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📜Proposition de loi visant à renforcer le contrôle, la gouvernance et la responsabilité financière des agences et opérateurs de l'état
Jean-Paul Mattei
04 févr. 2026

🖋️Amendements examinés : 100%
6 Adoptés13 Rejetés
8 Irrecevables
3 Non soutenus
9 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️ • Adopté
Jean-Paul Mattei
24 févr. 2026

Rédiger ainsi l’alinéa 1 :

« Un rapport est transmis annuellement aux commissions chargées des finances du Parlement présentant, pour chaque opérateur de l’État, une liste non-nominative des dix rémunérations brutes les plus élevées. »

🖋️ • Adopté
Jean-Paul Mattei
23 févr. 2026

Supprimer l’alinéa 3.

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« Les rémunérations des dirigeants exécutifs des agences et opérateurs de l’État font l’objet d’une publication annuelle consolidée, distinguant la part fixe, la part variable ainsi que les éventuels avantages annexes. »

🖋️ • Rejeté
Claire Lejeune
20 févr. 2026

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’opportunité de plafonner le montant annuel du salaire maximal ou de la rémunération maximale appliqué dans agence ou opérateur de l’État calculé en intégrant tous les éléments fixes, variables ou exceptionnels de toute nature qui la composent, de manière à ce qu’il ne puisse être supérieur à dix fois le montant annuel du salaire le plus faible versé dans la même agence ou opérateur. »

🖋️ • Irrecevable
Nicolas Ray
21 févr. 2026
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Les nominations à des fonctions de direction au sein des agences et opérateurs de l’État sont subordonnées à un contrôle préalable, par le ou les ministères chargés de la tutelle de l’organisme, du respect, par la personne appelée à être nommée, des obligations de neutralité et d’impartialité du service public.

Le ou les ministères de tutelle veillent, pendant l’exercice des fonctions, au respect des obligations mentionnées au premier alinéa. En cas de méconnaissance de ces obligations, ils mettent en demeure l’intéressé de s’y conformer et, à défaut, saisissent l’autorité investie du pouvoir de nomination afin qu’il soit mis fin à ses fonctions.

Ce contrôle s’exerce à l’égard des agences et opérateurs de l’État dont la liste est fixée par décret.

🖋️ • Tombé
Claire Lejeune
20 févr. 2026

I. – À l’alinéa 1, substituer au mot :

« trois »,

le mot :

« dix ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Le montant annuel du salaire maximal ou de la rémunération maximale appliqué dans une agence ou un opérateur de l’État est calculé en intégrant tous les éléments fixes, variables ou exceptionnels de toute nature qui la composent, ne peut être supérieur à dix fois le montant annuel du salaire le plus faible versé dans la même agence ou opérateur. »

🖋️ • Tombé
Alexandre Dufosset
19 févr. 2026

À l’alinéa 1, substituer au mot : 

« trois »,

le mot : 

« dix ». 

🖋️ • Tombé
Michel Castellani
20 févr. 2026

À l’alinéa 1, substituer au mot :

« trois »,

le mot : 

« dix ».

🖋️ • Tombé
Michel Castellani
20 févr. 2026

À l’alinéa 3, après le mot : 

« égard »,

insérer les mots : 

« de chacune ».


Article 2
🖋️ • Adopté
Jean-Paul Mattei
23 févr. 2026

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 1 :

« I. – Les opérateurs de l’État doivent conclure un contrat d’objectifs et de performance. »

II. – À l’alinéa 2, substituer au mot : 

« établissement »,

le mot : 

« opérateur ».

III. – Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Son contenu est rendu public et fait l’objet d’une lettre d’objectifs adressée au dirigeant exécutif de l’opérateur. »

IV. – À la première phrase de l’alinéa 8, après le mot :

« chaque », 

supprimer les mots :

« agence et ».

V. – À l’alinéa 9, substituer aux mots : 

« le périmètre des agences et opérateurs concernés »,

les mots : 

« les critères de définition des opérateurs de l’État ».

