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📜Proposition de loi visant à protéger les mineurs isolés et à lutter contre le sans-abrisme
Emmanuel Grégoire
28 oct. 2025

🖋️Amendements examinés : 100%
9 Adoptés21 Rejetés
17 Irrecevables
3 Non soutenus
17 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Emmanuel Grégoire
8 déc. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« Le chapitre Ier du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié : 

« 1° Après la deuxième phrase de l’article L. 221‑2‑2, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Les personnes mentionnées au II bis de l’article L. 221‑2‑4 du présent code sont prises en compte dans la détermination de ces objectifs. » ;

« 2° L’article L. 221‑2‑4 est ainsi modifié : 

« a) Après le II, il est inséré un II bis ainsi rédigé :

« II bis. – Lorsqu’une personne qui n’a pas été reconnue comme mineure ou en situation d’isolement saisit l’autorité judiciaire en application de l’article 375 du code civil, les effets de la décision mentionnée à l’avant-dernier alinéa du II du présent article sont suspendus jusqu’à l’intervention d’une décision juridictionnelle définitive. 

« Durant cette période, l’accueil provisoire d’urgence prévu au I est maintenu. » ;

« b) À la fin du III, les mots : « du présent article » sont supprimés. »

🖋️Adopté
Danielle Simonnet
29 nov. 2025

Avant l’alinéa 1, ajouter les deux alinéas suivants : 

« I A. – Le I de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Il procède à sa scolarisation en application des articles L. 111‑1, L. 122‑1‑1 et L. 131‑1 du code de l’éducation ».

🖋️Adopté
Emmanuel Grégoire
2 déc. 2025

I. – À l’alinéa 1, substituer à la référence : 

« IV »

la référence : 

« II ». 

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer à la référence : 

« IV bis »

la référence : 

« II bis ». 

II. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 2 : 

« II bis. – Lorsqu’une personne n’a pas été évaluée mineure ou en situation d'isolement et saisit l’autorité judiciaire en application de l’article 375 du code civil, les effets de la décision mentionnée à l’avant-dernier alinéa du II du présent article sont suspendus jusqu’à l’intervention d’une décision juridictionnelle définitive. »

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« II. – À la fin du III de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « du présent article » sont supprimés. »

🖋️Adopté
Emmanuel Grégoire
2 déc. 2025

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« du présent article ». 

🖋️Adopté
Louis Boyard
8 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le I de l’article L. 221‑2‑4 du code d’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Il procède à sa scolarisation en application des articles L. 111‑1, L. 122‑1 et L. 131‑1 et L. 114‑1 du code de l’éducation. »

🖋️Adopté
Elsa Faucillon
8 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le I de l’article L. 221‑2‑4 du code d’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Il procède à sa scolarisation en application des articles L. 111‑1, L. 122‑1 et L. 131‑1 et L. 114‑1 du code de l’éducation. »

🖋️Adopté
Danielle Simonnet
4 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Les trois derniers alinéas de l’article 388 du code civil sont remplacés par quatre alinéas ainsi rédigés :

« En cas de doute sur la minorité de l’intéressé, il ne peut être procédé à une évaluation de son âge à partir :

« 1° D’un examen radiologique osseux ;

« 2° D’un examen dentaire ;

« 3° D’un examen du développement pubertaire des caractères sexuels primaires et secondaires.

🖋️Adopté
Marie Mesmeur
8 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Les trois derniers alinéas de l’article 388 du code civil sont remplacés par quatre alinéas ainsi rédigés :

« En cas de doute sur la minorité de l’intéressé, il ne peut être procédé à une évaluation de son âge à partir :

« 1° D’un examen radiologique osseux ;

« 2° D’un examen dentaire ;

« 3° D’un examen du développement pubertaire des caractères sexuels primaires et secondaires.

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
28 nov. 2025

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Fabien Di Filippo
3 déc. 2025

Supprimer cet article.

🖋️Irrecevable
Marie Mesmeur
28 nov. 2025
🖋️Rejeté
Christelle D'Intorni
7 déc. 2025

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Emmanuel Grégoire
2 déc. 2025

Avant l’alinéa 1, ajouter l’alinéa suivant : 

« I A. – Après la deuxième phrase de l’article L. 221‑2‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré une phrase ainsi rédigée : « Les personnes mentionnées au II bis de l’article L. 221‑2‑4 du présent code sont prises en compte dans la détermination de ces objectifs. »

🖋️Irrecevable
Danielle Simonnet
28 nov. 2025
🖋️Irrecevable
Danielle Simonnet
29 nov. 2025
🖋️Rejeté
Marie Mesmeur
28 nov. 2025

Avant l’alinéa 1, ajouter les deux alinéas suivants : 

