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Historique

25 mars 2026 - 28 mars 2026 : 28 amendements en Commission des affaires sociales


2 avr. 2026 : 33 amendements en Assemblée nationale de la 17ème législature

7 avr. 2026 : ⚡Le 🧭Gouvernement Lecornu II déclare l'urgence

8 avr. 2026 14:00 : Discussion


9 juin 2026 09:00 : Discussion
9 juin 2026 : Modifiée par Sénat ( 5ème République )
Originalv2v3
📜Proposition de loi visant à accélérer la prévention cardio-neuro-vasculaire et à anticiper un risque sanitaire et social majeur
Yannick Neuder
23 déc. 2025

🖋️Amendements examinés : 100%
12 Adoptés7 Irrecevables
1 Rejetés
8 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Yannick Neuder
28 mars 2026

Après le mot :

« incluant »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« , le cas échéant, les maladies cardio-neuro-vasculaires » ; ».

🖋️Adopté
Stéphane Viry
27 mars 2026

Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants : 

« 1° bis Le premier alinéa de l’article L. 1411‑6‑2 est complété par deux phrases ainsi rédigées : 

« Lors de ces rendez-vous, le professionnel de santé peut, en fonction de l’évaluation des facteurs de risque, proposer au patient des outils de repérage précoce validés scientifiquement, tels que le questionnaire adapté pour évaluer le risque de diabète. Ces outils peuvent également être diffusés, le cas échéant, auprès des populations à risque, y compris par voie numérique, notamment via l’espace numérique de santé. »

🖋️Adopté
Yannick Neuder
28 mars 2026

Substituer à l’alinéa 3 les trois alinéas suivants : 

« 2° Le deuxième alinéa de l’article L. 1411‑6‑2 est ainsi modifié : 

« a) Après la première phrase, sont insérées trois phrases ainsi rédigées : « Ils permettent de sensibiliser aux facteurs de risques cardio-neuro-vasculaires tels le tabagisme, le diabète, l’hypertension artérielle et le cholestérol. Le dépistage précoce des maladies cardio‑neuro‑vasculaires et des maladies cardiaques structurelles comprend une évaluation clinique et biologique, incluant le dosage de la lipoprotéine (a). Ce dépistage prend en compte les déterminants propres au risque cardio-neuro-vasculaire des femmes et évalue systématiquement le facteur de risque obstétrical, hormonal et les signes cliniques spécifiques associés. Ce dépistage est obligatoirement proposé à l’assuré lors des rendez-vous de prévention. » ; 

« b) Au début de la deuxième phrase, le mot : « ils » est remplacés par les mots : « Les rendez-vous mentionnés au premier alinéa » ; ». 

🖋️Adopté
Yannick Neuder
28 mars 2026

Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants : 

« 3° Après l’article L. 2132‑2‑2, il est inséré un article L. 2132‑2‑3 ainsi rédigé : »

« Art L. 2132‑2-3. – Dans l’année qui suit leur sixième anniversaire, les enfants se voient obligatoirement proposer un rendez-vous de dépistage précoce des maladies cardio-neuro-vasculaires, notamment de l’hypercholestérolémie familiale, comprenant une évaluation clinique et biologique, réalisée par un médecin dûment formé. Cette obligation est réputée remplie lorsque le médecin atteste sur le carnet de santé mentionné à l’article L. 2132‑1 soit de la réalisation de cet examen, soit de son refus par la personne exerçant l’autorité parentale. »

🖋️Adopté
Karen Erodi
27 mars 2026

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant : 

« I bis. – Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la prise en charge intégrale des examens médicaux de dépistage et de diagnostic des maladies cardio-neuro-vasculaires pour les patients à risque. Il évalue les conséquences sanitaires, sociales et économiques, notamment sur le reste à charge des patients, le renoncement aux soins ainsi que le taux de dépistage et de diagnostic des maladies cardio-neuro-vasculaires. Il propose également des pistes de financement permettant la prise en charge intégrale par l’Assurance Maladie des examens nécessaires au dépistage et au diagnostic, notamment des bilans sanguins, cardiovasculaire et échographies, en privilégiant l’établissement de recettes nouvelles. »

