Rémi PauvrosMais nous devrons, dès que la croissance retrouvée le permettra, envoyer aux professeurs des écoles un signe fort concernant leur statut et leur rémunération. C'est pour cela que vous avez ouvert le débat sur le métier d'enseignant. Ainsi, nous ferons en sorte qu'ils soient tous respectés dans leur fonction.
Cherchons à mobiliser, comme le conseil municipal de Maubeuge, qui a décidé, à l'unanimité, de mettre en place cette réforme dès cette année pour les 3 500 enfants concernés. Vous avez apporté 137 euros pour chacun d'entre eux, la commune 53 euros alors qu'à ma connaissance ma commune est loin d'être la plus riche de France !
Améliorons le dispositif, en particulier pour les classes maternelles dont je dois rappeler ici que l'existence même fut mise en cause par le précédent gouvernement.
« Écoutons ce que les enfants ont à nous dire » : c'est le message que l'UNICEF, dont la présidente est Mme Barzach, a rendu public hier sur la base d'une remarquable enquête qui nous confirme qu'un enfant sur cinq vit en situation sociale précaire en France.
Déjà, l'auteur de Du contrat social nous le disait : « L'enfance a des manières de voir, de penser, de sentir qui lui sont propres. Rien n'est moins sensé que d'y vouloir substituer les nôtres ».
Comment pensez-vous, monsieur le ministre, vous appuyer sur l'expérience des acteurs de votre réforme pour la rendre plus efficace, et pour améliorer encore et toujours ce vaste chantier ?