d’autorisation définitive prévues à l’article 9 de la directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable.

« Un décret définit les conditions d’autorisation et les modalités de réalisation de ces essais qui garantissent la démonstration des avantages manifestes mentionnés au 2° .

« 4° L’autorité administrative publie chaque année une liste des produits phytopharmaceutiques ayant fait l’objet des essais mentionnés au 3° et indique s’ils sont éligibles aux autorisations mentionnées au 2° . »

🖋️Non soutenu
André Chassaigne
22 nov. 2024

Rédiger ainsi cet article :

Après le I de l’article L. 253‑8 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un I bis ainsi rédigé :

« I bis Par dérogation au premier alinéa du I de l’article L. 253‑8 du code rural et de la pêche maritime, une expérimentation de l’utilisation des aéronefs télépilotés ou contrôlés par intelligence artificielle pour la pulvérisation aérienne de produits phytopharmaceutiques est menée, pour une période maximale de cinq ans à compter de la promulgation de la présente loi, sur des surfaces agricoles présentant une pente supérieure ou égale à 30 % ou dans le cadre d’une agriculture de précision sur des surfaces restreintes.

Les conditions et les modalités de cette expérimentation sont définies par un arrêté conjoint des ministres chargés de l’agriculture, de l’environnement et de la santé de manière à garantir l’absence de risque inacceptable pour la santé et l’environnement.

Cette expérimentation fait l’objet d’une évaluation par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, visant à déterminer les bénéfices liés à l’utilisation de drones pour l’application de produits phytopharmaceutiques en matière de réduction des risques pour la santé et l’environnement. »

🖋️Rejeté
Mélanie Thomin
22 nov. 2024

Rédiger ainsi cet article :

« Une expérimentation de l’utilisation des aéronefs télépilotés pour la pulvérisation aérienne de produits phytopharmaceutiques sera menée sur des surfaces agricoles plantées en vigne et présentant une pente supérieure ou égale à 30 %, pour une période maximale de trois ans, en dérogation au premier alinéa de l’article L. 253‑8 du code rural et de la pêche maritime. Ces expérimentations, qui feront l’objet d’une évaluation par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, viseront à déterminer les bénéfices liés à l’utilisation de drones pour l’application de produits phytopharmaceutiques en matière de réduction des risques pour la santé et l’environnement.

« Les conditions et modalités de ces expérimentations seront définies par arrêté conjoint des ministres chargés de l’environnement, de l’agriculture et de la santé, de manière à garantir l’absence de risque inacceptable pour la santé et l’environnement. »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
19 nov. 2024

I. – À l’alinéa 2, supprimer les mots : 

« Sous réserve du I bis ».

II. – Supprimer les alinéas 3 à 13. 

🖋️Rejeté
Delphine Batho
19 nov. 2024

Compléter l’alinéa 3 par les mots : 

« dans le respect des conditions prévues à l’article 9 de la directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable ».

🖋️Rejeté
Delphine Batho
19 nov. 2024

Compléter l’alinéa 3 par les mots : 

« , après avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. »

🖋️Rejeté
Hervé de Lépinau
23 nov. 2024

À l’alinéa 4, supprimer les mots :

« de biocontrôle mentionnés à l’article L. 253‑6 et figurant sur la liste mentionnée au IV de l’article L. 253‑7, de produits autorisés en agriculture biologique et de produits à faible risque au sens de l’article 47 du règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE du Conseil ».

🖋️Rejeté
Delphine Batho
19 nov. 2024

À l’alinéa 4, après le mot :

« autorisés », 

insérer les mots : 

« lorsqu’il n’y a pas d’autre solution viable et »

🖋️Rejeté
Jean-Luc Fugit
26 nov. 2024

I. – À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« des personnes travaillant sur les parcelles à traiter, au moins, ou pour l’environnement »

les mots :

« et pour l’environnement, notamment pour la santé des personnes travaillant sur les parcelles à traiter ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 6 et 8.