🖋️Adopté
Karen Erodi
27 mars 2026

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant : 

« I bis. – Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les dépassements d’honoraires en cardiologie, neurologie et médecine vasculaire, notamment en lien avec les dépistages organisés dans le cadre de la prévention des maladies cardio-neuro-vasculaires. Il évalue les conséquences sanitaires, sociales et économiques de l’interdiction de ces dépassements d’honoraires, notamment sur le reste à charge des patients, le renoncement aux soins et le taux de dépistage et de diagnostic des maladies cardio-neuro-vasculaires. »

🖋️Adopté
Yannick Neuder
28 mars 2026
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Le code de la santé publique est ainsi modifié : 

1° Au dernier alinéa de l’article L. 4161‑1, les mots : « ou effectuent des vaccinations » sont remplacés par les mots : « , effectuent des vaccinations ou mesurent la pression artérielle, ni aux masseurs-kinésithérapeutes qui mesurent la pression artérielle, » ;

2° Après la première phrase du neuvième alinéa de l’article L. 4321‑1, est insérée une phrase ainsi rédigée :

« Il est autorisé à mesurer la pression artérielle de patients dans une démarche de prévention du risque cardio-neuro-vasculaire. » ; 

3° Le 9° de l’article L. 5125‑1‑1 A est complété par un d ainsi rédigé : 

« d) Mesurer la pression artérielle de patients dans une démarche de prévention du risque cardio-neuro-vasculaire ; ». 

II. – À la deuxième phrase du 8° de l’article L. 162‑16‑1 du code de la sécurité sociale, après le mot : « prévention, », sont insérés les mots : « incluant la mesure de la pression artérielle dans une démarche de prévention du risque cardio-neuro-vasculaire, ». 

🖋️Irrecevable
Stéphane Viry
28 mars 2026
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 6211‑3 du code de la santé publique, il est inséré un article L. 6211‑3‑1 A ainsi rédigé : 

« Art. L. 6211‑3‑1 A. – Par dérogation à l’article L. 6211‑3 et dans des conditions analogues à celles prévues pour le dépistage des infections sexuellement transmissibles permettant un accès direct sans prescription médicale, certains examens de biologie médicale peuvent être réalisés, à la demande du patient, dans les laboratoires de biologie médicale.

« Ces examens comprennent :

« – La mesure de la glycémie veineuse ;

« – Le dosage de l’hémoglobine glyquée (HbA1c) ;

« – La recherche des auto-anticorps anti-GAD, anti-insuline (IAA) et anti-IA2.

« Un décret précise les conditions d’application du présent article. »

🖋️Tombé
Sandrine Rousseau
27 mars 2026

À l’alinéa 2, après le mot : 

« que », 

insérer les mots :

« le dépassement des repères de consommation d’alcool, le tabagisme, ». 

🖋️Tombé
Elie Califer
25 mars 2026

Après le mot :

« artérielle »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« , la fibrillation atriale, le cholestérol, la sédentarité et la malnutrition » ; »

🖋️Tombé
Elie Califer
25 mars 2026

Substituer à l’alinéa 3 les quatre alinéas suivants :

« 2° L’article L. 1411‑6‑2 est ainsi modifié :

« a) À la première phrase du deuxième alinéa, après le mot : « infertilité », sont insérés les mots : « , de sensibiliser au dépistage des maladies cardio‑neuro‑vasculaires et de leurs facteurs de risque tels le diabète, l’hypertension artérielle et le cholestérol » ;

« b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les rendez-vous de prévention proposés aux personnes âgées d’au moins quarante ans donnent lieu, lorsque l’état de santé et la situation du patient le permettent, à une évaluation du risque d’événement cardiovasculaire fatal individuel. »

🖋️Tombé
Elie Califer
25 mars 2026

À l’alinéa 3, après le mot :

« artérielle »,

insérer les mots :

« , la fibrillation atriale ».