🖋️ • Adopté
Jean-Paul Mattei
23 févr. 2026

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant : 

« 4° Présente une trajectoire de moyens pluriannuelle pour les opérateurs de l’État participant à l’exécution d’une loi de programmation et pour ceux exposés à des difficultés de gestion. »

🖋️ • Rejeté
Emmanuel Maurel
21 févr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️ • Rejeté
Michel Castellani
20 févr. 2026

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Le projet de contrat d’objectifs et de performance est transmis, pour information, aux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat au moins un mois avant sa signature. »

🖋️ • Rejeté
Matthias Renault
20 févr. 2026

Après l’alinéa 6, insérer les deux alinéas suivants :

« 4° Évalue l’adéquation entre les missions confiées et la forme juridique de l’organisme ;

« 5° Apprécie l’opportunité de l’exercice direct de ces missions par l’État. ».

🖋️ • Rejeté
Matthias Renault
20 févr. 2026

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Pour les agences ou opérateurs comportant plusieurs ministères de tutelle, détermine les conditions de rattachement à un seul de ces ministères afin que ce rattachement soit effectif dans les deux ans à compter de la promulgation de la présente loi. »

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« IV. – Le contrat d’objectifs et de performance peut comporter une clause de conditionnalité des subventions pour charges de service public versées par l’État à l’organisme. Cette clause prévoit qu’une fraction de ces subventions est subordonnée à l’atteinte des objectifs et des indicateurs définis par le contrat. Les modalités d’application de cette conditionnalité sont fixées par décret en Conseil d’État. »


Article 3
🖋️ • Adopté
Jean-Paul Mattei
23 févr. 2026

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Rédiger ainsi l’alinéa 5 :

« 2° Comporte systématiquement un plan de sauvegarde et de pérennité des emplois ; »

Après l’alinéa 6, insérer les deux alinéas suivants :

« 4° Stipule que la conception et la mise en œuvre de la stratégie de communication de l’agence ou de l’opérateur ne peuvent être confiées à un prestataire extérieur ;

« 5° Définit les modalités de transfert des compétences de communication au ministère de tutelle. ».

Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le 25° de l’article 179 de la loi n° 2019‑1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 est ainsi rédigé :

« 25° Des données sur les agences et opérateurs de l’État, rendues publiques sous forme électronique, dans un standard ouvert aisément réutilisable et exploitable par un système de traitement automatisé, accompagnées d’un rapport de présentation. Ces données et ce rapport recouvrent l’ensemble des opérateurs de l’État et des organismes publics nationaux, hors organismes relevant de la sécurité sociale. Les données portent sur chacun de ces organismes, tout en permettant des regroupements par catégories, et incluent pour le plus récent budget initial et le plus récent budget exécuté, sous réserve des règles budgétaires et comptables applicables à chaque organisme :

« a) Les informations identifiant l’organisme, y compris sa nature juridique, ses ministères de tutelle, la mission et le programme budgétaire auxquels il est rattaché, l’existence d’une comptabilité budgétaire, les modalités de contrôle budgétaire ou comptable, les textes légaux ou réglementaires qui l’ont institué, ses identifiants SIREN ou Infinoé ;

« b) Les charges ou dépenses budgétaires directes de personnel ;

« c) Les charges ou dépenses budgétaires de fonctionnement, en isolant les charges correspondant au remboursement aux autres administrations de charges de personnel mis à la disposition de l’opérateur ;

« d) Les autres charges ou dépenses, ainsi que les crédits consacrés à des opérations pour chacun des comptes de tiers géré par l’organisme ;

« e) Les ressources et recettes, en distinguant notamment, pour chaque organisme, la subvention pour charge de service public, les dotations en fonds propres, les subventions pour charges d’investissement, les transferts et les impositions affectées ;

« f) Le montant des dettes de l’organisme, le fondement juridique du recours à l’emprunt et les principales caractéristiques des emprunts contractés ainsi que le montant et la nature des engagements hors bilan ;

« g) Le nombre des emplois rémunérés par l’organisme, sous plafond et hors plafond ;

« h) Le niveau de sa trésorerie ;

« i) La surface utile de son parc immobilier ainsi que le rapport entre le nombre des postes de travail et la surface utile du parc.

