Jacques MyardMa question concerne le ministre de l'agriculture et le secrétaire d'État chargé du budget. Je privilégierai cependant ce dernier, car c'est lui qui mène la danse, même si c'est une danse macabre. Monsieur le ministre, avez-vous une politique des jeux ?
Aujourd'hui, la filière hippique est en crise et va dans le mur. Crise due à la crise économique dont vous êtes le responsable. Crise due à la concurrence déloyale de La Française des jeux – dont, comme chacun le sait, les jeux de grattage élèvent le QI des Français. Crise engendrée par le juridisme de cette chère Commission de Bruxelles, qui nous a obligés à appliquer un taux majoré aux ventes de chevaux et a réduit d'autant le nombre de propriétaires, c'est-à-dire de chevaux au départ, provoquant une baisse drastique des paris hippiques, dont le montant est passé de 850 à 800 millions d'euros.
Les sociétés mères sont désormais en déficit structurel et – surprise ! – c'est dans cette situation que, monsieur le secrétaire d'État, exerçant votre autorité de tutelle, vous autorisez, pour faire plaisir à Mme Hidalgo, un projet pharaonique à Longchamp, qui aura pour effet que, dans quelque temps, France Galop sera en cessation de paiement. Voilà la réalité.