Benoît Hamon,
Ministère chargé de l'économie sociale et solidaire et de la consommation •
3 sept. 2013L'exploitation de la plupart des parkings automobiles payants est réalisée dans le cadre de contrats de délégation de service public, dans le cadre desquels, aux termes de l'article 38 de la loi n° 93-122 du 29 janvier 1993, la rémunération du délégataire qui se voit confié par une personne morale de droit public la gestion d'un service public « est substantiellement liée au résultat d'exploitation du service ». Les conditions financières de ces délégations sont négociées par les collectivités locales délégantes lors de la sélection du délégataire, qui donne lieu à un appel d'offres. Dans ce contexte, les tarifs qui sont actuellement pratiqués par les exploitants de parkings sont définis sur une base horaire. Une éventuelle modification de ce pas de facturation aurait un impact sur environ 1 200 conventions de délégation de service public. L'opportunité d'une telle modification, et le cas échéant la définition de ses modalités, requiert une expertise préalable. Dans cette perspective, les services de la direction générale de la concurrence, consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont lancé récemment une enquête nationale dans le secteur des parcs de stationnement. Cette investigation, qui sera l'occasion de vérifier la bonne application par ces prestataires de service des règles de protection économique des consommateurs, vise également à dresser un bilan de l'impact des pratiques tarifaires dans ce secteur, notamment en ce qui concerne le pas de facturation, afin de mieux apprécier la nécessité éventuelle de prévoir un encadrement spécifique dans ce domaine.