François de Rugy…pour créer les conditions du dialogue et de l'apaisement en suspendant la taxe poids lourds puis en faisant procéder au démontage d'un portique par les services de l'État.
Dans cette voie de l'apaisement et du dialogue, monsieur le Premier ministre, nous vous avons soutenu. Cela doit permettre de définir ensemble des solutions durables tant pour la crise bretonne que pour la mise en œuvre d'une taxe poids lourds dont tout le pays, et singulièrement la Bretagne, a besoin pour financer les infrastructures ferroviaires tant attendues.
Mais une nouvelle étape a été franchie hier avec cet ahurissant ultimatum. Le comble, c'est de voir qu'un mouvement qui se revendique comme une mobilisation de défense des contribuables se traduit par des centaines de milliers d'euros d'argent public qui partent en fumée dans des incendies de portiques. C'est insupportable. Les Français, et particulièrement les Bretons, n'acceptent pas cette dérive qui n'a plus rien à voir avec le droit de manifester.
Il est particulièrement choquant que des élus, y compris sur ces bancs, refusent de condamner de tels actes. Porter un bonnet rouge n'autorise pas tout !
Monsieur le Premier ministre, pouvez-vous nous dire quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour mettre en œuvre tout à la fois le dialogue et le respect de la loi ?