Philippe MartinJe voudrais tout d'abord dire combien c'est une chance pour l'Assemblée nationale d'avoir un grand président comme Claude Bartolone.
Monsieur le ministre des affaires étrangères et du développement international, nous sommes quelques-uns, sur tous les bancs, à avoir vécu l'échec du sommet sur le climat de Copenhague et les six années de doute et d'abattement qui ont suivi. Comment ne pas mesurer, tant sur la forme que sur le fond, les progrès qui ont rendu possible ce succès historique que constitue l'accord de Paris sur le climat, un accord attendu depuis plus de quarante ans ?
Sur la forme, je veux, au nom de notre groupe, saluer l'engagement total du Président de la République, féliciter le Gouvernement pour sa mobilisation et à vous, monsieur le ministre des affaires étrangères, qui l'avez incarnée depuis plus de deux ans et pendant toute cette négociation, dire notre reconnaissance et, si vous me le permettez, de manière plus intime et personnelle, mon admiration d'avoir replacé la diplomatie française au centre d'une révolution qui est bonne pour l'humanité.
Sur le fond, ma question porte sur le bilan que vous tirez de ces treize jours de négociations. Quelles sont, monsieur le ministre, les grandes avancées que contient l'accord de Paris ?
Mes chers collègues, samedi dernier, au Bourget, le Président de la République nous a dit que l'histoire était écrite par ceux qui s'engagent, pas par ceux qui calculent. Monsieur le ministre, avec cet accord, pouvez-vous nous dire comment nous allons engager la France dans la voie de la justice climatique ?