« I. A. – Après l'avant-dernier alinéa du II de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des famille, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« La reconnaissance de la majorité d’une personne se déclarant mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille ne peut intervenir qu’après que le président du conseil départemental a engagé et mené à leur terme l’ensemble des démarches de reconstitution de l’état civil prévues par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur, y compris en liaison avec les autorités consulaires du pays d’origine de la personne concernée, aux fins de vérifier son identité et sa situation civile. »

🖋️Rejeté
Louis Boyard
28 nov. 2025

Avant l’alinéa 1, ajouter les deux alinéas suivants : 

« I A. – Après l’avant-dernier alinéa du II de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des famille, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« La durée minimale des entretiens conduits dans le cadre de l’évaluation de la minorité est déterminée par décret en Conseil d’État, en vue d’assurer une procédure approfondie, conforme à l’intérêt supérieur de l’enfant et garantissant une appréciation complète des éléments permettant de statuer sur la minorité de la personne. »

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
27 nov. 2025

Avant l’alinéa 1, ajouter les deux alinéas suivants : 

« I A. – Le dernier alinéa du II de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigé : 

« Si la personne se présentant comme mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille s’oppose au recueil de ses empreintes, elle est considérée comme majeure et ne peut bénéficier des dispositions prévues pour les mineurs non accompagnés. »

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
28 nov. 2025

I. – Après le mot : 

« contestation », 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 : 

« ne peut avoir un effet suspensif que si la personne accepte de se soumettre à un test de minorité. » 

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 3. 

🖋️Rejeté
Théo Bernhardt
29 nov. 2025

Compléter l’alinéa 2 par les mots et la phrase suivante : 

« , et au plus tard dans un délai de six mois à compter de la contestation. À l’expiration de ce délai, si aucune décision judiciaire définitive n’a été rendue, l’accueil provisoire d’urgence prend fin. »

🖋️Rejeté
Théo Bernhardt
29 nov. 2025

Compléter l’alinéa 3 par les deux phrases suivantes :

« Le maintien de l’accueil provisoire d’urgence est subordonné à la participation effective de la personne concernée aux démarches de reconstitution de son état civil et à sa coopération loyale avec les services sociaux. En cas de manquement grave ou répété à ces obligations, constaté par une décision motivée du président du conseil départemental après audition de l’intéressé assisté, le cas échéant, d’un interprète et d’un avocat, l’accueil provisoire d’urgence est suspendu. »

🖋️Irrecevable
Théo Bernhardt
29 nov. 2025
🖋️Rejeté
Marie Mesmeur
8 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Avant le dernier alinéa du II de l’article L. 221‑2-4 du code de l’action sociale et des famille, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« La durée minimale des entretiens conduits dans le cadre de l’évaluation de la minorité est déterminée par décret en Conseil d’État, en vue d’assurer une procédure approfondie, conforme à l’intérêt supérieur de l’enfant et garantissant une appréciation complète des éléments permettant de statuer sur la minorité de la personne. »

🖋️Non soutenu
Fabien Di Filippo
3 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le dernier alinéa du II de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigé : 

« Si la personne se présentant comme mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille s’oppose au recueil de ses empreintes, elle est considérée comme majeure et ne peut bénéficier des dispositions prévues pour les mineurs non accompagnés. »

🖋️Rejeté
Christelle D'Intorni
7 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le II de l’article L. 221‑2-4 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les organismes et associations participant à la mise à l’abri, à l’accompagnement ou à l’évaluation des mineurs non accompagnés sont tenus de transmettre à l’État toute information utile à la vérification de l’identité ou de la situation de ces personnes. En cas de manquement grave ou répété, l’autorité administrative peut prononcer la suspension de l’agrément ou de l’autorisation de l’établissement ou du service concerné. »

🖋️Rejeté
Louis Boyard
8 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le IV de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des famille est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« La reconnaissance de la majorité d’une personne se déclarant mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille ne peut intervenir qu’après que le président du conseil départemental a engagé et mené à leur terme l’ensemble des démarches de reconstitution de l’état civil prévues par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur, y compris en liaison avec les autorités consulaires du pays d’origine de la personne concernée, aux fins de vérifier son identité et sa situation civile. »

🖋️Irrecevable
Danielle Simonnet
4 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Après le premier alinéa du II de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Le procureur de la République, avisé immédiatement par le président du conseil départemental, lui désigne sans délai un administrateur ad hoc. Celui-ci assiste le mineur et assure sa représentation dans le cadre des procédures administratives et juridictionnelles relatives à l’évaluation de sa minorité et de son isolement. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. 