Article 2
🖋️Adopté
Jean-François Rousset
27 mars 2026

Rédiger ainsi cet article : 

« Le code du travail est ainsi modifié :

« 1°Le 5° de l’article L. 4622‑2 est ainsi modifié :

« a) Après le mot : « dépistage », sont insérés les mots : « , en particulier des maladies cardio-neuro-vasculaires, » ;

« b) Après le mot : « sensibilisation », sont insérés les mots : « aux facteurs de risques cardio-neuro- vasculaires, tels le tabagisme, le diabète, l’hypertension artérielle et le cholestérol, et » ; 

« c) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Les actions d’information et de sensibilisation peuvent être réalisées en partenariat avec une association de prévention en santé agréée dans les conditions prévues par l’article L. 1114‑1 du même code, avec une communauté professionnelle territoriale de santé mentionnée à l’article L. 1434‑12 dudit code ou avec le service sanitaire mentionné aux articles L. 3132‑1 à L. 3132‑3 du même code. » ;

« 2° Après le 2° du I de l’article L. 4624‑2‑2, il est inséré un 2° bis ainsi rédigé :

« 2°bis Sensibiliser aux facteurs de risques cardio-neuro-vasculaires, tels le tabagisme, le diabète, l’hypertension artérielle et le cholestérol. Le dépistage précoce des maladies cardio-neuro-vasculaires et des maladies cardiaques structurelles est obligatoirement proposé lors de cet examen. Il comprend une évaluation clinique et biologique ; ».

🖋️Adopté
Yannick Neuder
28 mars 2026
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article L. 541‑1 du code de l’éducation est ainsi modifié :

1° Après la deuxième phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée :

« Ces actions peuvent être réalisées en partenariat avec une association de prévention en santé agréée dans les conditions prévues par l’article L. 1114‑1 du code de la santé publique ou avec une communauté professionnelle territoriale de santé mentionnée à l’article L. 1434‑12 du même code intervenant pour le compte de l’éducation nationale. »

2° À la troisième phrase, après le mot : « information, », sont insérés les mots : « notamment sur les facteurs de risque cardio-neuro-vasculaire, ».

🖋️Adopté
Karen Erodi
27 mars 2026
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les coûts et les bénéfices d’une campagne de dépistage et de sensibilisation aux facteurs de risques cardiovasculaire dans les établissements d’enseignement supérieur pour les étudiants. Il évalue les conséquences sociales et sanitaires d’une telle campagne et en propose des pistes de financement en privilégiant l’établissement de recettes nouvelles.

🖋️Adopté
Yannick Neuder
28 mars 2026
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois ans à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant sa mise en œuvre et présentant une analyse médico-économique des mesures engagées. Ce rapport indique le nombre de personnes ayant bénéficié des actions de dépistage et des actions de sensibilisation au titre de la prévention des maladies cardio-neuro-vasculaires. Il retrace le coût de ces actions et les économies générées grâce à la moindre exposition de la population aux facteurs de risques et par la prise en charge précoce des maladies cardio-neuro-vasculaires. À ce titre, il évalue notamment l’économie permise par la réduction des dépenses de soins liées aux hospitalisations, aux consultations, aux traitements médicamenteux, aux transports sanitaires ainsi que les moindres dépenses engagées au titre des indemnités journalières et évalue la hausse du produit intérieur brut imputable à l’amélioration de la productivité de la population cible.

🖋️Irrecevable
Karen Erodi
27 mars 2026

Avant l’alinéa 1, ajouter les deux alinéas suivants : 

« I A. – Après le deuxième alinéa de l’article L. 241‑5 du code de la sécurité sociale, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le taux net de cotisations au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles applicable aux entreprises soumises à la tarification individuelle ou mixte et dont l’effectif est au moins égal à 50 salariés fait l’objet de majorations spécifiques lorsque l’indice de sinistralité de ces entreprises au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles, particulièrement au titre du syndrome d’épuisement professionnel, est supérieur à un seuil définis par décret. »

🖋️Irrecevable
Karen Erodi
27 mars 2026

Après l’alinéa 4, insérer les trois alinéas suivants : 

« I bis. – Après l’article L. 4741‑1 du code du travail, il est inséré un article L. 4741‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 4741‑1‑1. – En cas de constatation de manquement aux obligations définies au chapitre I du titre II du livre Ier du présent code, l’employeur rembourse le montant des déductions forfaitaires mentionnées à l’article L. 241‑18‑1 du code de la sécurité sociale dont il a bénéficié pendant l’exercice au cours duquel l’infraction a été constatée.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, dont la part maximale du remboursement et les éléments pris en compte pour fixer le montant de la sanction. »

