Manuel Valls, ministre . Ce travail a été effectué – vous l'avez rappelé – sous le contrôle du Conseil d'État. Le Gouvernement n'a, en l'espèce, qu'un seul guide : le respect de l'égalité du suffrage et du droit. Enfin, j'ai cru comprendre que vous comptiez organiser de façon industrielle le dépôt de recours, puisque vous avez parlé de centaines de procédures. Je vous le dis clairement : je ne suis pas sûr, monsieur Bussereau, que ce soit la bonne stratégie. On n'a jamais intérêt à s'opposer au droit et à prendre la justice en otage. Pour ces raisons, je suis d'une très grande sérénité : je pense que les élections cantonales auront bien lieu en 2015. Vous êtes en train de semer le doute ; attendons la décision du Conseil d'État et soyons respectueux des procédures. Cela dit, monsieur Bussereau, je voudrais vous poser à mon tour une question. Vous parliez des Français. Eh bien, comment allez-vous leur expliquer que vous, en tant que président de conseil général, vous défendez les départements, alors que le président de votre formation demande leur suppression ?