Jean-Yves Le Drian,
Ministère de la défense •
12 août 2014Dans le cadre de l'opération SERVAL, conduite par la France au Mali, l'Algérie n'a pas autorisé le survol de son territoire par les aéronefs de l'armée française car les délais nécessaires à l'étude technique liée à l'armement des avions (trajectoires, hauteurs de vol, survol d'agglomérations, régime de vol...) étaient particulièrement contraints. Il en va de même pour la majorité des pays, y compris les pays européens, dont le survol fait également l'objet d'autorisations préalables, assorties ou non de limitations (armement, missions...). Le survol du territoire algérien par les avions non armés et les différentes escales techniques nécessaires au transit aérien vers la bande sahélo-saharienne (ravitaillement en vol, transport logistique, convoyage de chasseurs) ont toujours été accordés par les autorités algériennes. La seule exception à cette situation, lors du lancement de l'opération, s'explique par le très faible délai pour mener une étude technique complexe. Nombreux sont les partenaires de la France qui, dans une situation analogue, auraient assorti de contraintes leurs autorisations de survol ou bien n'auraient pas pu traiter la demande dans les délais utiles.