🖋️Irrecevable
Karen Erodi
27 mars 2026

Après l’alinéa 4, insérer les trois alinéas suivants : 

« I bis. – Après l’article L. 4741‑1 du code du travail, il est inséré un article L. 4741‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 4741‑1‑1. – En cas de constatation de manquement aux obligations définies au chapitre I du titre II du livre Ier du présent code, l’employeur rembourse le montant des exonérations mentionnées à l’article L. 241‑13 du code de la sécurité sociale dont il a bénéficié pendant l’exercice au cours duquel l’infraction a été constatée.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, dont la part maximale du remboursement et les éléments pris en compte pour fixer le montant de la sanction. »

🖋️Irrecevable
Stéphane Viry
27 mars 2026
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 541‑1 du code de l’éducation, il est inséré un article L. 541‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 541‑1‑1. – À titre expérimental, pour une durée de trois ans, les établissements d’enseignement secondaire peuvent mettre en place, notamment dans les territoires ultra-marins, des actions de sensibilisation et de prévention des facteurs de risque des maladies cardio-neuro-vasculaires, dont le diabète.

« Ces actions s’inscrivent dans le cadre des actions de promotion de la santé des élèves prévues à l’article L. 541‑1.

« Ces actions peuvent être réalisées en lien avec les professionnels de santé de l’Éducation nationale et peuvent associer des acteurs de prévention agréés ou des associations régies par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association reconnues d’intérêt général au sens de l’article 200 du code général des impôts ou agréées pour leurs activités de prévention sanitaire.

« Un décret précise les modalités d’application du présent article. »

🖋️Irrecevable
Karen Erodi
27 mars 2026
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le chapitre II du titre unique du livre II bis de la troisième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 3232‑10 ainsi rédigé : 

« Art L. 3232‑10. – I. – Les distributeurs automatiques de boissons et de produits alimentaires payants dans les lieux de travail ne peuvent pas proposer des denrées alimentaires considérées comme ultra-transformées selon le classement NOVA. 

« II. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article et détermine les critères permettant de définir les denrées alimentaires ultra-transformées selon le classement NOVA. »

🖋️Rejeté
Jean-Hugues Ratenon
27 mars 2026
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la prise en charge à domicile des patients victimes d’accident vasculaire cérébral et sur l’organisation des soins et les actions de prévention des récidives. Il évalue les conséquences sociales et sanitaires des ruptures de suivi, notamment sur les conditions de vie et de santé des patients, leur autonomie, leurs chances de récupération et de réinsertion. Il évalue également la possibilité de renforcer la continuité de la prise en charge par la mise en place d’actions de prévention des récidives tenant compte du cadre de vie du patient et, lorsque cela est nécessaire, d’une évaluation de l’adaptabilité, de l’accessibilité et de la salubrité du logement, en privilégiant l’établissement de recettes nouvelles.

🖋️Irrecevable
Karen Erodi
27 mars 2026
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le remboursement des substituts nicotiniques. Il évalue les conséquences sociales, économiques et sanitaires du recours aux substituts nicotinique sur les taux d’arrêts du tabac, notamment parmi les patients souffrant d’au moins un facteur de risque de maladies cardio-vasculaires ou ayant déjà présenté un événement cardiovasculaire ainsi que les conséquences du reste à charge sur leur revenu arbitrable et le recours aux traitements. Il propose également des pistes de financement permettant la prise en charge intégrale par l’assurance maladie des substituts nicotiniques en privilégiant l’établissement de recettes nouvelles.

🖋️Tombé
Karen Erodi
27 mars 2026

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante : 

« Le temps consacré à cette sensibilisation est considéré comme du temps de travail et l’action de sensibilisation se déroule pendant l’horaire normal de travail. »

🖋️Tombé
Karen Erodi
27 mars 2026

À l’alinéa 3, après le mot : 

« action », 

insérer les mots : 

« est prioritairement réalisée avec le comité social et économique, avec sa commission santé, sécurité et conditions de travail, si elle existe, et avec le service de prévention et de santé au travail auquel l’employeur adhère qui sont associés à son élaboration, sa mise en œuvre, son suivi et son évaluation. Elle ». 

