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🧭Gouvernement Ayrault 2
Jean-Marc Ayrault
, Premier ministre
Laurent Fabius
, Ministère des affaires étrangères
Bernard Cazeneuve
, Ministère chargé des affaires européennes
Marisol Touraine
, Ministère des affaires sociales et de la santé
Stéphane Le Foll
, Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt
Guillaume Garot
, Ministère chargé de l'agroalimentaire
Kader Arif
, Ministère chargé des anciens combattants
Sylvia Pinel
, Ministère de l'artisanat, du commerce et du tourisme
Jérôme Cahuzac
, Ministère chargé du budget
Nicole Bricq
, Ministère du commerce extérieur
Aurélie Filippetti
, Ministère de la culture et de la communication
Anne-Marie Escoffier
, Ministère chargé de la décentralisation
Jean-Yves Le Drian
, Ministère de la défense
Pascal Canfin
, Ministère chargé du développement
Najat Vallaud-Belkacem
, Ministère des droits des femmes
Delphine Batho
, Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
Pierre Moscovici
, Ministère de l'économie et des finances
Benoît Hamon
, Ministère chargé de l'économie sociale et solidaire et de la consommation
Vincent Peillon
, Ministère de l'éducation nationale
Cécile Duflot
, Ministère de l'égalité des territoires et du logement
Geneviève Fioraso
, Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche
Dominique Bertinotti
, Ministère chargé de la famille
Thierry Repentin
, Ministère chargé de la formation professionnelle et de l'apprentissage
Hélène Conway-Mouret
, Ministère chargé des Français de l'étranger
Yamina Benguigui
, Ministère chargé de la francophonie
Manuel Valls
, Ministère de l'intérieur
Christiane Taubira
, Ministère de la justice
Victorin Lurel
, Ministère des outre-mer
Michèle Delaunay
, Ministère chargé des personnes âgées et de l'autonomie
Marie-Arlette Carlotti
, Ministère chargé des handicapés
Fleur Pellerin
, Ministère chargé des PME, de l'innovation et de l'économie numérique

Marylise Lebranchu
, Ministère de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique
Alain Vidalies
, Ministère chargé des relations avec le Parlement
George Pau-Langevin
, Ministère chargé de la réussite éducative
Valérie Fourneyron
, Ministère des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et vie associative
Frédéric Cuvillier
, Ministère chargé des transports, de la mer et de la pêche
Michel Sapin
, Ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social
François Lamy
, Ministère chargé de la ville
Thierry Repentin
, Ministère chargé des affaires européennes
Bernard Cazeneuve
, Ministère chargé du budget
Philippe Martin
, Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
Frédéric Cuvillier
, Ministère chargé des transports, de la mer et de la pêche
💬métaux
Jean-Luc Laurent
26 févr. 2014matières premièrescréationSociété nationale des mines


M. le président. La parole est à M. Jean-Luc Laurent, pour le groupe socialiste, républicain et citoyen. (Exclamations prolongées sur les bancs des groupes UMP et UDI. – Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

M. Jean-Luc Laurent. Ma question s'adresse à M. le ministre du redressement productif.

M. le président. Mes chers collègues, s'il vous plaît ! On a changé de question ! (« Des excuses ! Des excuses ! » sur les bancs du groupe UMP. – Le tumulte se poursuit.) Vous aurez la parole après, s'il s'agit d'un fait personnel. veuillez vous rasseoir. Poursuivez, monsieur Laurent.

M. Jean-Luc Laurent. Monsieur le ministre, nous partageons la conviction qu'une politique…(Le tumulte se poursuit et couvre les propos de l'orateur.)

M. le président. Le règlement prévoit que les interventions pour fait personnel ont lieu en fin de séance. S'il doit y en avoir, ce sera à ce moment-là, et à ce moment-là seulement. Pour l'heure, nous en sommes aux questions au Gouvernement. Veuillez vous asseoir et écouter M. Laurent.

M. Jean-Luc Laurent. Merci, monsieur le président. Monsieur le ministre du redressement productif, nous partageons la conviction qu'une politique de compétitivité, ou plus justement une politique de production… (La quasi-totalité des députés du groupe UMP se lève et commence à quitter l'hémicycle.)

