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Historique
16 sept. 2025 : Confiée à Commission des affaires sociales

À venir
27 janv. 2026 15:00 : Discussion
27 janv. 2026 21:30 : Discussion

28 janv. 2026 14:00 : Discussion
28 janv. 2026 21:30 : Discussion

29 janv. 2026 09:00 : Discussion
29 janv. 2026 15:00 : Discussion
29 janv. 2026 21:30 : Discussion

3 févr. 2026 15:00 : Discussion
3 févr. 2026 21:30 : Discussion

4 févr. 2026 14:00 : Discussion
4 févr. 2026 21:30 : Discussion

5 févr. 2026 09:00 : Discussion
5 févr. 2026 15:00 : Discussion
5 févr. 2026 21:30 : Discussion
📜Proposition de loi visant à garantir la gratuité des parkings des hôpitaux publics pour les patients, les visiteurs et les personnels sur leur temps de travail
Stéphane Hablot
89 cosignataires16 sept. 2025

🖋️Amendements examinés : 100%
8 Adoptés7 Irrecevables
4 Rejetés
1 Non soutenus
10 Retirés
8 Tombés
Liste des Amendements
Article 1

I. – À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« hôpitaux publics »

les mots :

« établissements publics de santé définis à l’article L. 6141‑1 du présent code qui disposent d’un parc de stationnement ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 5, substituer aux mots :

« hôpital public »

les mots :

« établissement public de santé ».

À la fin de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« les patients accueillis, leurs visiteurs, et leurs personnels »

les mots :

« leur personnel ainsi que pour les patients et leurs visiteurs ».

I. – Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Les proches aidants mentionnés à l’article L. 113‑1‑3 du code de l’action sociale et des familles, lorsqu’ils interviennent en cette qualité, les représentants légaux ou les titulaires de l’autorité parentale si le patient est mineur, et les personnes qui se substituent au transport sanitaire pris en charge par l’assurance maladie, bénéficient de la gratuité du stationnement pendant toute la durée de la prise en charge médicale du patient. »

II. – En conséquence, compléter cet article par l'alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

I. – À l’alinéa 4, substituer à la première occurrence du mot :

« de »

les mots :

« d’au moins ».

II. – Compléter cet article par l'alinéa suivant : 

« II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

I. – Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante : 

« Au delà d’une durée de stationnement de deux heures par jour, le prix de la journée ne peut excéder quinze euros par jour et le prix d’un abonnement mensuel ne peut excéder cent euros par mois. »

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 6.

À l’alinéa 5, après le mot :

« hospitalier »

insérer les mots :

« , sur les emplacements qui leur sont consacrés ». 

Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La Nation se fixe pour objectif de mettre fin aux restes à charge invisibles de la santé.

I. – Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante : 

« Les personnes mentionnées à l’article L. 113‑1‑3 du code de l’action sociale et des familles bénéficient, lorsqu’elles interviennent en qualité de proches aidants, de la gratuité du stationnement pendant toute la durée de la prise en charge médicale du patient. » 

II. – Compléter cet article par l'alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

A l'alinéa 3, après le mot : "patients", insérer les mots : ", et leurs représentants légaux s'ils sont mineurs,". 

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant : 

« Les personnes qui accompagnent un patient pour les besoins de sa prise en charge médicale au sein de l’établissement bénéficient également de la gratuité du stationnement, notamment lorsque cet accompagnement se substitue au recours à un transport sanitaire pris en charge par l’assurance maladie. »

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant : 

« Lorsque le patient pris en charge est mineur, la gratuité du stationnement est également applicable aux personnes investies de l’autorité parentale ou exerçant une mesure de représentation légale à son égard, pendant la durée de la prise en charge médicale. »

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« de deux heures de stationnement gratuit par jour »

les mots : 

« d’une durée minimale de stationnement gratuit par jour, déterminée par décret, qui tient compte de la nature et de la durée de la prise en charge médicale ».

I. – Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« Les personnes qui accompagnent un patient pour les besoins de sa prise en charge médicale au sein de l’établissement bénéficient de 4 heures de stationnement gratuit par jour. »

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante :

« Pour l’accompagnant, au‑delà d’une durée de stationnement de 4 heures par jour, le prix de la journée ne peut excéder 10 euros par jour et le prix d’un abonnement mensuel ne peut excéder 50 euros par mois. »

À l’alinéa 5, après le mot :

« hospitalier »,

insérer les mots : 

« , dans des conditions définies par décret ».

Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 1112‑3‑1 du code de la santé publique, il est inséré un article L. 1112‑3-2 ainsi rédigé : 

« Art. L. 1112‑3-2. – Les établissements publics de santé qui mettent à disposition des aires de stationnement gratuites en application de l’article L. 1112‑3-1 mettent en œuvre une procédure de contrôle destinée à vérifier que le bénéfice de la gratuité est réservé aux patients, aux usagers et aux visiteurs ayant effectivement recours aux services de l’établissement.

« Les modalités d’application du présent article sont définies par décret. »

I. – Supprimer les alinéas 3 à 6.

II. – Compléter cet article avec l'alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️ • Tombé
Thibault Bazin
17 janv. 2026

 Substituer aux alinéas 4 à 6 les six alinéas suivants :

« L’ensemble du personnel hospitalier, quel que soit le statut et la fonction de chacun, interne et externe, bénéficie d’un tarif de stationnement préférentiel.

« Les visiteurs des patients hospitalisés, proches ou aidants, bénéficient d’un tarif de stationnement progressif ou dégressif selon la durée de stationnement. Un tarif journalier et un abonnement mensuel soumis à plafonnement leur sont proposés. 

« Les séjours longs, lourds ou caractérisés par des soins d’urgence font l’objet de tarifs dérogatoires spécifiques et adaptés à destination des visiteurs des patients hospitalisés. 

« Art. L. 1112‑3‑2. – Une charte nationale opposable aux établissements publics de santé définis à l’article L. 6141‑1 est élaborée en concertation avec les directions d’établissement, les associations de patients, les gestionnaires de parkings et les collectivités territoriales concernées. 

« Elle précise les modalités d’application et fixe les différents tarifs de stationnement et plafonds de chacune des dispositions prévues à l’article L. 1112‑3‑1, en tenant compte la diversité des situations locales et des impératifs d’accessibilité, de solidarité et de viabilité économique. 

« Dans les six mois suivant la promulgation de la présente loi, la charte est publiée et réputée opposable. Elle est ensuite révisée annuellement. »


Article 2

Rédiger ainsi cet article : 

« I. – Les établissements publics de santé peuvent déroger à l’article L. 1112‑3‑1 du code de la santé publique pour une durée maximale de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi. À l’expiration de ce délai, leur financement est réduit, de manière graduée et proportionnée, en tenant compte de la gravité des manquements et des raisons ayant conduit l’établissement à ne pas se conformer à la présente loi, selon des modalités définies par décret.

« II. – Les établissements publics de santé pour lesquels la mise en conformité au même article L. 1112‑3‑1 entraine une charge ou une perte de recettes perçoivent un financement compensatoire, selon des modalités définies annuellement par décret.

« III. – Pour se conformer à la présente loi, les établissements publics de santé sont tenus, dans un délai de six mois à compter de sa promulgation, d’engager une négociation avec leur cocontractant. Cette mise en conformité est justifiée par un motif d’intérêt général impérieux et ne peut donner lieu à aucune indemnité.

