Véronique BesseMa question s'adresse à Mme la ministre de la santé.
Madame la ministre, vous avez annoncé la semaine dernière devant nos collègues du Sénat que les dépenses de l'aide médicale d'État avaient fortement dépassé vos prévisions en 2013, en raison notamment d'une forte poussée du nombre de bénéficiaires, de 10,2 %, une surprise qui n'en est pas une puisque, avec ses prévisions sur la croissance, la baisse du nombre de chômeurs et j'en passe, le Gouvernement nous a habitués à un certain amateurisme.
Ce fort dépassement, vous l'avez souligné vous-même, représente une augmentation de 156 millions d'euros par rapport à l'objectif que vous aviez fixé. Ainsi, les soins de ville et les frais d'hospitalisation ont subi des hausses spectaculaires. Vous l'admettez, vous n'aviez pas anticipé une augmentation aussi forte. Permettez-moi de le déplorer.
C'est un nouvel échec de la politique du Gouvernement. C'est l'échec renouvelé de votre mauvaise gestion d'un dispositif d'État très difficile à contrôler, qui entraîne un véritable dérapage des dépenses.
La France doit certes venir en aide à ceux qui sont dans le besoin mais, dans ces circonstances, comment ne pas voir cela comme un véritable appel d'air à l'immigration illégale et aux drames humains qu'elle implique ? Surtout, comment expliquer cette dérive aux contribuables français, pour qui cette situation n'est plus supportable, eux à qui l'on demande de faire toujours plus d'efforts ?
Depuis votre arrivée au Gouvernement, aucune mesure sérieuse n'a été mise en place pour stopper cette inflation. Notre pays n'a pas les moyens d'une telle dérive financière. À l'heure où vous nous parlez sans cesse de maîtrise des dépenses publiques, ma question est double : quelles solutions mettez-vous en place pour arrêter cette spirale, et où allez-vous trouver l'argent pour combler ce trou de 156 millions d'euros ?