🖋️Tombé
Paul-André Colombani
27 mars 2026

À l’alinéa 3, après le mot : 

« avec », 

insérer les mots : 

« les services de prévention et de santé au travail ou avec ». 

🖋️Tombé
Elie Califer
25 mars 2026

Après l’alinéa 4, insérer un alinéa ainsi rédigé : 

« Cette action est réalisée en français et en langue régionale. »


Article 3
🖋️Adopté
Yannick Neuder
28 mars 2026

I. – Supprimer les alinéas 1 et 2. 

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 4.

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 8min.

Mesdames, Messieurs,

Une véritable bombe à retardement menace la santé de nos concitoyens et la pérennité du modèle social auquel nous tenons tant.

Les maladies cardio‑neuro‑vasculaires constituent un des enjeux majeurs de santé publique en France et conditionnent l’avenir de la Sécurité sociale. Elles demeurent la deuxième cause de mortalité aussi bien chez les femmes et les hommes, alors même qu’elles restent trop souvent perçues comme des pathologies essentiellement masculines ([1]). En 2022, elles ont entraîné plus de 1,2 million d’hospitalisations et environ 140 000 décès ([2]), représentant un fardeau humain, social et économique considérable.

Ces pathologies sont étroitement liées aux facteurs de risque cardiovasculaire qui sont fréquemment associés aux modes de vie et à l’environnement : sédentarité, alimentation déséquilibrée, consommation de tabac, exposition au stress, conditions de travail, précarité sociale ou encore inégalités territoriales d’accès à la prévention et aux soins.

Leur incidence est significativement plus élevée dans les populations socialement défavorisées, où les facteurs de risque s’additionnent et où le recours au dépistage et au suivi médical est plus tardif ([3]). Les maladies cardio‑neuro‑vasculaires constituent ainsi un marqueur puissant des inégalités sociales de santé.

Les données récentes relatives aux facteurs de risque cardiovasculaire dans la population française demeurent préoccupantes. 31 % des adultes sont hypertendus, 23 % présentent une hypercholestérolémie, 17 % sont obèses et 7 % sont diabétiques ([4]). Ces facteurs de risque, souvent silencieux, sont insuffisamment dépistés et insuffisamment contrôlés : près de la moitié des personnes hypertendues et plus d’un cinquième des personnes diabétiques ignorent leur pathologie ([5]).

Ce défaut de repérage précoce et de suivi régulier constitue l’un des principaux déterminants de la survenue d’événements cardio‑neuro‑vasculaires graves.

Les données scientifiques les plus récentes confirment de manière particulièrement éloquente l’impact déterminant de la prévention cardiovasculaire. Une étude internationale de grande ampleur, pilotée par le Pr Jean Ferrières (CHU de Toulouse, Inserm) et publiée en juillet 2025 dans le New England Journal of Medicine, montre qu’il est possible de gagner jusqu’à quatorze années d’espérance de vie lorsque les cinq principaux facteurs de risque cardiovasculaire - tabagisme, hypertension artérielle, hypercholestérolémie, diabète et surpoids – sont efficacement maîtrisés ([6]). Cette étude, conduite sur environ 2 000 patients, met en évidence que les femmes ne présentant aucun de ces facteurs gagnent en moyenne 14,5 années d’espérance de vie, tandis que les hommes gagnent en moyenne 11,8 années ([7]). Même la maîtrise d’un seul de ces facteurs permettrait un gain estimé entre quatre et six années d’espérance de vie, selon le facteur concerné et le sexe ([8]).

Ces résultats illustrent de manière concrète que la prévention cardiovasculaire ne se limite pas à éviter des décès prématurés, mais qu’elle permet également de vivre plus longtemps en bonne santé, en retardant l’apparition des maladies cardio‑neuro‑vasculaires et de leurs complications. Ils confortent l’idée selon laquelle agir sur les modes de vie, l’environnement et le repérage précoce des facteurs de risque constitue l’un des leviers les plus efficaces de santé publique.