M. Régis Juanico. Dehors !

M. Henri Jibrayel. Allez-vous en !

M. le président. Monsieur Laurent, attendez un instant. Mes chers collègues, si vous voulez sortir, sortez ! S'il doit y avoir un rappel pour fait personnel, ce sera à la fin de la séance des questions, mais certainement pas maintenant. Monsieur Jean-Luc Laurent, vous avez la parole ; je vous accorderai un peu de temps supplémentaire. (Les députés du groupe UMP sortent presque tous de l'hémicycle.)

M. Jean-Luc Laurent. Monsieur le ministre du redressement productif, nous partageons la conviction qu'une politique de compétitivité ou, plus justement, une politique de production est indispensable dès lors qu'une nation cesse de se rêver, à juste titre, en économie post-industrielle, structurée par les services à la personne, la valorisation de son potentiel touristique, la production de biens immatériels et le triomphe des industries financières si chères à la Fédération bancaire française ou à la direction du Trésor.

Au mouvement républicain et citoyen, nous partageons cette conviction, cette vision d'une nouvelle France industrielle, et l'exigence de compétitivité. Nous savons que cette politique ne peut pas se réduire à une réduction du coût du travail et à la baisse du salaire indirect et des prestations sociales.

Une politique de compétitivité, une politique de production, c'est d'abord une politique industrielle comme l'avait bien établi le rapport de Louis Gallois.

Deux ans d'action ont démontré que le redressement productif n'est ni un slogan ni un service de soins palliatifs, mais une politique utile, une politique de salut public.

La semaine dernière, vous avez fait des annonces importantes en matière de politique minière pour la France. Au-delà de la révision du code minier, que le Parlement examinera prochainement, vous avez annoncé la création d'une société nationale des mines. Doter la France d'une politique minière n'est pas un archaïsme sépia ou un retour vers le futur, mais bien une contribution au réarmement de notre pays, de notre économie, dans la compétition économique. La France doit construire son approvisionnement en matériaux métalliques et valoriser les potentialités de son sous-sol : c'est un enjeu de souveraineté, c'est un enjeu d'indépendance nationale. C'est pourquoi, monsieur le ministre, après avoir surpris beaucoup de monde la semaine dernière – et n'y voyez surtout pas un reproche de ma part –, pouvez-vous éclairer la représentation nationale sur cette nouvelle politique et le calendrier de sa mise en œuvre ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

M. le président. La parole est à M. le ministre du redressement productif.

M. Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif. Monsieur le député Jean-Luc Laurent, la politique industrielle du Gouvernement, c'est le retour de l'État fort, d'abord par l'organisation de la résistance économique, pour sauver nos outils industriels, comme l'illustre notamment la prise de participation de l'État dans cette grande entreprise française, qui va organiser sa renaissance : je veux parler de PSA.

C'est également le lancement des trente-quatre plans de la nouvelle France industrielle, avec l'industrie française. C'est aussi la remise de l'ordre dans un secteur très troublé, par exemple les télécoms.

C'est la raison pour laquelle nous avons décidé d'organiser l'entrée dans la bataille mondiale du contrôle des matières premières. Nous avons des industries d'innovation technologique, qui ont besoin de sécuriser leurs approvisionnements, en particulier leur prix, dans des matériaux parfois très rares, que l'on appelle justement les « terres rares ».

Nous ne disposons plus en France que de deux acteurs miniers – Areva et Eramet –, qui sont des acteurs spécialisés, et non pas généralistes. C'est l'une des raisons pour lesquelles nous avons uni l'Agence des participations de l'État, qui gère ses 68 participations, pour un montant d'environ 70 milliards, et le Bureau de recherches géologiques et minières, doté d'un grand savoir-faire historique, qui dispose de la science de l'exploration et de l'exploitation des sous-sols, et qui vend ses services à d'autres pays dans le monde.

L'objectif est d'abord de répondre à nos demandes, sur notre propre territoire, y compris dans certaines régions d'outre-mer, par exemple en Guyane, où le Président de la République a dit aux collectivités locales qu'il serait souhaitable qu'une compagnie publique exploite l'or, avec lesdites collectivités, pour faire reculer l'orpaillage illégal et clandestin.

C'est aussi le cas s'agissant des territoires du monde, qui demandent où est donc passée la France. Eh bien, monsieur le député, la France est de retour, et c'est par cette politique minière que nous le ferons ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

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