Sébastien PietrasantaMonsieur le ministre de l'intérieur, nous sommes en guerre contre le terrorisme, nous sommes en guerre contre des personnes qui, au nom d'une version absolument détournée d'une religion, frappent la République. Oui, nous pouvons le réaffirmer ici, avec force, Daech n'est pas l'islam. L'immense majorité des musulmans de France vivent leur culte, leur foi, dans le respect absolu des principes républicains. Ils souffrent de l'instrumentalisation qui est faite de leur religion par des terroristes sans scrupule.
Vous l'avez dit à de nombreuses reprises, la République doit accueillir tous ses enfants, quelle que soit leur croyance. C'est la raison pour laquelle nous devons mettre un terme à ce cycle mortifère ; de fait, les terroristes profitent d'un climat qu'ils ont eux-mêmes instillé, en diffusant une version totalement mensongère de l'islam pour accroître leur emprise et alimenter ce climat de haine sur lequel eux et les extrêmes prospèrent. Les conditions impératives pour briser ce cycle infernal consistent à fermer les lieux de culte, souvent clandestins, qui diffusent des messages de haine, à dissoudre les mosquées salafistes, qui constituent des repaires de terroristes et à expulser les prédicateurs de haine venus des pays étrangers. Je sais votre totale détermination, ainsi que celle du Premier ministre, sur ce sujet.
Ce matin, un ancien Président de la République a fait valoir qu'il avait fermé des lieux de culte, qu'il avait expulsé des prédicateurs de haine lorsqu'il était en responsabilité. Pourtant, je n'ai pas le souvenir qu'entre 2007 et 2012, des mosquées aient été fermées en raison de leur radicalisation.