🖋️Irrecevable
Danielle Simonnet
4 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le I de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Il procède à sa scolarisation dans les conditions prévues par les articles L. 111‑1, L. 114‑1, L. 122‑1, L. 122‑1‑1 et L. 131‑1 du code de l’éducation, afin de garantir l’accès effectif au droit à l’éducation, la continuité du parcours scolaire, le respect du socle commun de connaissances, de compétences et de culture ainsi que l’inclusion des enfants en situation de handicap. »

🖋️Irrecevable
Danielle Simonnet
4 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Après le 5°, il est inséré un 6° ainsi rédigé :

« 6° Les mineurs émancipés ou les jeunes majeurs ayant bénéficié d’une prise en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance ou par les services de la protection judiciaire de la jeunesse avant leur majorité, en situation de rupture familiale ou qui ne bénéficient pas d’un soutien matériel et moral de la famille ou qui ne disposent ni de ressources financières, ni d’un logement ou d’un hébergement sécurisant.

« Une prise en charge leur est obligatoirement proposée par les services de l’aide sociale à l’enfance pendant au moins vingt-quatre mois après leur majorité. Cette prise en charge vise notamment à aider le jeune majeur à préserver du lien social et à accéder aux droits, notamment au logement, au travail, à la santé, à des ressources financières ainsi qu’à des régularisations de la situation administrative. » ;

2° L’avant dernier alinéa est supprimé.

3° Le dernier alinéa est ainsi modifié :

a) Les mots : « au 5° et » sont supprimés ;

b) À la fin, les mots : « l’année scolaire ou universitaire engagée » sont remplacés par les mots : « le cursus scolaire ou universitaire engagé »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Danielle Simonnet
4 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Après le premier alinéa de l’article 388 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Toute personne se déclarant mineure bénéficie d’une présomption de minorité. En cas de contestation de minorité, la présomption vaut jusqu’à ce qu’une décision ayant autorité de chose jugée soit rendue. Le doute profite à l’intéressé. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Théo Bernhardt
8 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Le titre II du livre VIII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par un chapitre V ainsi rédigé :

« CHAPITRE V

« Fraudes aux dispositifs de protection de l’enfance

« Art. L. 825. – Le fait, pour toute personne, de conseiller, d’inciter ou d’aider sciemment une personne majeure à se faire passer pour mineure afin de bénéficier frauduleusement des dispositifs de protection de l’enfance est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

« Les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende lorsque l’infraction est commise en bande organisée ou à titre habituel.

« Les personnes morales déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues à l’article 121‑2 du code pénal, des infractions définies au présent article encourent, outre l’amende suivant les modalités prévues à l’article 131‑38 du code pénal, les peines prévues aux 2°, 4°, 5°, 8° et 9° de l’article 131‑39 du même code. »

II. – Après le 21° de l’article 706‑73 du code de procédure pénale, il est inséré un 22° ainsi rédigé :

« 22° Délit de facilitation de fraude aux dispositifs de protection de l’enfance prévu à l’article L. 827‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, lorsqu’il est commis en bande organisée. »

🖋️Irrecevable
Danielle Simonnet
4 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Les éducateurs et éducatrices exerçant en protection de l’enfance bénéficient d’une formation obligatoire portant sur :

1° Les droits fondamentaux des enfants isolés en migration ;

2° Les procédures de régularisation des mineurs non accompagnés.

Cette formation est dispensée dès l’entrée en fonction et régulièrement actualisée afin de garantir une connaissance à jour des droits et dispositifs applicables. 

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Danielle Simonnet
4 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Le président du conseil départemental du lieu où se trouve une personne se déclarant mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille met en place un accueil provisoire d’urgence. Il assure à cette personne la satisfaction de l’ensemble de ses besoins fondamentaux, comprenant notamment l’hébergement, l’alimentation, l’accès aux soins de santé, à l’éducation, à l’accompagnement social et psychologique, ainsi qu’à tout service nécessaire à sa protection et à son développement. 

Il assure aussi un accompagnement obligatoire à la reconstitution de l’état civil et aux démarches consulaires pour les personnes se déclarant mineures et privées temporairement ou définitivement de la protection de leur famille.

 Cet accompagnement comprend notamment :

 1° L’identification, la conservation et la sécurisation des pièces disponibles ;

 2° L’aide à l’acheminement des documents originaux depuis ou vers le pays d’origine, ainsi que leur transmission aux services consulaires compétents ;

 3° La prise de contact avec les autorités d’état civil et les services consulaires du pays d’origine en vue d’obtenir des copies d’actes, un passeport ou une carte consulaire ;

 4° La prise en charge des frais nécessaires à ces démarches incluant envois sécurisés, reproductions, traductions assermentées et, le cas échéant, déplacements vers le consulat ;

 5° L’assistance administrative et juridique pour la constitution des demandes et la transmission des documents aux autorités compétentes.