🖋️Rejeté
Jean-Luc Fugit
26 nov. 2024

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« présentant »

le mot :

« comportant »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
19 nov. 2024

Supprimer les alinéas 6 à 13. 

🖋️Rejeté
Mélanie Thomin
22 nov. 2024

Supprimer les alinéas 6 à 13. 

🖋️Rejeté
David Taupiac
22 nov. 2024

À l’alinéa 6, après la deuxième occurrence de la référence : 

« I bis »

Insérer les mots : 

« faisant face à des contraintes d’accès par voie terrestre ».

🖋️Non soutenu
André Chassaigne
22 nov. 2024

À l’alinéa 6, supprimer les mots :

« des personnes travaillant sur les parcelles à traiter, au moins »

🖋️Non soutenu
André Chassaigne
22 nov. 2024

À l’alinéa 6, substituer au mot : 

« ou » 

le mot : 

« et ».

🖋️Rejeté
Delphine Batho
19 nov. 2024

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante : 

« Ces programmes ne s’appliquent pas à moins d’une distance de 250 mètres des zones attenantes aux bâtiments habités ou régulièrement occupés ainsi qu’aux parties non bâties à usage d’agrément ou à usage professionnel contiguës à ces bâtiments. »

🖋️Rejeté
Hervé de Lépinau
23 nov. 2024

Compléter l’alinéa 7 par les mots : 

« pour tous les produits phytopharmaceutiques autorisés en France ».

🖋️Non soutenu
André Chassaigne
22 nov. 2024

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« déterminer, pour un type de parcelles ou de cultures, les avantages de la pulvérisation »

les mots :

« caractériser, pour un type de parcelle ou de culture, les bénéfices et les risques de l’application de produits phytopharmaceutiques ».

🖋️Rejeté
Hervé de Lépinau
23 nov. 2024

À l’alinéa 8, substituer aux mots : 

« un type de parcelles ou de cultures »,

les mots :

« tous les produits phytopharmaceutiques autorisés et pour tous les types de parcelles ou de cultures ».

🖋️Non soutenu
André Chassaigne
22 nov. 2024

À l’alinéa 8, supprimer les mots :

« des personnes travaillant sur les parcelles à traiter, au moins, »

🖋️Non soutenu
André Chassaigne
22 nov. 2024

À l’alinéa 8, substituer au mot : 

« ou »

le mot : 

« et ».

🖋️Rejeté
Hervé de Lépinau
23 nov. 2024

À l’alinéa 9, substituer aux mots : 

« l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail »,

les mots :

« l’autorité administrative compétente. »

🖋️Rejeté
David Taupiac
22 nov. 2024

Compléter l’alinéa 9 par la phrase suivante :

« Elle vérifie que les programmes mentionnés au 1° ne conduisent pas à une augmentation des quantités pulvérisées de produits phytopharmaceutiques par rapport à une application par voie terrestre. »

🖋️Rejeté
Jean-Luc Fugit
24 nov. 2024

À l’alinéa 11, substituer aux mots :

« qui garantissent la démonstration des avantages de la pulvérisation par aéronef circulant sans personne à bord et la prévention des risques pour la santé et l’environnement »

Les mots :

« ainsi que les modalités de transmission de leurs résultats à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail »

🖋️Non soutenu
André Chassaigne
22 nov. 2024

I. – À l’alinéa 11, substituer aux mots :

« garantissent la démonstration des avantages »

les mots :

« caractérisent les bénéfices et les risques »

II. – Après le mot :

« bord »

rédiger ainsi la fin du même alinéa :

« sur la santé et l’environnement »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
19 nov. 2024

I. – À l’alinéa 11, après le mot : 

« garantissent », 

insérer les mots : 

« de l’absence d’autre solution viable et ».

II. – Au même alinéa, substituer aux mots : 

« la prévention des risques »,

les mots : 

« l’absence d’incidence ».

