Denis BaupinLe 12 décembre 2015 restera une date historique. Pour la première fois, à l'unanimité, les États du monde ont adopté un accord universel contre le dérèglement climatique.
Je veux tout d'abord en féliciter, en notre nom à tous, notre ministre des affaires étrangères. La réussite de la COP21 doit beaucoup à sa présidence, reconnue par tous comme talentueuse et rassembleuse.
Cet accord n'aurait pas été possible si, depuis tant d'années, des millions de militants écologistes et d'acteurs de la solidarité internationale, des milliers de villes, les scientifiques, les organisations syndicales et des entreprises pionnières ne s'étaient pas mobilisés pour faire pression sur les États.
Samedi soir, en tant qu'écologiste, j'étais profondément ému et, je dois le dire aussi, j'étais fier que ce soit notre pays qui ait réussi cela. Pendant un an, la diplomatie française s'est mise en mouvement comme jamais celle d'aucun pays ne l'avait fait, Président de la République en tête, en s'appuyant sur des personnalités remarquables, particulièrement Laurence Tubiana et Nicolas Hulot, que je veux remercier ici.
Certes, le dérèglement climatique n'a pas disparu d'un coup. Cet accord ne permet pas, à lui seul, de respecter le seuil de 1,5 degré, mais un palier a été franchi. Nous avons une feuille de route, un agenda et des solutions pour la planète et pour l'emploi. Il y aura un avant et un après Paris 2015. Il y a maintenant urgence à mettre en œuvre cet accord et à agir de façon déterminée.
Pouvez-vous donc nous indiquer quelles actions notre pays compte engager pour que l'Europe renforce ses objectifs afin d'aller vers les 100 % d'énergies renouvelables, la mobilité sobre et propre, la finance et la fiscalité vertes, la mobilisation des territoires et le financement de la solidarité internationale, pour que notre pays reste à la hauteur du leadership que lui a confié la réussite de cette conférence historique ?