« IV. – Tout contrat de délégation de service public ou toute convention lié à la gestion de parcs de stationnement dans les établissements publics de santé conclu après la promulgation de la présente loi intègre les obligations prévues audit article L. 1112‑3‑1. »

Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant :

« Les établissements ayant une ou plusieurs conventions en cours au jour de la promulgation de la loi n°       du       , assurent, jusqu’au terme desdites conventions, un nombre suffisant et raisonnable de places gratuites à destination des patients, visiteurs et des agents de l’hôpital. »

Substituer aux alinéas 2 à 12 les deux alinéas suivants :

« Art. L. 174‑4‑1. – Lorsqu’il existe un contrat de délégation ou toute autre convention de gestion des parkings des établissements publics de santé, le coût de la gratuité du stationnement mentionné à l’article L. 1112‑3-1 du code de la santé publique est entièrement pris en charge par les personnes morales de droit privé à but lucratif. Aucune compensation ou indemnité ne peut être versée au titre du principe de gratuité du stationnement par l’établissement public de santé.

« Les contrats en cours au jour de la promulgation de la loi n°     du       sont mis en conformité avec la loi dans un délai d’un an. Cette adaptation est justifiée par un motif d’intérêt général impérieux et ne peut constituer un motif de résiliation. Aucune indemnité ne peut être exigée du fait de la mise en conformité prévue à l’article L. 1112‑3-1 du code de la santé publique. »

🖋️ • Tombé
Thibault Bazin
17 janv. 2026

I. – À la fin de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« au principe général de gratuité »

les mots :

« aux dispositions de l’article L. 1112‑3‑1 du présent code. ». 

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 9 par les mots : « selon des modalités précisées par décret en Conseil d’État. Ce décret fixe des pénalités graduées, proportionnées à la gravité des manquements et aux raisons ayant conduit l’établissement à ne pas se conformer aux dispositions de la présente loi. ». 


Article 3
🖋️ • Adopté
Sandrine Nosbé
16 janv. 2026

Rédiger ainsi cet article :

« Dans un délai d’un an à compter de la publication de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le coût réel du stationnement au sein des établissements publics de santé.

« Ce rapport propose notamment un plan d’internalisation de la gestion du stationnement ainsi qu’une interdiction de délégation de ce service. À ce titre, le rapport évaluera le coût de la résiliation législative de l’ensemble des conventions en cours ainsi que le coût de la gratuité totale des parkings des établissements publics de santé. »

🖋️ • Rejeté
Hendrik Davi
16 janv. 2026
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Dans un délai de quatre mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport portant sur l’évolution, depuis 2004, du patrimoine immobilier des établissements publics de santé et de sa mobilisation à des fins de stationnement des véhicules. Ce rapport analyse en particulier :

– L’évolution des surfaces et infrastructures de stationnement, leur mode de gestion et, le cas échéant, leur délégation à des opérateurs du secteur lucratif ;

– Les modalités juridiques, financières et contractuelles de ces délégations, ainsi que leurs incidences sur les recettes annexes des établissements publics de santé ;

– Les moyens humains et techniques déployés par l’administration centrale du ministère chargé de la santé et par ses services déconcentrés, notamment les agences régionales de santé, pour assurer le contrôle de légalité, le suivi budgétaire et l’accompagnement des établissements en matière de gestion du stationnement, ainsi que la coordination avec les autres administrations concernées ;

– L’articulation entre ces recettes annexes et le pilotage budgétaire des établissements publics de santé, notamment au regard des ressources allouées par l’assurance maladie, en particulier dans le cadre de la tarification à l’activité instituée par la loi n° 2003‑1199 du 18 décembre 2003 de financement de la sécurité sociale pour 2004.

Le rapport examine enfin dans quelle mesure les évolutions constatées traduisent une modification du rôle de l’État en matière de stratégie immobilière hospitalière et d’accompagnement des établissements et en évalue les conséquences sur l’autonomie de gestion des hôpitaux et sur l’accès aux soins.

🖋️ • Rejeté
Hendrik Davi
16 janv. 2026
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport comprenant un chiffrage consolidé sur : 

– Les recettes accessoires actuelles issues du stationnement dans les hôpitaux ; 

– Les coûts de gestion et de maintenance ;

– Les coûts potentiels d’extension de capacités ;

– Les éventuels effets sur la trésorerie des établissements publics et un classement par décile desdits établissements en fonction de leurs dépenses.

