Benoît Hamon,
Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche •
15 juil. 2014Il convient, dans un premier temps, de rappeler l'attachement du ministre à la valorisation des langues et cultures régionales. En effet, aujourd'hui, onze langues régionales peuvent être présentées à l'examen du baccalauréat. Si la préservation et la transmission des langues régionales constitue une des missions du système éducatif, l'introduction d'une nouvelle langue ne peut pour autant être décidée qu'au terme d'une réflexion prenant en considération plusieurs éléments dont l'existence d'un vivier de candidats, la présence d'un nombre de correcteurs qualifiés suffisants et la participation des corps d'inspection. En l'absence de ces éléments, la fiabilité des épreuves et leur conformité aux exigences pédagogiques risque d'être compromise. Il n'est donc pas envisagé de satisfaire, dans l'immédiat, à la demande évoquée dans la question posée.