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📜Proposition de loi visant à accorder le versement des allocations familiales dès le premier enfant
Édouard Bénard
22 avr. 2025

🖋️Amendements examinés : 100%
2 Adoptés12 Irrecevables
2 Rejetés
1 Non soutenus
1 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Sylvie Dezarnaud
24 mai 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Dans le cadre de son rapport annuel, la Caisse nationale des allocations familiales rend compte des conséquences de l’attribution des allocations familiales dès le premier enfant sur la réduction de la précarité familiale, afin d’évaluer les effets de cette mesure et d’ajuster les politiques familiales. »

🖋️Adopté
Jérôme Guedj
19 mai 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport détaillant les pistes de réforme des allocations familiales. Ce rapport évalue plus largement l’opportunité et la faisabilité d’une réforme plus globale des allocations familiales visant l’universalité de leur accès, sans occasionner une diminution du montant des allocations. Il étudie également les pistes de financement de cette réforme, parmi lesquelles une abrogation de la réduction appliquée sur les cotisations d’allocations familiales pour les salaires les plus élevés et une réforme du quotient familial.

🖋️Irrecevable
Angélique Ranc
24 mai 2025
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l'article 1er, insérer l'article suivant :

I. – Le I de l’article 194 du code général des impôts est ainsi modifié :

1° Les sixième à dernière lignes de la seconde colonne du tableau du deuxième alinéa sont ainsi rédigées :

«

2,5
3,5
3,5
4,5
4,5
5,5
5,5
6,5
6,5

».

2° Le a est ainsi modifié :

a) Les mots : « chacun des deux premiers » sont remplacés par les mots : « le premier » ;

b) Le mot : « troisième » est remplacé par le mot : « deuxième ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

🖋️Irrecevable
Justine Gruet
23 mai 2025

Rédiger ainsi cet article :

« I. – L'article L. 521‑1 du code de la sécurité sociale est ainsi rédigé : 

« Une allocation familiale unique est versée mensuellement pour chaque enfant mineur à charge ouvrant droit aux prestations familiales au sens de l’article L. 512‑1, sans condition de ressources. Son montant est déterminé par décret et révisé annuellement, en fonction de l’évolution annuelle de l’indice des prix à la consommation hors tabac. Cette allocation se substitue aux prestations suivantes : allocations familiales, allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant, allocation de rentrée scolaire et toute autre prestation familiale. Elle n’affecte pas le bénéfice du quotient familial prévu à l’article 194 du code général des impôts. ». 

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« III. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable
Justine Gruet
23 mai 2025

Rédiger ainsi cet article :

« I. – L’article L. 521‑1 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié : 

« 1° Au premier alinéa, le mot : « deuxième » est remplacé par le mot : « premier » ; 

« 2° Le troisième alinéa est supprimé ; 

« 3° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les allocations familiales sont versées sans condition de ressources. »

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« III. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Non soutenu
Sylvie Dezarnaud
24 mai 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« La mise en œuvre de l’attribution des allocations familiales dès le premier enfant est progressive et débute par les territoires ruraux, insulaires et montagneux, où la précarité des familles est la plus marquée. Les modalités de cette mise en œuvre progressive sont déterminées par décret. »

🖋️Rejeté
Angélique Ranc
24 mai 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Le présent article s’applique aux familles dont au moins l’un des deux parents est de nationalité française. »

🖋️Irrecevable
Thibault Bazin
22 mai 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – Le dernier alinéa de l’article L. 755‑12 du code la sécurité sociale est supprimé. »

🖋️Irrecevable
Katiana Levavasseur
23 mai 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Les allocations familiales sont versées sans condition de ressources. »

🖋️Irrecevable
Angélique Ranc
24 mai 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l'article 1er, insérer l'article suivant :

I. – Au premier alinéa du 2. du I. de l’article 197 du code général des impôts, le montant : « 1 791 € » est remplacé par le montant : « 2 000 € ».

