🤔effectifs de personnelM. Fabrice Verdier attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur les moyens accordés par l'éducation nationale dans le département du Gard. Dans le premier degré, de 2000 à 2013, les effectifs des écoles publiques sont passés de 58 622 à 65 067 élèves, soit + 11 %. Pendant ce temps, les postes n'ont augmenté que de 7,32 %. L'indicateur P/E (nombre de postes pour 100 élèves) est passé de 5,21 à 5,05, ce qui en fait le plus faible de l'académie de Montpellier : 5,23 dans l'Aude, 5,11 dans l'Hérault, 8,72 en Lozère et 5,18 dans les Pyrénées-orientales (P/E académique : 5,19). Le Gard a obtenu 18 postes supplémentaires à la rentrée 2013 ; il aurait dû en obtenir 40 de plus (soit 58 postes en tout !) pour avoir un P/E de 5,11, identique à celui de l'Hérault (département comparable). Dans ces conditions, le Gard est contraint d'utiliser la quasi-totalité des postes qu'il obtient chaque année dans des ouvertures de classes, aux dépens de dispositifs plus qualitatifs (ASH, remplacement, conseillers pédagogiques, formation continue). Le Gard se classe dans le peloton de queue des départements les moins bien dotés, ce qui contraint les inspecteurs d'académie successifs à modifier les seuils d'ouverture de classes. Dans le second degré, de 2000 à 2013, les collèges ont vu leurs effectifs n'augmenter que de 1,78 %. Mais dans la même période, les effectifs des collèges privés sous contrat augmentaient de + 11,08 %. Sur la période 2000 à 2013, l'évolution de la dotation globale horaire (DGH) est négative (- 1,14 %). À la rentrée 2014 alors que s'ouvre un nouveau collège, la DGH globale du Gard n'augmente pas. L'inspecteur d'académie est contraint de redéployer une partie des moyens des collèges en modifiant l'indicateur d'encadrement en 6e, qui passe de 29 en 2013 à 30 en 2014. Une dizaine de collèges auront des effectifs surchargés à la rentrée 2014, dont celui de Saint-Génies-de-Malgoires sur sa circonscription qui perd une classe de sixième et va se retrouver avec plus de 30 élèves en sixième. Sur le canton de Saint-Ambroix, territoire très rural, le collège du village du Martinet compte des effectifs très réduits. Sa pérennité est donc menacée. Au-delà de sa mission première d'éducation, le collège remplit également une fonction d'animation territoriale qui est essentielle au devenir de ce territoire. Le département du Gard est un département pauvre, qui concentre des difficultés économiques et sociales : un taux de chômage de 16 % (18 % pour les femmes) ; 15 % de familles monoparentales ; une population active peu qualifiée (23 % titulaires d'un BEP ou CAP ; 19 % sans diplôme) composée à 51 % d'ouvriers et d'employés ; une saisonnalité de l'emploi très forte. Le revenu fiscal moyen est de 20 768 euros et 53 % de foyers sont non imposables. Des disparités territoriales très fortes existent entre territoires ruraux très excentrés et territoires urbains agglomérés. Compte tenu de ces éléments, il lui demande de bien vouloir considérer la situation du département du Gard et y consacrer les moyens nécessaires pour garantir les mêmes chances aux enfants gardois qu'aux autres jeunes Français.