🖋️ • Tombé
Stéphane Hablot
20 janv. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 1 :

« Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport qui en évalue l’application, notamment en identifiant les difficultés de mise en œuvre de l’article L. 1112‑3‑1 du code de la santé publique ainsi que les bonnes pratiques développées par les établissements publics de santé. Il détaille, pour le personnel, les patients et leurs visiteurs, les tarifs des parcs de stationnement des établissements de santé, ainsi que les recettes et charges liées à l’investissement et à la gestion de ces parcs. »

🖋️ • Tombé
Thierry Frappé
8 janv. 2026

Compléter l’alinéa 1 par les mots :

« et d’identifier les difficultés de mise en œuvre ainsi que les bonnes pratiques ».

🖋️ • Tombé
Stéphane Hablot
20 janv. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« II. – Le vingt-deuxième alinéa de l’article L. 6143‑1 du code de la santé publique est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le directeur communique également à la présidence du conseil de surveillance, ainsi qu’à la commission des usagers et au directeur général de l’agence régionale de santé, un rapport annuel sur l’investissement et la gestion, y compris financière, du parc de stationnement de l’établissement ainsi que sur la tarification appliquée aux usagers de ce parc. »

🖋️ • Tombé
Hendrik Davi
16 janv. 2026

Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« Sont annexés à ce rapport l’ensemble des documents relatifs aux actes, y compris contractuels, portant sur les parcs de stationnement des établissements publics de santé.

« Sont également communicables l’ensemble des échanges et des avis entre les agences régionales de santé et les établissements publics de santé relatifs à ces parcs de stationnement et à la bonne application de ces mesures.

« Le secret des affaires ne peut être opposé à une telle communication. »

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 3min.

Mesdames, Messieurs,

En France, de nombreux hôpitaux publics ont rendu leurs parkings payants, une tendance qui s’est accélérée ces dernières années avec notamment le développement de nombreuses délégations de service public, actant une logique de privatisation de la gestion du stationnement des hôpitaux publics. Cette évolution s’est accompagnée d’augmentations tarifaires parfois excessives, transformant l’accès aux établissements de santé en véritable « péage », et symbolisant la primauté souvent donnée à la rentabilité sur toute autre considération par certains concessionnaires.

Ainsi, les tarifs sont régulièrement jugés prohibitifs par les usagers et les visiteurs, jusqu’à plusieurs dizaines d’euros par jour, ou centaines d’euros par mois.

Bien entendu, l’externalisation de la gestion des parkings par de nombreux hôpitaux ou la gestion en régie avec stationnement payant constitue l’une des manifestations du sous‑financement chronique des établissements de santé, des difficultés financières qui sont les leurs et de la priorité absolue qu’ils accordent bien logiquement aux soins, davantage qu’à la gestion du stationnement.

Pour autant, alléger les budgets hospitaliers pour prioriser les dépenses de santé d’un établissement revient à faire des usagers la seule variable d’ajustement de la question du stationnement, alors qu’il s’agit d’un public rendu captif par la maladie ou l’accident, pour lui‑même ou pour ses proches. En outre, tous les hôpitaux ne sont pas forcément bien desservis par les transports en commun, rendant l’usage d’un véhicule personnel très souvent obligatoire.

Dans un contexte de pouvoir d’achat en berne, les coûts de stationnement entravent l’accès aux soins des plus modestes, transformant un besoin de santé en nouvelle charge financière et instaurant, d’une certaine manière, une taxe qui ne dit pas son nom sur l’accès aux soins. Pire encore, des témoignages font état de consultations reportées ou davantage espacées dans le temps, et de visites à des proches moins régulières, pour limiter les coûts. Les conséquences sociales et sanitaires de cette situation sont lourdes.

Il est donc temps d’œuvrer à une démarchandisation du stationnement des hôpitaux publics, lequel ne doit plus constituer une recette pour les établissements et encore moins une source de lucrativité pour les opérateurs gestionnaires.

