Arnaud Montebourg, ministre . …fait l'objet des attentions les plus directes de la part du Gouvernement.
Il n'est pas nécessaire de crier dans les micros pour obtenir des résultats dans les renégociations de plans sociaux. Ainsi, en ce qui concerne Sanofi, un accord – une sorte de paix des braves – vient d'être signé entre la direction et les syndicats au sujet du site de Toulouse, qui avait été rayé de la carte par le groupe – et je pourrais vous donner bien d'autres exemples.
En dépit du ton provocateur de votre question, je veux vous répondre sérieusement, monsieur le député, en vous disant la chose suivante : quand le groupe Kering-Pinault a décidé de se désengager de La Redoute, nous l'avons déploré mais n'avons pu que prendre acte du choix de ses dirigeants : comme vous le savez, les socialistes ne sont pas propriétaires de La Redoute, que ce soit dans le Nord ou ailleurs.
Nous avons demandé aux actionnaires et aux repreneurs de réduire au maximum le nombre de personnes obligées de subir la perte de leur emploi. Nous leur avons demandé de mettre sur la table les millions nécessaires pour payer les préretraites, pour permettre le départ volontaire au lieu du licenciement contraint. Cette négociation, elle commence avec les partenaires sociaux et les syndicats, mais aussi avec les élus locaux. Je veux rendre hommage à Martine Aubry et à l'ensemble des élus du territoire qui se sont battus à nos côtés et sans qui nous n'aurions peut-être pas obtenu cette réduction du nombre de départs contraints.
Pour conclure, je veux lancer un appel aux nouveaux dirigeants : qu'ils comprennent bien ce que signifie La Redoute. Ils ont le désir de relancer La Redoute : nous aussi ! Ils ont le désir de revenir à la rentabilité : nous aussi ! Mais nous ne voulons pas que le territoire du Nord-Pas-de-Calais paie trop cher le prix de la restructuration, et nous y veillerons !