II. – Après le premier alinéa du 2. du I. de l’article 197 du code général des impôts, insérer l'alinéa suivant :

« Le seuil de la réduction d'impôts mentionné au premier alinéa du 2. du I. de l’article 197 du même code est indexé, chaque année, sur la prévision de l'indice des prix à la consommation, hors tabac, dans les conditions prévues à l'article L. 161-25 du chapitre Ier du titre VI du livre I du Code de la sécurité sociale. ».

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

🖋️Irrecevable
Thibault Bazin
22 mai 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Le troisième et le dernier alinéas de l’article L. 521‑1 du code de la sécurité sociale sont supprimés.

II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale résultant du I du présent article est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Angélique Ranc
24 mai 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l'article 1er, insérer l'article suivant:

Le chapitre 1er du titre II du livre V du code de la sécurité sociale est complété par un article L. 521‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 521‑4. – La fraude avérée à l’allocation familiale engendre la suspension immédiate du versement de cette prestation et son remboursement.

« Le fait de se rendre coupable, sciemment, de fraude ou de fausse déclaration pour obtenir ou pour faire obtenir l’allocation familiale est puni d’une amende dont le montant correspond au quintuple de l’allocation indûment versée, sans préjudice des peines résultant, le cas échéant, de l’application d’autres lois.

« En cas de récidive, le contrevenant est privé de son droit à l’allocation pour une durée de cinq ans. Cette privation de droit devient définitive à la seconde récidive. »

🖋️Irrecevable
Angélique Ranc
24 mai 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l'article 1er, insérer l'article suivant :

I. Le chapitre Ier du titre II du livre V du code de la sécurité sociale est complété par un article L. 521-4 ainsi rédigé :

« Art. L. 521-4 – En cas de décision définitive prononçant une peine ou une mesure éducative autre que le placement à l’égard d’un enfant à charge déclaré coupable, comme auteur ou complice, d’un crime, il est mis fin au versement des allocations familiales pour la part que l’enfant représente.

« En cas de décision définitive prononçant une peine ou une mesure éducative autre que le placement à l’égard d’un enfant à charge déclaré
coupable, comme auteur ou complice, d’un délit puni d’au moins deux ans d’emprisonnement, le versement des allocations familiales, pour la part que l’enfant représente, est suspendu pour une durée de vingt-quatre mois. 

« Dans l’hypothèse mentionnée à l’alinéa précédent, lorsque l’enfant à charge fait l’objet d’une condamnation définitive à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à deux ans, le versement des allocations familiales, pour la part que l’enfant représente, est suspendu pour toute la durée de la peine prononcée.

« Le représentant de l’État dans le département reçoit communication par le ministère public des décisions prévues aux trois premiers alinéas du présent article. Il prend par arrêté la décision de suppression ou de suspension du versement des allocations familiales, pour la part que l’enfant représente, après que la personne qui en assume la charge effective et permanente a été mise à même de présenter des observations dans les conditions prévues à l’article L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration. Cet arrêté peut faire l’objet d’un recours de plein contentieux devant le tribunal administratif qui statue en premier et dernier ressort.

« La décision de suppression ou de suspension ne peut intervenir lorsque la personne qui assume la charge effective et permanente de l’enfant établit qu’elle a tenté d’empêcher celui-ci de commettre l’infraction à l’origine de la peine ou de la mesure éducative autre que le placement.« L’arrêté prévu au quatrième alinéa est notifié à la Caisse nationale d’allocations familiales et aux caisses d’allocations familiales qui doivent
l’exécuter sans délai. »

II. Le dernier alinéa de l’article L. 113-2 du code de la justice pénale des mineurs est remplacé par quatre alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque le placement prend fin :

« – si le mineur a fait l’objet de cette mesure en vertu d’une décision l’ayant déclaré coupable, comme auteur ou complice, d’un crime, il est mis
fin au versement des allocations familiales pour la part qu’il représente ;

« – si le mineur a fait l’objet de cette mesure en vertu d’une décision l’ayant déclaré coupable, comme auteur ou complice, d’un délit puni d’au
moins deux ans d’emprisonnement, le versement des allocations familiales est suspendu pour une durée de vingt-quatre mois couvrant la durée du placement.