« Le rapport de présentation :

« a) contient des informations générales sur les organismes publics nationaux et les opérateurs de l’État, en explicitant les définitions retenues et les données disponibles, en lien notamment avec leur type de comptabilité et leur mode de financement ;

« b) donne la liste des organismes et opérateurs supprimés ou créés au cours de l’année précédant le dépôt du projet de loi de finances de l’année ;

« c) comporte, pour chaque opérateur dont les effectifs sont supérieurs à dix personnes, la somme des dix plus importantes rémunérations brutes totales ;

« d) dresse la liste des opérateurs qui ne sont pas considérés comme des organismes divers d’administration centrale et la liste des opérateurs qui sont considérés comme des organismes divers d’administration centrale.

« e) présente les principales données agrégées relatives à ces organismes, notamment celles relevant des deuxième à dixième alinéas du présent 25° . »

🖋️ • Irrecevable
Nicolas Ray
21 févr. 2026
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le 25° de l’article 179 de la loi n° 2019‑1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Ce rapport est complété par une annexe présentant, pour chaque ministère chargé de la tutelle, les agences et opérateurs relevant de son périmètre. Cette annexe dresse un état des lieux de leurs missions et identifie celles susceptibles d’être exercées directement par les administrations de l’État ou confiées à d’autres organismes publics existants, notamment aux collectivités territoriales. Elle présente les projets de rationalisation mis en œuvre par le ou les ministères de tutelle et leur état d’avancement, dans un objectif de réduction du nombre d’agences et d’opérateurs et de maîtrise de la dépense publique, notamment par transfert, mutualisation, fusion ou suppression. »

Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – Toute création d’une agence ou d’un opérateur de l’État est subordonnée à l’adoption préalable d’une doctrine de recours aux agences, fixée par décret en Conseil d’État.

II. – Cette doctrine précise notamment :

1° Les critères justifiant le recours à une entité dotée de la personnalité morale distincte de l’État, en particulier lorsque la mission concernée ne peut être exercée de manière efficiente par l’administration centrale ou les services déconcentrés ;

2° Les conditions dans lesquelles la création d’un nouvel organisme s’accompagne de la suppression, de la fusion ou de la réorganisation d’entités existantes ;

3° Les modalités d’évaluation ex ante et ex post des missions confiées aux agences et opérateurs ;

4° Les règles d’articulation entre l’administration centrale et les agences.

III. – Toute création d’une agence ou d’un opérateur de l’État fait l’objet d’une étude d’impact préalable démontrant :

1° La nécessité de créer une structure distincte de l’administration centrale ;

2° L’absence de solution alternative fondée sur la mutualisation ou la réinternalisation de la mission ;

3° Les conséquences budgétaires pluriannuelles, en emplois et en crédits.

Cette étude est transmise aux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat préalablement à toute disposition créant l’organisme.

🖋️ • Rejeté
Nicolas Ray
21 févr. 2026
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – Il ne peut être créé, par décret, d’agence, d’opérateur, d’autorité administrative indépendante ni d’instance consultative relevant de l’État.

II. – Tout projet de loi ayant pour objet de créer l’une des entités mentionnées au I est assorti d’une étude d’impact démontrant la nécessité de cette création et indiquant les mesures de rationalisation envisagées en contrepartie, dans un objectif de maîtrise de la dépense publique.

🖋️ • Rejeté
Michel Castellani
20 févr. 2026
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

« Dans le cas où, à l’issue des périodes contractuelles mentionnées aux articles 2 et 3, des écarts significatifs et persistants entre les objectifs fixés et les résultats d’exécution sont constatés, le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois, un rapport présentant toute mesure de réorganisation, de fusion avec un autre organisme ou de suppression de l’agence ou de l’opérateur concerné. »

🖋️ • Tombé
Claire Lejeune
20 févr. 2026

Supprimer cet article.

