Marie-Anne ChapdelaineMonsieur le ministre de l'intérieur, la sécurité des Français est au cœur de l'action du gouvernement. J'en veux pour preuve le dégel, la semaine dernière, de 111 millions d'euros de crédits de paiement pour la police et la gendarmerie, s'ajoutant au déploiement de 10 millions supplémentaires pour parer aux besoins immobiliers les plus criants.
Alors que les violences contre les personnes n'ont cessé d'augmenter ces dix dernières années, notre majorité met en œuvre une approche méthodique et structurée pour une nouvelle stratégie nationale de sécurité qui protège tous les Français.
Oui, assurer la sécurité de tous est une exigence républicaine, car la sécurité est un bien commun. C'est sur ce sujet, monsieur le ministre, que vous avez décidé de rompre avec les pratiques qui instrumentalisaient la sécurité des Français pour mettre sous tension l'ensemble de la société.
C'est sur ce sujet que nos concitoyens apprécieront notre capacité à redonner de la force à la puissance publique.
Vous avez donc décidé, monsieur le ministre, de mobiliser toutes les énergies : celles des forces de police et de gendarmerie, mais également celles des polices municipales, du monde judiciaire, des acteurs de terrain et des collectivités territoriales. Nous réussirons, monsieur le ministre, car toute la chaîne pénale et toute la société seront mobilisées à vos côtés.
Monsieur le ministre, le plan national de lutte contre les cambriolages, que vous avez présenté il y a peu, mobilise ces énergies et ces nouveaux moyens.
Les cambriolages étant en hausse constante depuis 2007, il était impératif de prendre ce problème à bras-le-corps pour répondre à certaines filières mafieuses qui polluent la vie de nos concitoyens dans les villes et les campagnes.
Mes chers collègues, après une décennie d'instrumentalisation, la politique de sécurité est redevenue une affaire républicaine.
Pouvez-vous, monsieur le ministre, nous rappeler comment le Gouvernement agit chaque jour pour renforcer la sécurité des Français ? Je vous remercie.