🖋️Rejeté
Mélanie Thomin
22 nov. 2024

Compléter l’alinéa 11 par la phrase suivante : 

« Ces essais visent à garantir une réduction de 50 % de l’usage de produits phytopharmaceutiques d’ici 2030 conformément à la stratégie Ecophyto 2030. »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
19 nov. 2024

Supprimer les alinéas 12 et 13.

🖋️Non soutenu
André Chassaigne
22 nov. 2024

Supprimer les alinéas 12 et 13.

🖋️Irrecevable
Delphine Batho
19 nov. 2024

Compléter cet article par les trois alinéas suivants :« II – Le IV de l’article L. 253‑8 du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :1° Après le mot : « précitée, », sont insérés les mots : « ainsi que la production, le stockage et la circulation de ces substances actives non approuvées, » ;2° À la fin, est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Il en va de même des substances et des produits phytopharmaceutiques contenant des substances dont les autorisations, au titre du même règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE du Conseil, ont expiré ».

🖋️Rejeté
Benoît Biteau
22 nov. 2024

Compléter cet article par l'alinéa suivant : « La pérennisation des dispositions du présent article est subordonnée à la réalisation, dans un délai de deux ans, d’études supplémentaires par l’ANSES et l’ADEME. Ces études devront compléter le rapport de l’ANSES du 1er juillet 2022 afin de combler les lacunes identifiées et de permettre une évaluation complète des impacts environnementaux et sanitaires de cette pratique. Elles devront notamment se concentrer sur la dérive aérienne, la contamination des sédiments, l’exposition des travailleurs et des riverains, et comparer l’efficacité de l’épandage par aéronefs sans pilote avec les méthodes terrestres, en prenant en compte les conditions biologiques, climatiques, topographiques et végétatives. »

🖋️Irrecevable
Delphine Batho
19 nov. 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le second alinéa du 7° du II de l’article L. 211‑3 du code de l’environnement, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Au plus tard le 1er janvier 2025, les surfaces agricoles situées dans le périmètre de ces zones sont exploitées selon le mode de production biologique, au sens de l’article L. 641‑13 du code rural et de la pêche maritime, ou de conversion vers ce mode de production. »

🖋️Irrecevable
Delphine Batho
19 nov. 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Les articles 1 et 2 de la loi n° 2020-1578 du 14 décembre 2020 relative aux conditions de mise sur le marché de certains produits phytopharmaceutiques en cas de danger sanitaire pour les betteraves sucrières sont abrogés.

🖋️Rejeté
Hervé de Lépinau
23 nov. 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport étudiant l’opportunité d’étendre à l’ensemble des produits phytopharmaceutiques autorisés, le dispositif prévu à l’article 1er.

🖋️Rejeté
Hervé de Lépinau
23 nov. 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport étudiant l’efficacité de l’ANSES en matière d’évaluation des essais de programmes d’application par aéronef circulant sans personne à bord et d’autorisation de produits phytopharmaceutiques.

🖋️Rejeté
Hervé de Lépinau
23 nov. 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif à l’impact financier de l’équipement d’aéronefs sans pilote à bord sur la situation des exploitations agricoles concernées.

🖋️Tombé
Delphine Batho
19 nov. 2024

À l’alinéa 4, substituer à la première occurrence du mot : 

« ou », 

le mot :

« et ».

🖋️Tombé
Delphine Batho
19 nov. 2024

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :
 
« Ces dispositions ne s’appliquent pas sur les périmètres des espaces naturels définis aux titres II, III et IV du livre III du code de l’environnement. »

🖋️Tombé
Mélanie Thomin
22 nov. 2024

Rédiger ainsi l’alinéa 12 : 