🖋️ • Tombé
Michel Castellani
20 févr. 2026

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Le projet de contrat d’objectifs et de moyens est transmis, pour information, aux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat au moins un mois avant sa signature. »

🖋️ • Tombé
Nicolas Ray
21 févr. 2026

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« 2° bis Fixe une trajectoire pluriannuelle de réduction des dépenses de fonctionnement et de personnel de l’organisme ; »

🖋️ • Tombé
Matthias Renault
20 févr. 2026

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° Définit les modalités de mutualisation des fonctions supports de l’organisme avec le ministère chargé de sa tutelle. ».

🖋️ • Tombé
Michel Castellani
20 févr. 2026

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« II bis. – Le contrat d’objectifs et de moyens est conclu pour une durée par défaut de cinq ans. Il comporte une clause de revoyure au plus tard à l’issue de la troisième année, donnant lieu à un bilan d’étape et, le cas échéant, à une actualisation des objectifs et indicateurs. »


Article 4
🖋️ • Adopté
Jean-Paul Mattei
23 févr. 2026

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 1 :

« Les représentants de l’État ont la faculté de s’opposer à la décision du conseil d’administration des établissements publics nationaux et des groupements d’intérêt public auxquels ils participent. Lorsque les représentants de l’État ne forment pas la majorité des membres du conseil d’administration, ils disposent du pouvoir d’empêcher l’adoption d’une décision contraire à la mission de service public de cet organisme. »

II. – À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« aux établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel, ni aux associations et fondations »,

les mots : 

« aux universités ».

III. – Après le mot : 

« précise »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 3 : 

« les modalités d’application du présent article ».

🖋️ • Rejeté
Claire Lejeune
20 févr. 2026

Supprimer cet article.

Compléter l’alinéa 2 par les mots suivants :

« à l’exception des décisions relatives aux engagements financiers pluriannuels et à la rémunération des dirigeants. »

Compléter l’alinéa 2 par les mots suivants :

« ni aux autorités publiques indépendantes et aux autorités administratives indépendantes ». 

Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Les commissions et instances consultatives ou délibératives placées directement auprès du Premier ministre ou des ministres qui ne se sont pas réunies depuis plus de trois années consécutives sont supprimées, sauf lorsqu'il est démontré par le ministère auquel elles sont rattachées que la nature de leur activités justifie un tel délai.

🖋️ • Rejeté
Matthias Renault
20 févr. 2026
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

À compter de l’entrée en vigueur de la présente loi, aucune nouvelle agence ou nouvel opérateur ne peut être créé, sauf s’il est démontré devant les commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat que l’agence ou l’opérateur apporte des économies mesurables ou une simplification substantielle de l’action publique.

🖋️ • Irrecevable
Nicolas Ray
21 févr. 2026
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

I. – Lorsque la trésorerie disponible d’un opérateur de l’État, constatée à la clôture de l’exercice, excède le plafond correspondant à trente jours de charges décaissables, l’excédent fait l’objet d’un reversement au budget général de l’État.

II. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment les modalités de détermination de la trésorerie disponible et de calcul des charges décaissables, les conditions et le calendrier du reversement, ainsi que la liste des opérateurs concernés.

🖋️ • Rejeté
Matthias Renault
20 févr. 2026
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la pertinence administrative et budgétaire d’une suppression des organismes dont la liste suit, en vue de la réinternalisation des compétences relevant réellement du service public au sein du ou des ministères de tutelle :

– Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires

– Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse

– Commission de régulation de l’énergie

– Commission nationale du débat public

– Contrôleur général des lieux de privation de liberté

– Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur

– Académie des technologies

– Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

– Agence de financement des infrastructures de transport de France

– Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes

– Agences de l’eau

– Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués

– Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail

– Agence nationale de l’habitat

– Agence nationale de contrôle du logement social

– Agence nationale de la cohésion des territoires

– Agence nationale de la recherche

– Agence nationale du sport

– Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail

– Agence nationale de traitement automatisé des infractions

– Agence nationale des titres sécurisés

– Agence publique pour l’immobilier de la Justice

– Agences régionales de santé

– Agence du service civique

– Atout-France

– Business France

– CAMPUS France

– Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres

– Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement

– Centre d’études et de recherches sur les qualifications

– Centre national du cinéma et de l’imagerie animée

– Centre national d’enseignement à distance

– Centre national du livre

– Centre national de la musique

– Centre national de la propriété forestière

– Établissement de communication et de production audiovisuelle de la défense

– Établissement pour l’insertion dans l’emploi

– Établissement public de sécurité ferroviaire

– Établissement public du marais poitevin

– France éducation international

– France Compétences

– GEODERIS

– GIP – BIO – Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique

– GIP Les entreprises s’engagent

– GIP Plateforme de l’inclusion

– Institut national de l’environnement industriel et des risques

– Institut national de la propriété industrielle

– Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle

– Institut de recherche pour le développement

– L’agence de l’Outre-mer pour la mobilité

– Office de développement de l’économie agricole d’Outre-mer

– Office français de la biodiversité

– Observatoire français des drogues et des tendances addictives

– Office français de l’immigration et de l’intégration

– Office national d’information sur les enseignements et les professions

– Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture

– SAS Pass’Culture

Après l'article 4, insérer l'article suivant:

I. – Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement établit une cartographie exhaustive des agences et opérateurs de l’État, quelle que soit leur dénomination ou leur statut juridique.

II. – Cette cartographie précise notamment la nature exacte des missions exercées par chaque agence ou opérateur, le caractère permanent ou temporaire de ces missions, la structure et l’origine de leurs ressources financières, leurs effectifs exprimés en équivalents temps plein travaillés, ainsi que leur niveau de trésorerie, d’endettement et l’ensemble de leurs engagements pluriannuels.

III. – Sur la base de cette cartographie, le Gouvernement procède, dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, à la suppression, à la fusion ou à la réinternalisation des agences et opérateurs répondant à l’un des critères suivants :

1° Les agences et opérateurs dont la mission est accomplie, devenue sans objet, obsolète ou substantiellement réduite ;

2° Les agences et opérateurs exerçant des compétences communes, proches ou redondantes avec d’autres structures publiques ;

3° Les agences et opérateurs dont les missions relèvent, par leur nature, des fonctions devant être exercées directement par l’administration de l’État, c’est-à-dire qui se rattachent à l’exercice de la souveraineté et à la mise en œuvre de la contrainte publique, à savoir la défense et la sûreté nationales, la justice, les relations étrangères, et, plus largement, la sauvegarde de l’ordre public et des intérêts fondamentaux de la Nation ;

4° Les agences et opérateurs dont le maintien sous une forme distincte n’est pas justifié par des exigences de spécialisation technique, d’indépendance ou d’efficacité démontrée.

IV. – Les critères mentionnés au III ne sont pas cumulatifs.

V. – Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de dix-huit mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport détaillant les suppressions, fusions ou réinternalisations intervenues.

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 4min.

Mesdames, Messieurs,

Depuis trente ans, l’organisation administrative française s’est profondément transformée. L’État s’est doté d’une galaxie d’opérateurs, d’agences et d’organismes consultatifs chargés de mettre en œuvre des pans entiers des politiques publiques. Cette dynamique, accélérée depuis les années 2000, s’est faite sans doctrine d’ensemble, fragmentant l’action publique et brouillant les responsabilités démocratiques.

En 2026, 431 opérateurs de l’État figurent dans le jaune budgétaire, regroupant 401 310 emplois sous plafond pour 73 milliards d’euros de financements publics. À ces opérateurs s’ajoutent 317 organismes consultatifs, portant à plus de 1 150 entités publiques le nombre total d’organismes participant directement ou indirectement à la décision publique. Pourtant, leurs contours juridiques et leur rôle réel demeurent peu lisibles pour les citoyens, et parfois même pour l’administration centrale. Cette prolifération a entraîné une dilution du pilotage : chaque entité dispose de statuts variés, de modes de gouvernance hétérogènes, de pratiques de rémunération distinctes, et d’outils de contrôle inégalement appliqués. Près de 49 % des opérateurs comptent moins de 250 agents, tandis que d’autres, aux budgets de plusieurs milliards, ne disposent pas d’un cadre stratégique stabilisé.