« Les quatrième à sixième alinéas de l’article L. 521-4 du code de la
sécurité sociale sont applicables. »

🖋️Rejeté
Thibault Bazin
22 mai 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport détaillant les pistes de réforme des allocations familiales en distinguant celles relevant de la politique familiale et celles, éventuellement complémentaires, relevant de la politique sociale. Ce rapport évalue le coût et les modalités d’une revalorisation des allocations familiales pour que celles-ci soient réellement universelles et versées pour chaque enfant. En parallèle, il étudie le coût et les modalités de mesures sociales de compensation de ce que pourraient perdre certaines familles relativement à la revalorisation suscitée. Il étudie enfin l’opportunité de financer ces scénarios par une réforme du quotient familial, sans que celle-ci n’entraîne ni sa diminution ni son plafonnement.

🖋️Irrecevable
Thibault Bazin
22 mai 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai d'un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de fusionner l’ensemble des prestations familiales en une prestation unique. Le rapport s'attachera à distinguer les prestations relevant du levier social de celles relevant du levier familial.

🖋️Irrecevable
Thibault Bazin
22 mai 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai d'un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport étudiant l'opportunité et le coût de l'éventuelle abrogation du conditionnement sur ressources du versement des allocations familiales.

🖋️Irrecevable
Louis Boyard
23 mai 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le coût et les modalités d’une suppression de la modulation du montant des allocations familiales selon les revenus du foyer.

🖋️Tombé
Louis Boyard
23 mai 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport détaillant les pistes de réforme des allocations familiales. Il évalue le coût et les modalités d’une revalorisation des allocations familiales, afin qu’elles soient réellement universelles et versées à chaque enfant, sans occasionner une diminution du montant des allocations pour les familles nombreuses. Il étudie l’opportunité de financer ces scénarios par une réforme du quotient familial.

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 3min.

Mesdames, Messieurs,

La compensation des charges financières induites par la présence d’enfants au sein d’un ménage est historiquement la finalité première du dispositif français de politique familiale.

Dans ce cadre, il apparaît pour le moins incongru que les allocations familiales, qui visent précisément à soutenir financièrement les familles en ce qui concerne l’entretien et l’éducation des enfants, ne soient accordées qu’à partir du deuxième enfant.

Selon un sondage réalisé en 2023 par Opinion Way sur le désir d’enfant pour l’observatoire des familles du réseau Unaf qui anime les réseaux des Unions régionales des associations familiales (Uraf) et des Unions départementales des associations familiales (Udaf), 4 parents sur 10 estiment qu’ils n’ont pas bénéficié d’un soutien suffisant de la politique familiale à l’arrivée de leur premier enfant. Une donnée qui est sensiblement la même quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle du répondant.

Selon cette même étude, le fait d’avoir assez d’argent est particulièrement déterminant pour les personnes « sans enfant » (61 %), un critère financier en nette progression depuis la précédente étude réalisée en 2012.

Il est en effet indéniable que l’arrivée d’un enfant suscite des besoins à couvrir en matière d’entretien et d’éducation et qu’à ce titre, la première naissance a, autant que les suivantes, des conséquences directes et indirectes sur le niveau de vie du foyer. Dès 2011, une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) montrait ainsi que « La naissance provoque en moyenne un « décrochage » du niveau de vie par rapport à celui du reste de la population : les ménages concernés perdent 2 à 11 % de leur niveau de vie entre l’année précédant la naissance et celle lui succédant immédiatement » ([1]). Des études plus récentes montrent les effets indirects, mais bien réels, d’une naissance sur les ressources du foyer s’agissant notamment de la trajectoire professionnelle des mères ; ainsi, selon une étude datant de 2019, cinq ans après l’arrivée d’un enfant, le revenu salarial des femmes diminuerait de 25 % ([2]).

