Bernard Cazeneuve, ministre délégué. Je n'ai pas entendu, à l'époque, M. Borloo dire « Halte au feu ! » Avez-vous, monsieur le président Accoyer, crié à la spoliation l'année suivante, lorsque le même gouvernement, vous étiez de nouveau au perchoir, a décidé d'augmenter de 1,4 % les prélèvements sociaux, soit un prélèvement sur les Français de 1,9 milliard d'euros ? On ne vous a pas entendu, à ce moment-là, parler de « spoliation » ! Et l'année suivante, lorsque vous avez décidé d'augmenter de 2 points les prélèvements sociaux, ce qui représentait un nouveau prélèvement sur l'épargne des Français de 2,7 milliard d'euros, avez-vous parlé de spoliation ?
En l'espace de trois ans, vous avez augmenté de 5 points les prélèvements sociaux sur l'épargne des Français, dans la plus grande injustice, sans rien dire. Et aujourd'hui, parce que nous prélevons 600 millions, avec une volonté d'harmonisation et de simplification, vous osez utiliser des mots qui poussent le pays au poujadisme fiscal ! Eh bien, monsieur Accoyer, ce n'est pas digne, de faire cela ! Et je voudrais vous rappeler que l'impôt est consubstantiel au pacte républicain, qu'il permet de financer des services publics, qu'il permet de financer la protection sociale et que dans ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale, il permet de financer des mesures pour les familles et les retraités les plus modestes !
Alors, monsieur Accoyer, n'ayez pas la mémoire courte. Soyez capable de dire la vérité aux Français et d'assumer votre bilan.