Le président du conseil départemental désigne un référent chargé de coordonner ces démarches et d’informer la personne de ses droits. 

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Danielle Simonnet
28 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Danielle Simonnet
28 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Louis Boyard
28 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Les trois derniers alinéas de l’article 388 du code civil sont remplacés par quatre alinéas ainsi rédigés : 

« En cas de doute sur la minorité de l’intéressé, il ne peut être procédé à une évaluation de son âge à partir :

« 1° D’un examen radiologique osseux ;

« 2° D’un examen dentaire ;

« 3° D’un examen du développement pubertaire des caractères sexuels primaires et secondaires."

🖋️Irrecevable
Danielle Simonnet
28 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Danielle Simonnet
28 nov. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Hanane Mansouri
8 déc. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Lorsqu’une personne se déclarant mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille conteste une décision de refus de minorité, il est procédé, à la demande de l’autorité administrative ou judiciaire compétente, à un examen médical d’estimation de l’âge comprenant au moins un examen radiologique osseux.

Cet examen est réalisé dans des conditions garantissant le respect de la dignité de la personne et après recueil de son consentement.

Les résultats de cet examen sont versés au dossier d’évaluation de l’âge et pris en compte par l’autorité compétente.

🖋️Tombé
Sandrine Runel
8 déc. 2025

I. – À l’alinéa 1, substituer à la référence : 

« IV »,

la référence : 

« II ». 

II. – En conséquence, au même alinéa 1, substituer à la référence : 

« IV bis »,

la référence : 

« II bis ». 

III. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 2 : 

« II bis. – Lorsqu’une personne qui n’a pas été reconnue comme mineure ou en situation d’isolement saisit l’autorité judiciaire en application de l’article 375 du code civil, les effets de la décision mentionnée à l’avant-dernier alinéa du II du présent article sont suspendus jusqu’à l’intervention d’une décision juridictionnelle définitive. »

IV. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« II. – À la fin du III de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « du présent article » sont supprimés. »

🖋️Tombé
Marine Hamelet
8 déc. 2025

I. – A la fin de l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« , cette contestation suspend les effets de ladite décision jusqu’à ce qu’une décision judiciaire devienne définitive »

les mots :

« l’accueil provisoire d’urgence peut être maintenu durant un mois à partir de la date de la décision ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 3.

🖋️Tombé
Théo Bernhardt
8 déc. 2025

I. – Compléter l’alinéa 2 par les mots : 

« , et au plus tard dans un délai de trois mois à compter de la contestation. »

II. – En conséquence, compléter le même alinéa 2 par la phrase suivante : 

« À l’expiration de ce délai, si aucune décision judiciaire définitive n’a été rendue, l’accueil provisoire d’urgence prend fin. »

🖋️Tombé
Christelle D'Intorni
7 déc. 2025

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« En l’absence de décision judiciaire, la mesure d’accueil provisoire d’urgence prend fin à l’expiration d’un délai de trois mois à compter de la contestation. »

🖋️Tombé
Théo Bernhardt
8 déc. 2025

I. – Compléter l’alinéa 2 par les mots : 

« , et au plus tard dans un délai de six mois à compter de la contestation. »

II. – En conséquence, compléter le même alinéa 2 par la phrase suivante : 

« À l’expiration de ce délai, si aucune décision judiciaire définitive n’a été rendue, l’accueil provisoire d’urgence prend fin. »

🖋️Tombé
Fabien Di Filippo
3 déc. 2025

I. – À la fin de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« suspend les effets de ladite décision jusqu’à ce qu’une décision judiciaire devienne définitive »,

les mots :

« ne peut avoir un effet suspensif que si la personne accepte de se soumettre à un examen d’âge osseux visant à déterminer sa minorité ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 3. 

🖋️Tombé
Marine Hamelet
8 déc. 2025

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante : 

« La suspension est exclue lorsque des incohérences manifestes sont relevées dans l’identité déclarée ou les documents fournis. »

🖋️Tombé
Marine Hamelet
8 déc. 2025

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« La suspension est exclue lorsque l’intéressé refuse de se soumettre à un examen médical destiné à déterminer son âge. »

🖋️Tombé
Christelle D'Intorni
7 déc. 2025

Substituer à l’alinéa 3 les deux alinéas suivants : 

« Durant cette période, le maintien de l’accueil provisoire d’urgence est conditionné à la coopération pleine et entière de l’intéressé aux procédures d’identification et d’évaluation menées par les services compétents. Tout refus caractérisé ou répété peut entraîner la suspension de l’accueil provisoire d’urgence.

« Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret. »

🖋️Tombé
Marie Mesmeur
8 déc. 2025

À la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« l’accueil provisoire d’urgence prévu au I du présent article est maintenu »,

les mots :

« la prise en charge par le département au titre de la protection de l’enfance est maintenu et garantit à l’enfant la satisfaction de l’ensemble de ses besoins fondamentaux, notamment l’accès aux soins et à la prévention en matière de santé, l’accès à l’éducation, l’hébergement, l’accompagnement matériel, éducatif et psychologique adapté à sa situation, ainsi que la continuité et la stabilité de son parcours et la prise en compte primordiale de son intérêt supérieur, conformément aux dispositions des articles L. 221‑1 et L. 112‑3 du code de l’action sociale et des familles ».

🖋️Tombé
Théo Bernhardt
8 déc. 2025

Compléter l’alinéa 3 par les deux phrases suivantes :

« Le maintien de l’accueil provisoire d’urgence est subordonné à la participation effective de la personne concernée aux démarches de reconstitution de son état civil et à sa coopération loyale avec les services sociaux. En cas de manquement grave ou répété à ces obligations, constaté par une décision motivée du président du conseil départemental après audition de l’intéressé assisté, le cas échéant, d’un interprète et d’un avocat, l’accueil provisoire d’urgence est suspendu. »

🖋️Tombé
Théo Bernhardt
8 déc. 2025

Compléter cet article par les deux alinéas suivants : 

« Lorsque des éléments concordants permettent de suspecter qu’une personne bénéficiaire de l’accueil provisoire d’urgence est victime d’un réseau organisé d’aide à l’entrée et au séjour irréguliers ou d’exploitation, le président du conseil départemental en informe sans délai le procureur de la République. Ce dernier peut ordonner toute mesure de protection adaptée et diligenter une enquête.

« Les services départementaux de l’aide sociale à l’enfance signalent au procureur de la République tout indice révélant l’existence d’un réseau organisé, notamment la présence de plusieurs jeunes présentant des récits similaires, des parcours identiques ou des prises en charge coordonnées par les mêmes intermédiaires. »

🖋️Tombé
Jean-Hugues Ratenon
8 déc. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IV ter. – Durant la période de recours mentionnée au IV bis, la personne concernée bénéficie, au titre de la protection de l’enfance, de l’accès à la scolarité, à la formation, aux soins et aux droits sociaux ouverts aux mineurs pris en charge par l’aide sociale à l’enfance. Les conditions d’application du présent V sont précisées par décret en Conseil d’État. »


Article 2
🖋️Adopté
Emmanuel Grégoire
8 déc. 2025

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
28 nov. 2025

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Théo Bernhardt
29 nov. 2025

Rédiger ainsi cet article : 

« Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la situation des personnes sans domicile en France. »

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
28 nov. 2025

À l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« , et en assure la promotion auprès de l’État, des collectivités territoriales, des établissements publics, des fondations et des associations œuvrant dans ce domaine »

les mots : 

« et dont la minorité a été prouvée par la réalisation de tests ».

🖋️Non soutenu
Fabien Di Filippo
3 déc. 2025

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
28 nov. 2025

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Il évalue le nombre de solutions d’hébergement attribuées à des personnes mineures isolées ayant refusé de se soumettre aux tests de minorité et à des étrangers en situation irrégulière. Il précise également le nombre de personnes sous obligation de quitter le territoire bénéficiant d’un hébergement sur le territoire français. Enfin, il s’attache à déterminer le profil des personnes concernées par des refus de leurs demandes d’hébergement d’urgence, sachant que 61 % de ces demandes ne reçoivent pas de réponse positive. Il transmet ces informations à l’État, aux collectivités territoriales, aux établissements publics, aux fondations et aux associations œuvrant dans ce domaine, afin que ceux-ci puissent mieux lutter contre le sans-abrisme en attribuant prioritairement des hébergements aux personnes en situation régulière sur le sol français. »

🖋️Rejeté
Marie Mesmeur
28 nov. 2025

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant : 

« Il formule des recommandations et des propositions en matière de lutte contre le sans-abrisme et de garantie d’un accès à un logement digne adaptées aux réalités et aux besoins de chaque territoire, afin d’orienter et d’initier l’action du Gouvernement et du Parlement. »

🖋️Rejeté
Marine Hamelet
8 déc. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le 5° de l’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles est complété par les mots : « , ainsi que des personnes qui ont été reconnues officiellement comme mineur non accompagné et prises en charge en application de l’article L. 221‑2 du présent code dès lors qu’elles sont devenues majeures. »

🖋️Irrecevable
Marine Hamelet
8 déc. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I. – L’État peut, à titre expérimental et pour une durée de trois ans, rendre obligatoire, à l’issue d’une procédure contradictoire, des examens radiologiques osseux destinés à déterminer l’âge d’un individu sollicitant la reconnaissance du statut de mineur privé temporairement ou définitivement de la protection de sa famille, lorsqu’il ne présente aucun document d’identité probant et que l’âge qu’il déclare n’apparait pas vraisemblable.

