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🧭Gouvernement Ayrault 2





































🤔médecins
4 févr. 2014
Paul Molac
professions de santéeffectifs de la professionrépartition géographique
M. Paul Molac attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la lutte contre les déserts médicaux. En cette période de pénurie de médecins généralistes et spécialistes, le numerus clausus pour les étudiants en médecine n'augmente que très faiblement : en 2007, le numerus clausus sur l'ensemble du territoire national était de 7 300 places alors qu'il n'est aujourd'hui que de 7 500. Un nombre important de médecins partiront à la retraite dans les dix années à venir, et ne sont pas remplacés équitablement sur le territoire. Or la pénurie de praticiens se fait déjà sentir aujourd'hui. Les hôpitaux font appel à des médecins intérimaires dont les rémunérations, supérieures à celles des médecins résidents, grèvent leur budget. Le manque de médecins est également un problème dans de nombreuses régions, pas seulement rurales, où l'on ne trouve plus de généralistes et encore moins de spécialistes. Pour une population de plus en plus nombreuse, le problème se pose en termes d'accès aux soins et donc de santé publique. Les solutions mises en oeuvre ces derniers mois tardent à montrer leur efficacité. Les communes ont ainsi mis en place des maisons de santé couplées à des aides pour inciter l'installation de jeunes médecins, mais dans bien des cas, dès que les aides cessent, ces jeunes médecins préfèrent s'installer en milieu urbain ou côtier déjà très bien couverts médicalement. Cela est notamment permis, avec ces maisons de santé, par une absence de souci de gestion de clientèle sur le long terme. Il lui demande donc quelles mesures complémentaires le Gouvernement compte prendre pour résorber ce qui s'apparente à une véritable crise, et si la sectorisation des médecins, sur le modèle des pharmaciens, est une piste qu'il envisage de creuser.
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