Michel Sapin, ministre. Se relever passe par la jeunesse, l'éducation, l'université. Se protéger correspond à la sécurité, tant à l'extérieur, avec le renforcement des moyens de la défense, qu'à l'intérieur, avec le renforcement des moyens de lutte contre le terrorisme. Nous devons d'abord financer ces deux objectifs prioritaires.
Ensuite, notre deuxième volonté est de poursuivre la baisse des charges qui pèsent sur un certain nombre d'entreprises pour que celles-ci améliorent leur compétitivité et retrouvent ainsi une capacité d'investissement, ce qui commence d'être le cas. Il faut que cet investissement s'accentue car nous en avons besoin pour créer de l'emploi, objectif qui, je l'espère, nous motive les uns et les autres quels que soient les bancs sur lesquels nous siégeons.
La troisième de nos priorités est la maîtrise des finances publiques. On nous a laissé un déficit de plus de 5 % du PIB. Il sera ramené l'année prochaine à 3,3 % du PIB. On nous a laissé une France qui était continuellement sous la surveillance, pour ne pas dire sous le glaive de la Commission européenne. Aujourd'hui, nous avons un dialogue confiant avec celle-ci, nous respectons nos engagements.
La France est beaucoup plus forte, la France a une voix qui porte, la France est capable de peser dans le débat européen, par exemple pour faire en sorte que la Grèce reste dans l'euro. Voilà ce vers quoi nous nous tournons, voilà ce que sera la France de 2016.