Sans méconnaître la spécificité et la technicité de la gestion des stationnements, ni les problématiques de saturation que connaissent de nombreux établissements (manque de places, voitures ventouses, besoin de rotation, utilisation abusive des parkings…), ni les besoins de sécurité et de transition écologique dans la gestion des ouvrages, ainsi que les investissements lourds à consentir pour entretenir, moderniser ou construire de nouvelles infrastructures, ce qui justifie souvent la privatisation de la gestion du stationnement, l’incapacité des hôpitaux à gérer le stationnement et davantage encore, à investir, ne saurait être reportée exclusivement sur les usagers. 

Si la sécurité sociale permet le remboursement, sous conditions, des frais de transport et de stationnement pour se rendre dans un établissement de santé, le dispositif demeure suffisamment complexe et méconnu pour être qualifié d’inopérant.

Sollicité par le Parlement, le ministre de la santé a fait état de sa volonté de « remettre de l’humanité dans nos politiques publiques », notamment dans la gestion des parkings d’hôpitaux, en limitant l’impact financier du stationnement pour les usagers.

Cette proposition de loi entend répondre à l’hétérogénéité des situations rencontrées, tant en ce qui concerne le mode de gestion du stationnement (régie, délégation de service public (DSP), etc.), que les aménagements tarifaires proposés au cas par cas (gratuité sur un court laps de temps, exemptions tarifaires parfois consenties, abonnements proposés, etc.).

Nous proposons, à travers ce texte, de garantir la gratuité du stationnement pour les patients, leurs visiteurs de courte durée et les personnels, à travers l’instauration d’une modulation de la dotation de l’État des hôpitaux publics. Cette mesure s’inscrit donc dans une vision globale de l’hôpital public de demain : plus juste, plus humain, et véritablement accessible à toutes et à tous.

L’article 1er pose le principe de gratuité du stationnement des parkings des hôpitaux publics pour les patients, les visiteurs de courte durée et les personnels sur leur temps de travail et instaure un plafonnement des tarifs pour les visiteurs, dans le cadre des usages de longue durée du stationnement.

L’article 2 instaure un mécanisme compensatoire pour les établissements de santé devant renégocier les conditions tarifaires de stationnement, ainsi qu’un système de bonus‑malus à même de rendre possible et de garantir la gratuité aux conditions prévues à l’article 1er.

L’article 3 précise les modalités d’évaluation et de contrôle de la gratuité.

L’article 4 gage la présente proposition de loi.

Notes

[(1)](1) Ce groupe est composé de : Mme Marie-José ALLEMAND, M. Joël AVIRAGNET, M. Christian BAPTISTE, M. Fabrice BARUSSEAU, Mme Marie-Noëlle BATTISTEL, M. Laurent BAUMEL, Mme Béatrice BELLAY, M. Karim BENBRAHIM, M. Mickaël BOULOUX, M. Philippe BRUN, M. Elie CALIFER, Mme Colette CAPDEVIELLE, M. Paul CHRISTOPHLE, M. Pierrick COURBON, M. Alain DAVID, M. Arthur DELAPORTE, M. Stéphane DELAUTRETTE, Mme Dieynaba DIOP, Mme Fanny DOMBRE COSTE, M. Peio DUFAU, M. Inaki ECHANIZ, M. Romain ESKENAZI, M. Olivier FAURE, M. Denis FÉGNÉ, M. Guillaume GAROT, Mme Océane GODARD, M. Julien GOKEL, Mme Pascale GOT, M. Emmanuel GRÉGOIRE, M. Jérôme GUEDJ, M. Stéphane HABLOT, Mme Ayda HADIZADEH, Mme Florence HEROUIN-LÉAUTEY, Mme Céline HERVIEU, M. François HOLLANDE, Mme Chantal JOURDAN, Mme Marietta KARAMANLI, Mme Fatiha KELOUA HACHI, M. Gérard LESEUL, M. Laurent LHARDIT, Mme Estelle MERCIER, M. Philippe NAILLET, M. Jacques OBERTI, Mme Sophie PANTEL, M. Marc PENA, Mme Anna PIC, Mme Christine PIRÈS BEAUNE, M. Dominique POTIER, M. Pierre PRIBETICH, M. Christophe PROENÇA, Mme Marie RÉCALDE, Mme Valérie ROSSI, Mme Claudia ROUAUX, M. Aurélien ROUSSEAU, M. Fabrice ROUSSEL, Mme Sandrine RUNEL, M. Sébastien SAINT-PASTEUR, Mme Isabelle SANTIAGO, M. Hervé SAULIGNAC, M. Arnaud SIMION, M. Thierry SOTHER, Mme Céline THIÉBAULT-MARTINEZ, Mme Mélanie THOMIN, M. Boris VALLAUD, M. Roger VICOT, M. Jiovanny WILLIAM.