II. – Les modalités de mise en œuvre de l’expérimentation prévue au I sont fixées par décret, pris après avis du Conseil d’État, au plus tard le 1er octobre 2026. La ministre chargée de la santé arrête la liste des territoires participant à cette expérimentation, dans la limite de cinq départements.

III. – Au plus six mois avant le terme de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation portant notamment sur les résultats et l’opportunité de la généralisation du dispositif. En outre, le rapport détaille les critères précis ayant conduit à la mise en œuvre d’un examen radiologique, notamment l’auteur de l’initiative de la proposition d’examen, les éléments concrets ayant fait naître un doute sur l’âge déclaré et les documents probants manquants. Il précise également l’écart entre l’âge déclaré et l’âge estimé radiologiquement, le nombre de cas dans lesquels l’examen conclut à la majorité d’âge alors que l’intéressé se déclare mineur, le taux de discordance constaté par région et par nationalité, ainsi qu’une estimation des marges d’erreur observées.

Le rapport présente également le nombre de prise en charge injustifiées évitées et l’économie budgétaire correspondante. Le rapport précise enfin si l’éviction des fraudeurs permet d’améliorer la prise en charge des individus reconnus mineur privé temporairement ou définitivement de la protection de sa famille. »

🖋️Rejeté
Christelle D'Intorni
7 déc. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, avant le 1er janvier 2027, un rapport sur les mineurs étrangers non accompagnés portant sur :

1° Le nombre de mineurs étrangers non accompagnés pris en charge ;

2° L’évolution des flux d’entrée ;

3° Le coût global de leur prise en charge pour l’État et les collectivités ;

4° Les procédures d’évaluation de la minorité et leur efficacité ;

5° Les coopérations administratives et judiciaires engagées ;

6° L’évolution des dispositifs d’hébergement et de protection.

Ce rapport est rendu public.

🖋️Rejeté
Marie Mesmeur
8 déc. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’opportunité de confier à un organisme indépendant, placé sous la tutelle de l’État, la mission d’évaluer la minorité et l’isolement des personnes se déclarant mineure et se trouvant privée temporairement ou définitivement de la protection de leur famille.

Ce rapport examine notamment :

1° Les modalités juridiques, administratives et financières de transfert de cette compétence, actuellement assurée par les départements, vers un organisme indépendant ;

2° Les garanties permettant d’assurer une évaluation homogène et harmonisée sur l’ensemble du territoire national.

🖋️Tombé
Théo Bernhardt
8 déc. 2025

Rédiger ainsi cet article : 

« Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la situation des personnes sans domicile en France. »

🖋️Tombé
Guillaume Kasbarian
8 déc. 2025

I. – Après l’alinéa 4, insérer les deux alinéas suivants :

« Il a pour mission, en lien avec les services des ministères chargés de l’intérieur, du logement et des affaires sociales, de recueillir toute donnée ou information concernant la situation administrative des personnes hébergées dans des dispositifs financés sur fonds publics.

« À cet effet, le service intégré d’accueil et d’orientation mentionné à l’article L. 345‑2 et les personnes morales gestionnaires des dispositifs d’hébergement communiquent mensuellement la liste des personnes hébergées en application de l’article L. 345‑2‑2, et, dans le cadre du traitement automatisé de données prévu à l’article L. 552‑7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les informations pertinentes concernant la présence des personnes en situation irrégulière. »

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – Au premier alinéa de l’article L. 552‑7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, après le mot : « intégration », sont insérés les mots : « et à l’Observatoire national du sans-abrisme ».

🖋️Tombé
Fabien Di Filippo
3 déc. 2025

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Il évalue le nombre de solutions d’hébergement attribuées à des personnes mineures isolées ayant refusé de se soumettre aux tests osseux visant à prouver leur minorité et à des étrangers en situation irrégulière. Il précise également le nombre de personnes sous obligation de quitter le territoire bénéficiant d’un hébergement d’urgence sur le territoire français. Enfin, il s’attache à déterminer le profil des personnes concernées par des refus de leurs demandes d’hébergement d’urgence, sachant que 61 % de ces demandes ne reçoivent pas de réponse positive. Il transmet ces informations à l’État, aux collectivités territoriales, aux établissements publics, aux fondations et aux associations œuvrant dans ce domaine, afin que ceux-ci puissent mieux lutter contre le sans-abrisme en attribuant prioritairement des hébergements aux personnes en situation régulière sur le sol français. »

🖋️Tombé
Marie Mesmeur
8 déc. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Il formule des recommandations et propositions en matière de lutte contre le sans-abrisme et de garantie d’un accès à un logement digne, adaptées aux réalités et besoins de chaque territoire, afin d’orienter et d’impulser l’action du Gouvernement et du Parlement. »

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 6min.

