Bernard Cazeneuve, ministre délégué . …peut produire de chimiquement le plus pur ! Vraiment, on peut difficilement faire mieux dans la manipulation du bobard assumé ! Je voudrais reprendre la plupart des propos que vous avez tenus : d'abord, vous indiquez que la Cour des comptes nous morigène de la pire manière, qu'elle nous vilipende en raison des résultats que nous n'aurions pas obtenus. Permettez-moi, en quelques mots, de vous rappeler les vôtres ! Après avoir été au pouvoir pendant dix ans, vous nous avez laissé une situation dans laquelle la dette a explosé ! Jamais, au cours du précédent quinquennat, les déficits n'ont été inférieurs à 5 % ! Jamais vous n'avez été capables de maîtriser les dépenses publiques qui, lorsque vous étiez en situation de responsabilité, ont augmenté de 170 milliards !
Vous parlez de matraquage fiscal : laissez-moi vous rappeler quelques chiffres ! En 2012, vous avez prélevé sur les Français, dans la plus grande injustice fiscale, 20 milliards d'euros, en mettant fin à l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu, en matraquant les veuves et les personnes âgées de notre pays, en supprimant la demi-part des veuves ! En 2012, Mme Pécresse en a ajouté 13 milliards, ce qui vous qualifie tout à fait pour parler de matraquage fiscal : vous connaissez la science ! Pendant des années, vous avez tenu la matraque, et vous avez toujours tapé sur les mêmes têtes ! Alors quand on a un tel bilan, quand on a eu de telles pratiques, on se dispense de parler avec autant d'arrogance et d'agressivité à l'égard d'un Gouvernement qui redresse les comptes publics parce que les déficits diminuent ; qui maîtrise la dépense publique parce qu'il a divisé par quatre le rythme de son augmentation ; qui maîtrise les comptes sociaux parce que les déficits des comptes sociaux diminuent ! Ce travail, nous allons le poursuivre pour redresser la France que vous avez abaissée, et nous allons le poursuivre pour donner aux Français un discours de vérité !