🤔centres hospitaliers19 nov. 2013 •
Gilbert Le Bris •
établissements de santéappareils d'imagerieConcarneauFinistèreinstallation M. Gilbert Le Bris attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la demande d'implantation d'un scanner sur le site de l'hôpital de Concarneau (CHIC Quimper-Concarneau) dans le Finistère qui ne semble pas avoir été acceptée par le ministère de la santé et l'agence régionale de santé de Bretagne au profit d'une structure privée de Quimper. Il y a une véritable nécessité pour l'hôpital public de Concarneau, 3e ville du Finistère, d'être équipé d'un scanner qui corresponde au renouvellement de matériel obsolète de radiologie. Le risque d'un non renouvellement est un retard de plusieurs années pour la modernisation et le développement de l'hôpital de Concarneau. Il existe, dans le sud-Finistère, cinq hôpitaux et seul Concarneau, bien qu'ayant une démographie plus forte, ne dispose pas de scanner ni de service d'urgences de nuit. Le territoire de Concarneau compte plus de 50 000 personnes avec une augmentation saisonnière à plus de 100 000 personnes liée à son attractivité touristique. En toute connaissance de cause, il est inimaginable que l'Hôpital de Concarneau ne puisse obtenir un scanner pour prendre en charge sa population, permettant ainsi une égalité de traitement pour l'ensemble du sud du département. Le territoire de Concarneau fournit 30 % des examens effectués au centre hospitalier de Cornouaille à Quimper. Cela implique également des frais totalement inutiles pour l'assurance-maladie en coûts de transport, sans compter les désagréments causés à la population par cette situation. Par ailleurs, l'installation d'un scanner permettrait également de réduire les délais d'attente du secteur public à Quimper, largement défavorisé de ce point de vue par rapport au secteur à but lucratif. Il y a urgence à repenser la répartition des équipements lourds dans le sud-Finistère avec à l'esprit la notion de territorialisation des équipements et non le souci d'un équilibrage des moyens attribués entre le secteur public et privé. Si cette décision n'était pas revue favorablement pour Concarneau, il existera un réel souci, à court terme, de ne plus avoir aucun accès à un service de radiologie à Concarneau en secteur public comme en secteur privé. Alors que la loi HPST, qui a été combattue en son temps par les parlementaires socialistes, avait délibérément affaibli le système public hospitalier, alors que l'objectif affiché par François Hollande est de promouvoir un service public hospitalier moderne à hauteur des enjeux de la santé publique du XXIe siècle, il est totalement inconcevable qu'un tel choix soit maintenu en matière de santé publique et de répartition des équipements dans le sud-Finistère. Aussi il souhaiterait que le Gouvernement réexamine cette demande avec le souci prioritaire d'assurer un maillage correct des soins de proximité accessible à tous, dans un contexte d'évolution à la fois démographique et sociologique des professionnels de santé.