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🧭Gouvernement Ayrault 2





































🤔DOM-ROM : La Réunion
19 nov. 2013
Monique Orphé
outre-merconstructionlogementlogement socialréglementation
Mme Monique Orphé attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur la crise du logement touchant gravement les départements d'outre-mer. La Réunion doit en effet faire face à un déficit de logements sociaux important, avec plus de 20 000 demandeurs insatisfaits et un nombre de logements locatifs sociaux de 64 pour 1 000, soit 5 points en-dessous de la moyenne nationale, et cela dans un contexte de croissance démographique soutenue et sur un territoire doublement contraint par sa topographie et son exposition aux risques naturels. Lorsqu'une famille est dépourvue de logement, c'est sa dignité qui est touchée. Beaucoup de ces familles n'aspirent aujourd'hui qu'à un seul rêve : accéder à un logement pour vivre dignement. Des situations insoutenables et inacceptables dans notre belle démocratie. La mission outre-mer a annoncé la construction de 10 000 logements sociaux par an en outre-mer pour répondre à la demande. Si le Gouvernement a une ambition affichée pour répondre aux besoins de nombreux ménages, encore faudrait-il lever les freins à la réalisation des objectifs avancés. La garantie d'emprunt est un de ces freins. En raison du désengagement du département réunionnais, les bailleurs doivent obtenir quatre garants pour financer les opérations de construction de logements sociaux. Cette multiplication des garants freine la sortie des projets. Cette difficulté se posera d'ailleurs en métropole. Les garants n'auront en effet plus la capacité financière pour faire face à l'objectif de construction de 500 000 logements à la fin de ce quinquennat. La CGLLS n'a pas la capacité financière pour se substituer à ses garants. Ce ralentissement en matière de construction fragilise, le secteur du BTP, créateur de nombreux emplois. Dans une île qui compte 30 % de chômage, ce n'est pas négligeable. À l'heure où le Président de la République défend "le choc de confiance" pour relancer le bâtiment "face à l'urgence économique, sociale et environnementale", et a affiché son souhait de lever "tous les freins à la construction", il apparaît opportun de simplifier la procédure en supprimant des garants. Elle souhaite donc connaître la politique gouvernementale qui va être menée pour lever ce frein.
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