Parmi ces affections, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) occupent une place centrale. Chaque année, environ 120 000 personnes sont victimes d’un AVC en France, causant près de 30 000 décès ([9]). Les AVC constituent la première cause de handicap physique acquis chez l’adulte et la deuxième cause de démence, avec environ 800 000 personnes vivant avec des séquelles parfois lourdes et durables ([10]). En France, un accident vasculaire cérébral ou un infarctus du myocarde survient en moyenne toutes les deux minutes, soulignant l’ampleur et la permanence de cette urgence sanitaire ([11]). Ces événements touchent des personnes de plus en plus jeunes et entraînent des conséquences durables en termes de mortalité, de handicap et de perte d’autonomie.

Le coût économique de ces pathologies est considérable. La prise en charge des AVC représente environ 4,5 milliards d’euros par an, dont 1,76 milliard d’euros pour la phase aiguë et 2,7 milliards d’euros pour la prise en charge des séquelles ([12]). Ces dépenses interviennent dans un contexte de fragilité persistante des comptes sociaux, marqué par la progression continue des maladies chroniques et par la tension sur l’objectif national de dépenses d’assurance maladie.

Le rapport de la Cour des comptes rendu public à l’automne 2025 dresse un constat sévère sur la prévention et la prise en charge des AVC en France. Il souligne le caractère insuffisant et insuffisamment ciblé de la prévention, en particulier en matière de dépistage et de contrôle de l’hypertension artérielle, premier facteur de risque d’AVC ([13]). À l’échelle mondiale, en l’absence de mesures renforcées, le nombre de décès liés aux AVC pourrait doubler d’ici 2050 pour atteindre près de 10 millions de morts par an ([14]).

La Cour des comptes relève également une répartition contestable des ressources de soins, avec des incohérences dans l’accès aux soins médicaux de réadaptation, contribuant à la saturation des unités spécialisées et à une perte d’efficience du système. Elle identifie un potentiel d’économies de plusieurs centaines de millions d’euros par an si les parcours de soins et la prévention étaient mieux organisés ([15]).

Selon le rapport charges et produits de l’assurance maladie le plus récent, les maladies chroniques devraient représenter près des deux tiers des dépenses de l’assurance maladie à l’horizon des prochaines années, confirmant leur poids structurel croissant dans l’ONDAM ([16]). Parmi elles, les maladies cardio‑neuro‑vasculaires constituent l’un des premiers postes de dépenses, avec un coût annuel estimé à près de 20 milliards d’euros, incluant les soins hospitaliers, ambulatoires et les prises en charge de long terme ([17]).

Au‑delà des seules dépenses de santé, les maladies cardio‑neuro‑vasculaires pèsent lourdement sur le fonctionnement socio‑économique du pays. Elles sont à l’origine d’un volume important d’arrêts de travail, d’indemnités journalières versées et de pertes de productivité. Les estimations disponibles suggèrent qu’une stratégie renforcée de prévention des facteurs de risque cardiovasculaire pourrait générer entre 800 millions et 1,2 milliard d’euros d’économies par an, tout en réduisant les pertes de produit intérieur brut associées ([18]).

Face à ces constats, l’enjeu est clair : il s’agit de développer une véritable prévention primaire, en agissant en amont de la maladie, sur les déterminants de santé et les facteurs de risque, afin de favoriser une bonne santé durable et une réduction globale du risque cardiovasculaire. Cette approche globale implique non seulement le dépistage, mais aussi l’amélioration du contrôle et du suivi des facteurs de risque et des maladies cardiaques chroniques, encore trop souvent insuffisants, conduisant à des complications évitables et à des entrées prématurées en affection de longue durée.

Enfin, la prévention des maladies cardio‑neuro‑vasculaires constitue également un levier majeur pour éviter l’entrée évitable dans le régime des affections de longue durée, bénéfique tant pour les personnes concernées que pour la soutenabilité de notre système social. La comparaison européenne illustre le retard français en matière de dépenses de prévention : en 2022, les dépenses de soins préventifs par habitant s’élevaient à 457,70 euros en Allemagne et 410,60 euros en Autriche, contre 186 euros en France ([19]).