Mesdames, Messieurs,

La France, en 2025, compte encore des enfants qui dorment dans la rue. Cette réalité s’est installée dans notre paysage républicain comme une honte discrète. Selon le 7e baromètre « Enfants à la rue » publié par Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), dans la nuit du 18 au 19 août 2025, 2 159 enfants, dont 503 âgés de moins de trois ans, sont restés sans solution d’hébergement malgré un appel au 115. Un chiffre en augmentation de 30 % par rapport à 2022. À La Réunion, plus de 1 000 enfants vivaient sans abri, dont 330 âgés de moins de trois ans. En 2024, le collectif Les Morts de la Rue estimait que 855 personnes victimes du sans‑abrimse avaient trouvé la mort en France ; parmi elles, 31 enfants.

Les dispositifs d’urgence sont saturés, les expulsions locatives s’accélèrent, la pénurie de logements sociaux s’étend. Derrière chaque statistique, il y a une enfance brisée, une vie détruite, des nuits passées sous un porche ou dans un gymnase. Le droit à l’enfance n’est plus garanti ; il devient conditionnel, dépendant des places disponibles.

À cette crise du sans‑abrisme s’ajoute un scandale moral plus silencieux encore : celui des mineurs non accompagnés en refus de minorité. En juin 2025, la Coordination nationale Jeunes Exilés en Danger recensait plus de 3 200 jeunes contestant devant la justice une décision de refus de minorité ; parmi eux, 1 087 dormaient à la rue. Leur tort ? Avoir été considérés comme majeurs.

En France, lorsqu’une première évaluation conclut à la majorité, une personne se présentant comme mineure se voit systématiquement refuser l’accès aux services de protection de l’enfance dans l’attente des décisions d’appel des tribunaux. Une situation condamnant des centaines de jeunes à l’errance, à la rue, sans accès aux prestations de base pour leur survie, telles que l’accès à la nourriture, à l’eau potable ou aux installations sanitaires de base, leur refusant également l’accès aux services de santé et d’éducation.

« L’État est directement responsable des violations des droits de l’enfant consacrés par la Convention. » Dans son rapport d’enquête publié le 3 octobre 2025 (CRC/C/FRA/IR/1), le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies constate que la France manque aux obligations qui lui incombent en application des articles 2, 3, 6, 8, 12, 19, 20, 22, 27, 34, et 37 et viole les articles 24, 26, 28, 37 (al. b)) et 39 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Le Comité décrit un système   « ancré dans un cadre juridique qui déroge au droit commun de la protection de l’enfance » et où « les considérations financières priment sur les intérêts des enfants ». Un rapport dénonçant des évaluations souvent expéditives, l’usage récurrent des tests osseux, scientifiquement contestés, et la pratique inacceptable qui consiste à faire reposer la charge de la preuve sur l’enfant. La procédure d’évaluation est basée sur un seul entretien avec la personne concernée, très souvent mené par un seul enquêteur, qui dure en moyenne une heure, sans l’assistance d’un adulte de confiance, d’un tuteur légal ou d’un avocat. Pire encore, le rapport souligne que « l’apparence physique de la personne concernée est souvent un facteur déterminant. » Dans de nombreux départements, la présomption de minorité cesse après la première évaluation, laissant ces jeunes à la rue pendant plusieurs mois, sans protection, alors même que les juges reconnaissent ensuite leur minorité dans 50 à 80 % des cas.

Les constats de l’enquête « Mineurs isolés étrangers » menée par l’association Utopia 56, publiés en juillet 2025, confirment l’ampleur des défaillances : la reconnaissance des droits d’un enfant dépendrait du département où il se présente. Certains appliqueraient l’accueil provisoire d’urgence prévu par l’article L. 221‑2‑4 du Code de l’action sociale et des familles, d’autres non. Plus de la moitié n’organise pas le bilan de santé pourtant obligatoire depuis la loi n° 2022‑140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants. Trois quarts des départements ne reconstituent jamais l’état civil du jeune accueilli. Derrière ces procédures bureaucratiques se joue pourtant le sort d’un enfan que la rue expose à la violence, à la traite, à la prostitution, au silence.

