À
Thierry Repentin,
Ministère chargé des affaires européennes, Gouvernement Ayrault 2 •
2 juil. 2013Mme Axelle Lemaire attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé des affaires européennes, sur la composition du conseil de l'Arctique. Lors du dernier sommet de ce conseil tenu à Kiruna en Suède, il a été décidé d'augmenter le nombre d'observateurs permanents. Ainsi, la Chine, la Corée du Sud, le Japon, l'Inde et l'Italie ont reçu le statut d'observateur, à l'issue de demandes réitérées depuis plusieurs années. L'Union européenne, qui demandait le même statut, a quant à elle essuyé un refus de la part de l'organisation. Pourtant, suivant la déclaration fondatrice du conseil de l'Arctique et son code de procédure, il est possible pour les organisations intergouvernementales régionales et globales de recevoir le statut d'observateur. Neuf organisations intergouvernementales et onze organisations non gouvernementales en bénéficient à l'heure actuelle. Pour obtenir ce statut, le candidat doit démontrer entre autres qu'il peut contribuer au travail du Conseil et qu'il porte un intérêt aux questions en lien avec l'Arctique. Le fait que l'Union européenne soit l'un des plus grands contributeurs au financement de la recherche sur l'Arctique - elle lui a consacré 200 millions d'euros de son budget depuis 2002 - pose des questions quant au refus opposé par le Conseil de l'Arctique de lui accorder un réel statut d'observateur. Ce refus serait causé par un différend entre l'Union européenne et le Canada concernant l'embargo européen sur l'importation de produits du phoque. Elle aimerait savoir quelle démarche sera entreprise par lui pour encourager ses homologues européens à travailler de concert avec les institutions communautaires afin d'obtenir pour l'Union européenne un statut d'observateur de plein droit du conseil de l'Arctique.