La représentation nationale a ainsi la responsabilité à faire de la prévention et de la santé cardiovasculaire une priorité stratégique, en la greffant aux politiques de prévention déjà présentes dans la loi en insistant sur leurs singularités et leur impact économique et sanitaire à moyen terme. Cette prévention doit être fondée sur une approche globale de la santé, attentive aux inégalités sociales et territoriales, et tournée vers la promotion d’une bonne santé tout au long de la vie.

Au cours des quinze dernières années, des progrès ont néanmoins été accomplis en matière de prévention et de promotion de la santé. Les politiques publiques menées ont permis de mieux reconnaître le rôle des déterminants de santé, de renforcer certaines actions de dépistage et d’encourager l’activité physique comme levier de prévention. Ces orientations ont contribué à faire évoluer les représentations et à inscrire la prévention dans une approche plus globale du parcours de santé.

Toutefois, les résultats observés en matière de maladies cardio‑neuro‑vasculaires demeurent largement insuffisants. L’incidence élevée de ces pathologies, la persistance d’inégalités sociales et territoriales marquées, ainsi que le retard dans le dépistage et le contrôle effectif des facteurs de risque montrent que les dispositifs existants, essentiellement généralistes, ne permettent pas à eux seuls de répondre à l’ampleur de l’enjeu. Les maladies cardio‑neuro‑vasculaires appellent une prévention dérogatoire et spécifique, ciblée sur leurs déterminants propres, leurs facteurs de risque silencieux et leur poids particulier en termes de mortalité, de handicap et de coûts sociaux.

C’est dans cette perspective que la présente proposition de loi entend compléter et renforcer les politiques existantes, non en s’y substituant, mais en apportant des outils supplémentaires, adaptés et proportionnés, afin de réduire durablement le risque cardiovasculaire et d’améliorer l’état de santé de la population.

Ainsi, son article 1er renforce explicitement la place des maladies cardio‑neuro‑vasculaires dans les politiques nationales de prévention et de dépistage prévues par le code de la santé publique. Il vise à intégrer de manière obligatoire la sensibilisation au dépistage des maladies cardio‑neuro‑vasculaires et de leurs principaux facteurs de risque – tels qu’à titre d’exemple hypertension artérielle, diabète et cholestérol dans les dispositifs existants, afin de favoriser un repérage plus précoce et un meilleur suivi tout au long de la vie.

L’article 2 agit au niveau du milieu professionnel, en instaurant l’organisation annuelle d’une action de sensibilisation et de prévention spécifiquement liée aux facteurs de risque cardiovasculaire au bénéfice des salariés. Il reconnaît explicitement le rôle du tissu associatif de prévention et s’inscrit dans une démarche non médicalisée, complémentaire des obligations générales de prévention de l’employeur. Le lieu de travail devient ainsi un levier de diffusion de la prévention, agissant sur les modes de vie, l’information et la responsabilisation individuelle, sans alourdir la charge pesant sur la médecine du travail.

L’article 3 assure la compensation financière de la présente proposition de loi, conformément aux exigences constitutionnelles.

Notes

[1] Cohen A. et al. An update on epidemiology of cardiovascular risk factors and diseases in France.

Arch Cardiovasc Dis 2024;117:655-657.

[2] Santé publique France, communiqué « Maladies cardio-neuro-vasculaires : de fortes disparités régionales qui persistent » (30 juin 2025) : « 1,2 million d’hospitalisations » et « 140 000 décès » (2022).

[3] Santé publique France (relais presse), constat d’inégalités sociales : « incidence … 30 % plus élevée dans les communes défavorisées » (et jusqu’à 60 % pour certaines pathologies).

[4] Compilation dernières données SPF : 31 % hypertendus, 23 % hypercholestérolémie, 17 % obèses, 7 % diabétiques.

[5] Compilation dernières données SPF

[6] Ferrières J. et al., Lifetime gain from cardiovascular risk factor control, New England Journal of Medicine, juillet 2025.

