Yannick MoreauMonsieur le président, M. Vidalies a oublié de préciser tout à l'heure qu'un numéro du Canard enchaîné du mois de décembre avait déjà popularisé l'information sur l'affaire Peillon.
Ma question s'adresse à Mme le garde des sceaux, ministre d'une justice en crise.
Alors que l'insécurité explose, ce qui est la conséquence du climat de laxisme pénal que vous cultivez, madame la ministre, notre institution judiciaire, exsangue, est bien malmenée et souffre à son tour d'un réel problème d'exemplarité en son sommet.
Le 2 mai 2012, que n'avions-nous pas entendu : « Moi Président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire. » « Moi Président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante. » « Moi Président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas entrer en conflit d'intérêts. »
Deux ans après, les mots se sont envolés et avec eux la « République exemplaire ».