La commission d’enquête du Sénat sur les missions des agences, opérateurs et organismes consultatifs de l’État et plusieurs rapports publics ont tiré la sonnette d’alarme : l’État a perdu la maîtrise de son propre archipel administratif. 

Ces travaux ont permis d’objectiver des déséquilibres profonds dans la manière dont l’État pilote, contrôle et évalue ses opérateurs. Le premier d’entre eux tient à une transparence insuffisante : l’État ne dispose toujours pas d’une vision consolidée des effectifs, des rémunérations ou des engagements financiers de ses opérateurs. Les auditions menées dans le cadre des travaux parlementaires ont révélé des écarts de rémunération importants, parfois supérieurs à ceux des membres du Gouvernement, sans cadre homogène ni véritable lien avec la performance attendue. Une telle opacité nourrit les incompréhensions, alimente les polémiques et fragilise la légitimité même de l’État employeur.

La gouvernance des agences et opérateurs de l’État apparaît également en décalage avec leur financement. Dans de nombreux cas, l’État ne dispose pas de la majorité au sein des organes délibérants alors même qu’il en est le principal financeur. Cette situation se justifie pour les universités et les établissements relevant de l’enseignement supérieur et de la recherche, dont l’autonomie a été consacrée par le législateur, mais interroge pour les autres opérateurs.

Un second dysfonctionnement apparaît dans l’insuffisance des outils de pilotage stratégique que devraient constituer les contrats d’objectifs et de performance (COP) et les contrats d’objectifs et de moyens (COM). Alors qu’ils devraient structurer le dialogue entre l’État et ses opérateurs, seuls 27 % d’entre eux sont effectivement dotés d’un COP. Ceux qui existent ne comportent souvent que des objectifs généraux, dépourvus d’indicateurs précis, d’évaluation régulière ou de conséquence en cas de non‑atteinte. Quant aux COM, pourtant essentiels pour maîtriser les trajectoires financières, ils restent rares et ne reposent presque jamais sur une programmation pluriannuelle robuste.

Enfin, le pilotage exercé par les administrations de tutelle demeure trop formel et insuffisamment opérationnel. L’administration centrale n’exerce plus pleinement sa fonction de direction. Les lettres de mission sont envoyées tardivement, les évaluations des dirigeants restent sommaires, et les organes délibérants souffrent souvent d’un manque d’activité ou d’une composition trop lourde pour être réellement efficaces.

Dans un contexte de contrainte budgétaire et d’exigence accrue de transparence, reconstruire un pilotage clair, responsable et lisible est devenu un impératif politique. Ainsi, la présente proposition de loi vise à réaffirmer le rôle du Parlement et de l’État comme garants de la cohérence, de la transparence et de l’efficacité de l’action publique, en les dotant de nouveaux instruments de contrôle et de pilotage.

L’article 1er institue un mécanisme de contrôle parlementaire des rémunérations les plus élevées au sein des agences et opérateurs de l’État, rattaché à la commission des finances de l’Assemblée nationale. Ce dispositif vise à renforcer la transparence des pratiques salariales, à prévenir les écarts injustifiés et à assurer une utilisation responsable des fonds publics.

L’article 2 rend obligatoire la conclusion de contrats d’objectifs et de performance (COP) pour les agences et opérateurs de l’État. En fixant des objectifs mesurables, des indicateurs vérifiables et un cadre pluriannuel assorti d’une clause de revoyure, il vise à structurer le pilotage stratégique de ces organismes et à renforcer l’évaluation et la lisibilité de leur action.

L’article 3 rend obligatoire la conclusion de contrats d’objectifs et de moyens (COM) pour l’ensemble des agences et opérateurs de l’État. Ce cadre contractuel vise à assurer la cohérence entre les missions confiées aux organismes publics et les ressources qui leur sont allouées, dans une logique de maîtrise et de réduction progressive de la dépense publique, fondée sur une trajectoire pluriannuelle.