« 3° Lorsque les résultats des essais mentionnés au 2° garantissent d’une part une réduction de 50 % de l’usage de produits phytopharmaceutiques d’ici 2030 conformément à la stratégie Ecophyto 2030 et montrent d’autre part, selon des critères définis par décret, que, pour le type de parcelles ou de cultures concerné par ces essais, la pulvérisation par aéronef circulant sans personne à bord est susceptible de présenter des avantages manifestes pour la santé des personnes travaillant sur les parcelles à traiter et pour la préservation de l’environnement, ce type de parcelles ou de cultures est inscrit, par arrêté des ministres chargés de l’environnement, de l’agriculture et de la santé, après avis public rendu par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, sur la liste des cas pouvant autoriser les programmes d’application mentionnés au 1° . »

🖋️Tombé
Delphine Batho
19 nov. 2024

À l’alinéa 12, substituer aux mots : 

« des personnes travaillant sur les parcelles à traiter, au moins, ou pour l’environnement », 

les mots : 

« humaine et l’environnement ».


Article 2
🖋️Rejeté
Delphine Batho
19 nov. 2024

Supprimer cet article.

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 4min.

Mesdames, Messieurs,

L’article 82 de la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (loi dite « Egalim » 1) a introduit, en son article 82, la possibilité de déroger au premier alinéa du I de l’article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime afin d’expérimenter, pour une durée de trois ans, la pulvérisation aérienne de produits autorisés en agriculture biologique ou dans le cadre d’une exploitation faisant l’objet d’une certification du plus haut niveau d’exigence environnementale mentionnée à l’article L. 611-6 du même code par le biais d’aéronefs télépilotés (en d’autres termes des drones).

Il était prévu que cette expérimentation puisse se faire uniquement sur des surfaces agricoles présentant une pente supérieure ou égale à 30 %, ce qui concerne essentiellement certains vignobles d’Alsace ou de la vallée du Rhône, des bananeraies et certains vergers (accueillant principalement des pommiers), cette expérimentation ayant vocation à faire l’objet d’une évaluation par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Mise en œuvre par un arrêté du 26 août 2019 ([1]), cette expérimentation a fait l’objet d’un rapport favorable de la part de l’ANSES du 1er juillet 2022 ([2]), l’agence ayant conclu au fait que le recours à des drones de pulvérisation s’avérait être une alternative susceptible de présenter de multiples avantages par rapport à la pulvérisation terrestre sur des parcelles à forte déclivité (lesquelles présentent de multiples risques tenant aux contraintes techniques, au tassement du sol, à l’exposition des opérateurs…). Un autre rapport portant sur le traitement par drones de bananeraies en Martinique, rendu à la même époque cette fois-ci par l’Institut national de la recherche agronomique (INRAE), a également conclu au fait que la pulvérisation par drone était plus efficace pour atteindre les feuilles des bananiers les plus proches du sol et que l’efficacité du traitement ainsi dispensé était meilleure que celle par atomiseur à dos d’homme ([3]).

Dans ces différents rapports, il est prouvé que, autant sur culture de vignes que sur celles des bananeraies, la pulvérisation par drone apportait une performance non négligeable quant à la diminution et la maîtrise des quantités utilisées de produits. Ces études prouvent aussi que la précision de pulvérisation par drone permet de diminuer significativement la quantité de produits rejetés dans l’environnement, ce qui démontre que la pulvérisation par drone est un outil en mesure de participer à la préservation du climat car elle est plus respectueuse de l’environnement.

Outre la préservation de l’environnement, la pulvérisation par drone a l’avantage de soulager de manière importante le travail des employés agricoles, lesquels devant travailler sur des pentes parfois dangereuses lorsque l’épandage s’effectue manuellement. Au-delà des questions de praticité liées au travail agricole, cette technique permet de limiter grandement les risques d’exposition des employés au produit. Ainsi, selon le rapport de l’Anses ([4]) les résultats montrent que l’exposition des employés utilisant un drone est environ 200 fois plus faible qu’un opérateur avec un matériel manuel.

Ainsi, puisque les multiples avantages de la pulvérisation par drone sont aujourd’hui avérés, une extension de ce procédé semble faire désormais l’objet d’un accueil des plus favorables.