Ces jeunes ne sont pas des fraudeurs, mais des enfants en danger. Comme le rappelle la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), refuser de consacrer le droit à la présomption de minorité garanti par les conventions internationales « relève d’un choix éminemment politique : celui de laisser un mineur sans protection, plutôt que de risquer de protéger certains jeunes majeurs. » Ce choix, qui trahit l’esprit même du droit international, nous engage moralement.

La France a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant en 1990. Elle a promis, devant le monde, que l’intérêt supérieur de l’enfant primerait toujours sur toute autre considération. Nous nous devons de tenir cette promesse.

La présente proposition de loi vise à réparer cette défaillance. Elle ne crée pas un privilège, elle rétablit un droit : celui d’être protégé tant que le doute demeure. Nous refusons que le soupçon remplace la protection. Son article premier propose ainsi d’inscrire dans le droit la présomption de minorité, en rendant suspensif le recours formé contre une décision de refus de minorité et en garantissant le maintien de l’accueil provisoire d’urgence jusqu’à ce qu’une décision judiciaire définitive soit rendue. Ainsi, aucun jeune ne sera plus mis à la rue tant que la justice n’aura pas tranché son âge. Cette disposition simple, conforme à la Convention internationale des droits de l’enfant, met fin à un vide juridique contraire à la dignité humaine.

Mais protéger l’enfant, c’est aussi comprendre les causes de sa vulnérabilité. C’est pourquoi le présent texte propose d’instituer un Observatoire national du sansabrisme, chargé de recenser et d’analyser les données sur les personnes sans domicile, notamment les mineurs privés de protection familiale. Cet observatoire aura pour mission d’évaluer les politiques d’hébergement, d’en suivre l’évolution, et de publier chaque année un rapport public remis au Gouvernement et au Parlement. Car l’indifférence commence là où l’on cesse de mesurer.

Cette réforme, pour être effective, suppose également une clarification des responsabilités financières entre l’État et les départements. Les conseils départementaux, en première ligne de la protection de l’enfance, font face à des tensions budgétaires et humaines inédites. La gestion des nouveaux flux de jeunes en recours, conjuguée à la saturation des dispositifs d’accueil provisoire d’urgence, ne saurait reposer sur leurs seules ressources. Nombre de départements peinent déjà à assurer la continuité des prises en charge avec des effectifs et des capacités d’accueil insuffisants. L’État se doit d’assumer la part principale de l’effort financier induit par cette garantie nouvelle. L’effectivité de la protection juridique que consacre la présente proposition de loi dépendra de cette responsabilité partagée : les droits des enfants ne peuvent être conditionnés aux capacités budgétaires et matérielles d’un département. La République ne peut pas traiter l’enfance comme une variable budgétaire.

L’article 1er modifie l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles pour rendre suspensif le recours formé contre une décision de refus de minorité et assurer le maintien de l’accueil provisoire d’urgence pendant toute la durée de la procédure.

L’article 2 crée un Observatoire national du sans‑abrisme, chargé de collecter, d’analyser et de mettre en cohérence les données relatives aux personnes sans domicile, notamment les mineurs isolés, de les communiquer aux pouvoirs publics et aux associations ou fondations œuvrant en ce domaine, et de publier chaque année un rapport remis au Gouvernement et au Parlement.

L’article 3 gage la présente proposition de loi.

Article 1

Après le IV de l’article L. 221‑2‑4 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un IV bis ainsi rédigé :

« IV bis. – Lorsqu’une personne se déclarant mineure et se trouvant privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille conteste la décision de refus de minorité prise en application des modalités prévues au II du présent article, cette contestation suspend les effets de ladite décision jusqu’à ce qu’une décision judiciaire devienne définitive.

« Durant cette période, l’accueil provisoire d’urgence prévu au I du présent article est maintenu. »

Article 2

Le chapitre VI du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est complété par un article L. 226‑13‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 226131. – L’État, les départements et des personnes morales de droit public ou privé constituent un Observatoire national du sans‑abrisme.

« Il a pour mission de contribuer au recueil et à l’analyse des données et des études concernant la situation des personnes sans domicile en France en provenance de l’État, des collectivités territoriales, des établissements publics, des fondations et des associations œuvrant en ce domaine.

« Il contribue à la mise en cohérence des différentes données et informations, assure un suivi de l’évolution du nombre de personnes sans‑abri, notamment des personnes mineures se trouvant privée temporairement ou définitivement de la protection de leurs familles, et en assure la promotion auprès de l’État, des collectivités territoriales, des établissements publics, des fondations et des associations œuvrant dans ce domaine.

« L’Observatoire national du sans‑abrisme présente au Gouvernement et au Parlement un rapport annuel rendu public. »

Article 3

I. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

II. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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