Article 1

Après l’article L. 1112‑3 du code de la santé publique, il est inséré un article L. 1112‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 111231. – Les hôpitaux publics assurent la gratuité du stationnement pour les patients accueillis, leurs visiteurs, et leurs personnels.

« Les patients bénéficient de la gratuité du stationnement pendant toute la durée de leur prise en charge médicale au sein de l’établissement.

« Les visiteurs des patients hospitalisés bénéficient de deux heures de stationnement gratuit par jour.

« L’accès au stationnement de l’hôpital public est gratuit le temps de leur service pour l’ensemble du personnel hospitalier, quels que soient leur statut et leur fonction.

« Pour les visiteurs, au‑delà d’une durée de stationnement de 2 heures par jour, le prix de la journée ne peut excéder 15 euros par jour et le prix d’un abonnement mensuel ne peut excéder 100 euros par mois. »

Article 2

La section 1 du chapitre 4 du titre VII du livre I du code de la sécurité sociale est complétée un article L. 174‑4‑1 ainsi rédigé :

 » Art. L. 17441. – Les hôpitaux publics qui respectent le principe de gratuité du stationnement mentioné à l’article L. 1112‑3‑1 du code de la santé publique pour leurs patients, leurs visiteurs et leurs personnels perçoivent un financement complémentaire.

« Les critères suivants déterminent l’éligibilité à la bonification :

« – la gratuité du stationnement pour les patients pendant toute la durée de leur prise en charge médicale au sein de l’établissement, et les personnels soignants le temps de leur travail ;

« – le maintien de la gratuité existante ou la garantie a minima de 2 heures de stationnement gratuites toutes les 24 heures pour les visiteurs ;

« – la présentation annuelle devant le conseil de surveillance et la commission des usagers d’un rapport sur la gestion des infrastructures de stationnement.

« Les modalités de calcul et de versement de cette bonification sont définies annuellement par décret.

« Pour une durée de 2 ans maximum, les hôpitaux ayant conclu des délégations de service public avec des opérateurs pour la gestion de leur parking peuvent déroger temporairement au principe général de gratuité.

« À l’issue de ce délai, une réduction de leur financement est applicable.

« Ils sont tenus, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la loi n°     du      visant à garantir la gratuité des parkings des hôpitaux publics pour les patients, les visiteurs et les personnels sur leur temps de travail, d’engager une négociation avec les titulaires de contrats de délégation de service public existants, en vue de leur mise en conformité avec les dispositions de la loi n°     du      précitée. Cette adaptation est justifiée par un motif d’intérêt général impérieux.

« Aucune indemnité ne peut être exigée du fait de la mise en conformité prévue à l’article L. 1112‑3‑1 du code de la santé publique.

« Tout nouveau contrat de délégation de service public ou toute convention nouvelle liée à la gestion de parkings dans les hôpitaux publics intègre les obligations prévues au même article L. 1112‑3‑1.

Article 3

Un rapport annuel est remis par les agences régionales de santé au ministère en charge de la santé afin de vérifier la bonne application des mesures.

La transparence dans la gestion des infrastructures de stationnement est assurée par la publication d’un rapport annuel soumis à l’approbation du conseil de surveillance de l’hôpital et de la commission des usagers.

Article 4

I. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

II. – La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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