[7] ibid

[8] ibid

[9] Cour des comptes, publication « Prévention et prise en charge des accidents vasculaires cérébraux » (29 octobre 2025) : « 120 000 victimes » (2022).Pour l’ordre de grandeur des décès annuels liés aux AVC en France (« plus de 30 000 décès »), Santé publique France (communiqué 4 mars 2025).

[10] France AVC Ile-de-France, 10 avril 2023

[11] Santé publique France, Les maladies cardiovasculaires en France – chiffres clés, 2024–2025.

[12] Cour des com Santé publique France, Les maladies cardiovasculaires en France – chiffres clés, 2024–2025.ptes, publication du 29 octobre 2025 : coût total AVC « environ 4,5 Md€ » (réévaluation incluant le médico-social).

[13] Cour des comptes, rapport « Prévention et prise en charge des AVC » (PDF, 29 octobre 2025) : constats sur la faiblesse de la prévention (dont HTA), l’organisation des parcours, etc.

[14] World Stroke Organization, « Global Stroke Fact Sheet 2025 » (article PMC) : projections à l’horizon 2050 (fardeau et coûts, projection de quasi-doublement).

[15] Cour des comptes, publication (29 octobre 2025) : gains d’efficience attendus par amélioration prévention/organisation (ordre de grandeur des économies potentielles).

En relais, Le Point (28 octobre 2025) rapporte l’estimation d’« environ 200 millions d’euros » d’économies annuelles.

[16] Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM), Rapport Charges et produits pour l’année 2025 (transmis au Parlement) : projection indiquant que les pathologies chroniques concentrent environ 65 à 70 % des dépenses de l’assurance maladie à moyen terme.

[17] Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM), Cartographie des pathologies et dépenses – édition la plus récente ;

Société française de cardiologie, Le poids des maladies cardiovasculaires en France : estimation convergente d’un coût annuel d’environ 19 à 20 milliards d’euros pour les maladies cardiovasculaires.

[18] Estimation et calcul réalisée par la compilation de données (Ministère de la Santé (2025), BEH Santé Publique France (2025), Étude ESTEBAN, ESC Guidelines 2021, HAS 2023, Revue du Praticien, BMC Cardiovasc Disord (2016), Service-public.fr, INSEE (2023), Santé publique France (BEH 2025), CHIV (2025), estimation interne, Fondation iFRAP, INSEE, Santé publique France (BEH 2025) : 800 à 1 200 M€ d’économies par an », et sous-postes (IJ, PIB).

[19] Eurostat, « Preventive health care expenditure statistics » (données 2022) : Allemagne 457,7 € / hab, Autriche 410,6 € / hab (comparaison UE).

Article 1

I. – Le chapitre Ier du titre Ier du livre IV de la première partie du code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Au deuxième alinéa de l’article L. 1411‑6, après le mot : « dépistage », sont insérés les mots : « incluant obligatoirement les maladies cardio‑neuro‑vasculaires et leurs facteurs de risque tels que le diabète, l’hypertension artérielle et le cholestérol » ;

2° À la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 1411‑6‑2, après le mot : « infertilité », sont insérés les mots : « , de sensibiliser au dépistage des maladies cardio‑neuro‑vasculaires et de leurs facteurs de risque tels que le diabète, l’hypertension artérielle et le cholestérol ».

II. – Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret.

Article 2

I. – Après l’article L. 4121‑1 du code du travail, il est inséré un article L. 4121‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 412111. – Les employeurs organisent, au moins une fois par an, une action de sensibilisation et d’information des facteurs de risque cardiovasculaire et de l’apparition des maladies cardio‑neuro‑vasculaires au bénéfice des salariés.

« Cette action peut être réalisée en lien avec des associations régies par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association, reconnues d’intérêt général au sens de l’article 200 du code général des impôts, ou agréées pour leurs activités de prévention sanitaire.

« Cette action s’inscrit dans le cadre des obligations générales de prévention prévues à l’article L. 4121‑1 du présent code et ne se substitue pas aux missions des services de prévention et de santé au travail définies aux articles L. 4622‑2 et L. 4622‑3. »

II. – Les modalités d’application du présent article, notamment l’agrément des associations pour leurs activités de prévention sanitaires, sont précisées par décret.

Article 3

I. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

VI. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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