🤔véhicules utilitaires21 janv. 2014 •
Joaquim Pueyo •
automobiles et cyclesAlençonemploi et activitégroupe Carrier carrosserie M. Joaquim Pueyo attire l'attention de M. le ministre du redressement productif sur la situation critique des salariés de Carrier carrosserie, entreprise placée en redressement judiciaire et pour laquelle il l'a alerté des risques de liquidation judiciaire. Il s'agit du dernier fabricant français d'autocars scolaires, premier pourvoyeur d'emplois industriels de la communauté urbaine d'Alençon, dont l'effectif dépasse les 200 personnes avec les intérimaires. Après le rachat en 2000 par le groupe vendéen Fast concept car, quatrième transporteur français, le site d'Alençon a été réaménagé de façon à accroître progressivement la capacité de production, aux alentours d'une dizaine d'unités à la semaine. Les collectivités territoriales ont fortement contribué aux investissements pour moderniser le site qui a été pendant de nombreuses années largement bénéficiaire, à telle enseigne que la direction témoignait encore de son optimisme à l'été 2013 lors d'une visite officielle réalisée dans le cadre de la labellisation du programme Scol'Elec, un prototype d'autocar 100 % électrique, par le pôle de compétitivité Movéo. La nouvelle de la mise en cessation de paiement le 28 octobre 2013, le placement en redressement judiciaire le 4 novembre 2013, l'annonce d'un plan de cession et enfin l'hypothèse de liquidation judiciaire ont donc surpris tous les partenaires du groupe Fast, qui s'est depuis placé en procédure de sauvegarde et semble avoir abandonné sa filiale alençonnaise. Alors que les carnets de commandes sont pleins, les salariés s'interrogent sur les motivations de la maison-mère, dont on peut se demander si elle n'a pas organisé la liquidation judiciaire, et sur le devenir des brevets, qui constituent un atout essentiel avec le savoir-faire des ouvriers. Malgré l'action du ministère du redressement productif, alerté par lui dès septembre 2012, aucune solution n'a encore été trouvée pour les 178 salariés, très inquiets pour leur devenir professionnel et qui ont décidé de se mobiliser par l'occupation de leur usine. Aussi, il lui demande comment il entend intervenir dans ce dossier sur le plan juridique pour engager la responsabilité du groupe Fast concept car, sur le plan social pour aider les employés victimes de la liquidation annoncée, notamment par la mise en place rapide d'une cellule de reclassement et enfin sur le volet économique par l'adoption d'un plan de réindustrialisation pour la communauté urbaine d'Alençon.