En outre, les familles composées d’un enfant unique sont de plus en plus nombreuses. Elles représentaient 36,2 % des familles en 2020 ([3]). Et cette nouvelle configuration des familles pourrait être durable au regard de la baisse de la fécondité constatée depuis 2010 et qui a atteint en 2024 son plus bas niveau depuis un siècle, à hauteur de 1,62 enfant par femme.

De surcroît, parmi les évolutions notables de la structure familiale en France, figure l’émergence croissante des familles monoparentales, qui n’ont souvent qu’un seul enfant et qui sont particulièrement marquées par des conditions de vie plus précaires que les autres familles, et qui représentent désormais une famille sur quatre (25,9 % de l’ensemble des familles en 2021 contre 9,4 % en 1975) ([4]).

Enfin, au regard d’une pauvreté infantile qui ne cesse dangereusement de croître et qui concerne aujourd’hui un enfant sur cinq, le dispositif des allocations familiales appelle urgemment à être renforcé.

Dans ce contexte, les auteurs de la présente proposition de loi considèrent qu’il est temps d’accorder le bénéfice des allocations familiales dès le premier enfant, comme cela est déjà le cas pour les territoires dits « d’Outre‑Mer ».

Il s’agit d’une nécessité sociale et économique.

Il s’agit également d’une mesure de justice sociale en permettant que chaque famille bénéficie du soutien de notre politique familiale.

Il s’agit, enfin, d’une mesure de cohérence avec notre système de politique familiale qui, pour demeurer ambitieux et à hauteur de ses missions, doit s’accorder aux évolutions sociales et sociétales de notre pays.

En d’autres termes, et en écho à des remarques formulées par la Cour des comptes, accorder les allocations familiales dès le premier enfant permet de resituer les allocations familiales comme une compensation partielle du coût de l’enfant, assise sur le principe selon lequel il est légitime que le coût financier relatif à l’entretien et à l’éducation des enfants soit partagé entre les familles elles‑mêmes et la solidarité nationale, dans la mesure où les enfants participent pleinement de l’avenir de la société.

En conséquence, l’article 1er de la proposition de loi propose d’étendre le bénéfice des allocations familiales aux parents d’au moins un enfant. L’article 2 constitue le gage de la proposition de loi.

Notes

([1])  Insee, « L’effet d’une naissance sur le niveau de vie du ménage », Jean–François Eudeline, Bertrand Garbinti, Pierre Lamarche, Dorian Roucher, Magda Tomasini, 4 mai 2011.

([2])  Insee, « Entreprises, enfants : quels rôles dans les inégalités salariales entre femmes et hommes ? » publiée le 10 octobre 2019.

([3])  Insee, « Les familles en 2020 », 13 septembre 2021.

([4])  Familles avec au moins un enfant de moins de 25 ans, en France métropolitaine.

[(1)](1) Ce groupe est composé de : M. Édouard BÉNARD, Mme Soumya BOUROUAHA, M. Julien BRUGEROLLES, M. Jean-Victor CASTOR, Mme Elsa FAUCILLON, Mme Émeline K/BIDI, Mme Karine LEBON, M. Jean-Paul LECOQ, M. Frédéric MAILLOT, M. Emmanuel MAUREL, M. Yannick MONNET, M. Marcellin NADEAU, M. Stéphane PEU, Mme Mereana REID ARBELOT, M. Davy RIMANE, M. Nicolas SANSU, M. Emmanuel TJIBAOU.

Article 1

Au premier alinéa de l’article L. 521‑1 du code de la sécurité sociale, le mot : « deuxième » est remplacé par le mot : « premier ».

Article 2

La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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