Dans sa communication sur sa « Stratégie Drone 2.0 » ([5]) du 29 novembre 2022, la Commission européenne a elle-même souligné que l’utilisation de drones en agriculture était de plus en plus fréquente et source d’opportunités. Par ailleurs, plusieurs pays de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen ont d’ores et déjà recours à des drones pour l’épandage de produits phytosanitaires. Ainsi, l’Office fédéral allemand de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire (BVL) a autorisé, au mois de juillet 2021, l’utilisation de drones pour l’épandage effectué sur les vignes cultivées sur des terrains en forte pente ([6]). La Suisse, par la voie de son Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), a elle aussi récemment mis en exergue tous les avantages, y compris environnementaux, de cet « épandage aérien intelligent » ([7]). De leur côté, et pour ne prendre qu’un dernier exemple, la Belgique et le Luxembourg ont également adopté des réglementations spécifiques relatives à l’épandage de produits phytopharmaceutiques par drone, l’usage de drones permettant par ailleurs de mieux surveiller les cultures, de mesurer plus précisément le degré d’hygrométrie des terres…

À l’heure où son potentiel agricole ne cesse de décliner (bien que toujours première puissance agricole européenne, la France est passée du deuxième au cinquième rang des exportateurs mondiaux en vingt ans) ([8]), notre pays ne peut ignorer plus longtemps cette technologie et doit donc s’engager résolument dans cette voie dont les aspects positifs sont aujourd’hui reconnus par tous les acteurs. Tel est l’objet de la présente proposition de loi.

Ainsi, l’article 1er adapte le régime applicable à la pulvérisation aérienne de produits phytopharmaceutiques par aéronefs sans pilotes à bord (drones). A cet effet, il permet, dans le cadre déterminé par la directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009, d’autoriser le recours à des drones en vue du traitement des vignes en pente, des bananeraies et des vignes-mères de porte-greffes conduites au sol, pour certains produits à faible risque ou autorisés en agriculture biologique, lorsque celui-ci présente des avantages manifestes pour la santé humaine et l’environnement par rapport aux applications terrestres.

Cet article permet également la mise en œuvre de programmes de pulvérisation par drones des mêmes produits sur d’autres types de parcelles et de cultures, dans le cadre d’essais dont les conditions de réalisation garantissent l’absence de risque inacceptable pour la santé et l’environnement, et les conditions dans lesquelles de tels programmes, après évaluation des résultats de ces essais par l’ANSES, seront susceptibles d’être autorisés en dehors de ce cadre pour certains types de parcelles ou de cultures lorsqu’ils présentent des avantages manifestes pour la santé humaine et l’environnement par rapport aux applications terrestres.

Notes

([1]) Arrêté du 26 août 2019 relatif à la mise en œuvre d'une expérimentation de l'utilisation d'aéronefs télépilotés pour la pulvérisation de produits phytopharmaceutiques

([2]) Note d’appui scientifique et technique du 1er juillet 2022 de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relative à « l'expérimentation de l'utilisation de drones pour la pulvérisation de produits phytopharmaceutiques» (publiée le 14 octobre 2022)

([3]) INRAE : « Rapport sur les performances du traitement en bananeraie de forte pente – Octobre 2020, Martinique », not. Pp. 26 s.

([4]) Note d’appui scientifique et technique du 1er juillet 2022, Op. Cit

([5]) Communication from the Commission to the european Parliament, the Council, the european economic and social Committe and the Committe of the regions : ‘A Drone Strategy 2.0 for a Smart and Sustainable Unmanned Aircraft Eco-System in Europe’ (not. Points 12 s.)

