À
Geneviève Fioraso,
Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, 🧭Gouvernement Ayrault 2 •
23 juil. 2013Mme Béatrice Santais interroge Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur l'arbitrage qu'a récemment rendu le ministère au sujet de la formation en masso-kinésthérapie. Aujourd'hui, la formation des masseurs kinésithérapeutes doit être envisagée du point de vue européen. De fait en France, le diplôme d'État de masseurs kinésithérapeutes est reconnu au niveau licence dans le système LMD ; or il s'agit d'une véritable exception française qui nous éloigne des standards internationaux qui reconnaisse ce diplôme au grade de master. De plus, et bien qu'attributive de 60 ECTS l'année de préparation aux études n'est pas intégrée dans le parcours de formation professionnel. Il serait donc souhaitable d'intégrer cette année de formation. L'ordre des masseurs kinésithérapeutes estime nécessaire de reprendre les travaux sur le référentiel de formation et de mettre en place un groupe de travail afin de réfléchir à la possibilité d'une masterisation du diplôme des masseurs kinésithérapeutes, pour leur permettre une véritable reconnaissance. De surcroît, il serait nécessaire d'étudier l'éventualité d'une uniformisation des formations au travers de "l'universitarisation" des écoles de kinésithérapie, celles-ci n'étant pas toutes obligatoirement conventionnée avec une université. Enfin, chaque année, le nombre de masseurs-kinésithérapeutes ressortissant d'un État membre de l'UE venant exercer leur métier en France - avec un niveau master - est proche du nombre de masseurs-kinésithérapeutes nouvellement diplômé en France du fait du numerus clausus trop restrictif imposé par les services de l'État. Elle lui demande de clarifier sa position sur la formation des masseurs-kinésithérapeutes et lui demande les mesures prévues dans l'objectif d'améliorer leur statut au regard de l'harmonisation européenne des formations.