L’article 4 établit un principe de gouvernance selon lequel l’État doit disposer de la majorité au sein des instances délibérantes lorsqu’il est le principal financeur d’un opérateur ou d’une agence, à l’exception des organismes relevant de l’enseignement ou de la recherche académique. Cette mesure vise à renforcer la cohérence entre financement public et responsabilité dans la gouvernance.

Article 1

Les rémunérations des agents comprises dans les trois pour cent des rémunérations les plus élevées au sein des agences et opérateurs de l’État font l’objet d’un contrôle annuel par les commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Dans l’exercice de cette mission, les commissions des finances peuvent demander communication de tout élément utile relatif aux politiques de rémunération, dans le respect des secrets protégés par la loi.

Ce contrôle s’exerce à l’égard des agences et opérateurs de l’État dont la liste est fixée par décret.

Article 2

I. – Les agences et opérateurs doivent conclure avec l’État un contrat d’objectifs et de performance.

Ce contrat est conclu entre, d’une part, l’État, représenté par le ou les ministères chargés de la tutelle de l’organisme, et, d’autre part, l’établissement, représenté par le président de son conseil d’administration ou, le cas échéant, par son dirigeant exécutif.

II. – Ce contrat :

1° Définit les objectifs stratégiques assignés à l’organisme et les décline en objectifs opérationnels ;

2° Comporte des indicateurs associés, objectivables et vérifiables, ainsi que, le cas échéant, les cibles attendues ;

3° Précise les modalités de suivi de l’exécution du contrat.

III. – Le contrat d’objectifs et de performance est conclu pour une durée par défaut de cinq ans. Il comporte une clause de revoyure au plus tard à l’issue de la troisième année, donnant lieu à un bilan d’étape et, le cas échéant, à une actualisation des objectifs et indicateurs.

IV. – Chaque agence et opérateur de l’État publie annuellement un rapport public présentant l’état d’exécution du contrat d’objectifs et de performance, au regard des indicateurs mentionnés au II. Ce rapport est rendu public et transmis aux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat.

V. – Un décret en Conseil d’État précise le périmètre des agences et opérateurs concernés ainsi que les modalités d’application du présent article, notamment le contenu minimal du contrat, les conditions de publication et les modalités de vérification des indicateurs.

Article 3

I. – Les agences et opérateurs doivent conclure avec l’État un contrat d’objectifs et de moyens.

Ce contrat est conclu entre, d’une part, l’État, représenté par le ou les ministères chargés de la tutelle de l’organisme, et, d’autre part, l’établissement, représenté par le président de son conseil d’administration ou, le cas échéant, par son dirigeant exécutif.

II. – Ce contrat :

1° Fixe les objectifs assignés à l’organisme au regard de ses missions ;

2° Définit la trajectoire de moyens associée à ces objectifs, incluant, le cas échéant, les moyens financiers et humains ainsi que les principaux déterminants de coûts ;

3° Comporte des indicateurs objectivables et vérifiables permettant d’apprécier l’atteinte des objectifs et l’adéquation des moyens.

III. – Chaque agence et opérateur de l’État publie annuellement un rapport public présentant l’état d’exécution du contrat au regard des objectifs, des moyens et des indicateurs mentionnés au II. Ce rapport est rendu public et transmis aux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat.

IV. – Un décret en Conseil d’État précise le périmètre des agences et opérateurs concernés ainsi que les modalités d’application du présent article, notamment le contenu minimal du contrat, les conditions de publication et les modalités de vérification des indicateurs.

Article 4

I. – Lorsqu’il est le principal financeur d’une agence ou d’un opérateur, l’État dispose de plus de la moitié des droits de vote au sein du conseil d’administration ou de l’organe délibérant équivalent de cet organisme.

II. – Le présent article ne s’applique pas aux établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel, ni aux associations et fondations.

III. – Un décret en Conseil d’État précise le périmètre des agences et opérateurs concernés par le présent article, ainsi que les modalités d’appréciation de la qualité de principal financeur.

Article 5

La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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