Bernard Cazeneuve,
Ministère chargé des affaires européennes •
6 août 2013Dans un discours prononcé le 23 janvier 2013, le Premier ministre britannique a promis d'organiser, s'il était réélu en 2015, un référendum avant la deuxième moitié de la législature, portant sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. L'examen que ce pays conduit actuellement sur ses relations avec l'Union européenne est une question de politique intérieure, à laquelle la France a décidé de ne pas prendre part. Le gouvernement français est confiant que cet exercice national démontrera les avantages, pour le Royaume-Uni, de l'intégration européenne. La France estime que l'intérêt de la Grande-Bretagne est à son maintien dans l'Union européenne. Son éloignement ne serait ni dans son intérêt, ni dans l'intérêt des Etats membres et de l'Union européenne dans son ensemble. Il convient dans le même temps de rappeler qu'une « Europe à la carte », dans laquelle chaque Etat bénéficierait d'un régime spécifique en fonction de ses seuls intérêts, au détriment de ceux de ses partenaires et de l'ensemble de l'Union, n'est pas imaginable. Chaque membre doit accepter l'équilibre des droits et des obligations liées à l'appartenance à l'Union et respecter ses règles. Pour sa part, la France est en faveur d'une Europe différenciée, dans laquelle des Etats membres conviennent, sur une base volontaire, d'avancer plus vite ensemble sur la voie de l'intégration.