Jean LeonettiMa question s'adresse à vous, monsieur le Premier ministre, et j'y associe l'ensemble des maires des Alpes-Maritimes et Éric Ciotti, président du conseil départemental.
Notre département, vous l'avez dit, a été gravement touché par des intempéries d'une violence sans précédent dans la nuit de samedi à dimanche. En moins d'une heure, alors que nous étions seulement en alerte orange, des pluies torrentielles se sont abattues sur notre département, plus particulièrement sur les villes de Cannes, de Mandelieu, d'Antibes, de Biot, de Vallauris et de Villeneuve-Loubet.
Il s'agit tout d'abord – nous venons d'observer une minute de silence – d'un drame humain, avec à ce jour vingt et une victimes, et nos pensées premières vont aux familles endeuillées. Les dégâts matériels subis par les villes, les particuliers et les entreprises sont considérables.
Je tiens à saluer la qualité des interventions sur le terrain des sapeurs-pompiers, des forces de l'ordre, de l'État, des collectivités territoriales, des villes et du département, qui ont porté rapidement secours à la population. Je remercie également tous ceux qui ont participé depuis, et vous êtes nombreux, sur tous les bancs, à ce formidable élan de solidarité.
Dimanche, le Président de la République est venu sur place témoigner de la solidarité nationale.
Cet événement climatique, de l'avis de tous les spécialistes, est à la fois exceptionnel et imprévisible dans sa violence et sa rapidité. Les communes concernées ont fait ces dernières années de très gros travaux pour lutter contre les inondations dans un territoire exposé. Ces phénomènes se reproduisent pourtant et s'amplifient. Plutôt que de rechercher un bouc émissaire,…