🤔Internet21 janv. 2014 •
Nicole Ameline •
télécommunicationseffectifs de la professionformationingénieurs et développeurs Mme Nicole Ameline attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le manque manifeste d'ingénieurs et de développeurs
web dans notre pays. Lors de la présentation de la stratégie numérique pour l'Europe, la Commission européenne n'a pas manqué de rappeler que 900 000 emplois numériques vacants n'étaient pas pourvus. Malgré un taux de chômage élevé (12 % dans la zone euro), l'Europe peine à pourvoir ces emplois dans le secteur en croissance des technologies de l'information à cause d'une pénurie de profils très qualifiés. L'OIT constate elle aussi « l'inadéquation des compétences » qui semble s'accentuer en Europe depuis la crise financière de 2008-2009. Dans une étude de novembre 2013 commandée par l'Union européenne, 40 % des entreprises évoquent des difficultés de recrutement de profils qualifiés. En France, la sous-exploitation de ce potentiel pourrait générer des coûts économiques et sociaux importants, car malheureusement notre pays ne déroge pas au constat européen. Des écoles privées et gratuites, telles que l'école 42 ou la
Web académie de Epitech naissent afin de répondre à l'insuffisance de l'offre des universités et des centres de formation tant en nombre de personnes formées qu'en qualité des contenus. Il y a donc urgence et la France doit être maintenant en capacité de répondre aux attentes des entreprises, pour les jeunes, et au service de la croissance. Dans sa circonscription, le pôle TES (Transactions électroniques sécurisées) est un pôle national de tout premier plan qui fait de la Basse-Normandie, avec tous les acteurs qu'elle fédère, une région numérique, pionnière du sans-contact. Aussi, elle demande quelle stratégie la France est-elle en mesure d'apporter pour permettre la formation urgente de dizaine de milliers d'ingénieurs
web qui font aujourd'hui cruellement défaut à notre pays.