Gisèle BiémouretMadame la ministre des affaires sociales et de la santé, alors que nous entamons à l'Assemblée la deuxième lecture de la réforme des retraites, nous voulons vous redire notre fierté de porter cette réforme équilibrée et juste qui va permettre de consolider notre système de retraites par répartition.
Pour réussir cette réforme issue de la mobilisation des partenaires sociaux, plusieurs leviers ont été actionnés. Ils permettent de répartir l'effort entre les différentes catégories de financeurs et de bénéficiaires du système de retraites.
Oui, des efforts doivent être fournis pour empêcher la dérive financière de notre système de retraite. Sans réforme, le déficit du système aurait atteint vingt milliards d'euros en 2020. Ne rien faire aurait été une faute. Ne rien faire aurait signifié que l'on menaçait la solidarité intergénérationnelle à laquelle les Français sont attachés depuis la Libération.
Madame la ministre, le Gouvernement apporte la preuve qu'il est possible de réformer notre pays sans le brusquer et sans le brutaliser. Quel changement par rapport à vos prédécesseurs !
Votre réforme est porteuse de grandes avancées sociales : réduction des inégalités entre les femmes et les hommes, meilleure prise en compte des temps partiels, intégration facilitée des trimestres d'apprentissage et d'étude, appréciation de certaines retraites agricoles. Votre réforme corrige les inégalités dans l'accès à la retraite.
Et surtout, nous engageons le grand chantier de la pénibilité. Les travailleurs les plus sollicités physiquement vont bénéficier d'une réduction de leur durée de cotisation et d'un accès privilégié à la formation professionnelle. C'est une avancée considérable, dont nous sommes tous très fiers.
Madame la ministre, pouvez-vous nous rappeler quelle ambition anime le Gouvernement dans la conduite de votre réforme des retraites ?