([6]) https://magazine-fr.wein.plus/news/la-protection-des-plantes-par-drone-autorisee-pour-la-premiere-fois-en-allemagne-les-vehicules-aeriens-sans-pilote-peuvent-pulveriser-des-produits-sur-les-terrains-en-forte-pente

([7]) « Épandage aérien intelligent », note du 24 mars 2022

([8]) Laurent DUPLOMB, Pierre LOUAULT, Serge MÉRILLOU : Rapport d’information n° 905 du 28 septembre 2022 fait au nom de la commission des affaires économiques du Sénat sur la compétitivité de la Ferme France, p. 15

Article 1

Le I de l’article L. 253‑8 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :

« I. – Sous réserve du I bis, la pulvérisation aérienne des produits phytopharmaceutiques est interdite.

« I bis. –  En cas de danger sanitaire grave qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens, la pulvérisation aérienne de produits phytopharmaceutiques pour lutter contre ce danger peut être autorisée temporairement par arrêté conjoint des ministres chargés de l’environnement, de l’agriculture et de la santé.

«  Les programmes d’application par aéronef circulant sans personne à bord de produits phytopharmaceutiques de biocontrôle mentionnés à l’article L. 253‑6 et figurant sur la liste mentionnée au IV de l’article L. 253‑7, de produits autorisés en agriculture biologique et de produits à faible risque au sens de l’article 47 du règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CEE et 91/414/CEE du Conseil peuvent être autorisés, lorsqu’ils présentent des avantages manifestes pour la santé des personnes travaillant sur les parcelles à traiter, au moins, ou pour l’environnement par rapport aux applications par voie terrestre, sur les parcelles agricoles présentant une pente supérieure ou égale à 20 %, les bananeraies et les vignes mères de porte‑greffes conduites au sol.

« Un arrêté des ministres chargés de l’environnement, de l’agriculture et de la santé, pris après consultation des organisations professionnelles et syndicales concernées, définit les conditions d’autorisation de ces programmes dans les conditions prévues à l’article 9 de la directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable.

« I ter. –  Par dérogation au I, sans préjudice du I bis, des programmes d’application par aéronef circulant sans personne à bord de produits mentionnés au 2° du I bis peuvent être autorisés, dans les conditions fixées aux 2° et 3° du présent I ter, sur des types de parcelles et de cultures autres que ceux mentionnés au 2° du I bis, lorsqu’ils présentent des avantages manifestes pour la santé des personnes travaillant sur les parcelles à traiter, au moins, ou pour l’environnement par rapport aux applications par voie terrestre.

«  Les programmes mentionnés au 1° peuvent être autorisés à titre d’essai.

« Les essais visent à déterminer, pour un type de parcelles ou de cultures, les avantages de la pulvérisation par aéronef circulant sans personne à bord pour la santé des personnes travaillant sur les parcelles à traiter, au moins, ou pour l’environnement par rapport aux applications par voie terrestre.

« Leurs résultats sont évalués par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

« Chaque année pendant trois ans, un bilan de ces évaluations est présenté devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. 

« Un décret définit les conditions d’autorisation et modalités de réalisation de ces essais qui garantissent la démonstration des avantages de la pulvérisation par aéronef circulant sans personne à bord et la prévention des risques pour la santé et l’environnement.

« 3° Lorsque les résultats des essais mentionnés au 2° montrent, selon des critères définis par décret, que, pour le type de parcelles ou de cultures concerné par ces essais, la pulvérisation par aéronef circulant sans personne à bord est susceptible de présenter des avantages manifestes pour la santé des personnes travaillant sur les parcelles à traiter, au moins, ou pour l’environnement, ce type de parcelles ou de cultures est inscrit, par arrêté des ministres chargés de l’environnement, de l’agriculture et de la santé, sur la liste des cas pouvant autoriser les programmes d’application mentionnés au 1°. 

« Un arrêté des ministres chargés de l’environnement, de l’agriculture et de la santé, pris après consultation des organisations professionnelles et syndicales concernées, définit les conditions d’autorisation des programmes concernant ces parcelles ou cultures dans les conditions prévues à l’article 9 de la directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable. »

Article 2

La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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