Claude GoasguenMonsieur le Premier ministre, je m'adresse à vous en votre qualité de deuxième personnage de la République – car tel est votre rang protocolaire.
Nous avons subi deux affronts pendant cette campagne électorale. Un personnage éminent de la République – qui, aujourd'hui, vient de déserter son bureau – a osé proférer à l'égard d'une candidate des insultes graves, qui relèvent du reste du pénal, au titre tant de l'injure publique que de la diffamation. Ces propos sont des incitations à la haine raciale. Ces propos, accusant Mme Pécresse de favoriser la race blanche, doivent être poursuivis pénalement.
La deuxième insulte, monsieur le Premier ministre, nous la subissons quand le président de l'Assemblée nationale n'a pas le courage de venir s'expliquer devant l'hémicycle.
Quant à vous, monsieur le Premier ministre, qui êtes le plus éminent représentant de la République après son Président et qui êtes également chargé de garantir la moralité des institutions, comment avez-vous pu ne pas réagir ? Pourquoi avez-vous approuvé par votre silence, voire par vos propos, quelque chose qui était purement infamant pour la Ve République ?
Monsieur le Premier ministre, ma question est simple : aujourd'hui, allez-vous sortir de la campagne électorale et vous comporter comme le deuxième personnage de l'État, en condamnant les propos du président de l'Assemblée ?