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🧭Gouvernement Ayrault 2






































💬réforme
13 mars 2013
Colette Langlade
enseignementorientationsperspectives
M. le président. La parole est à Mme Colette Langlade, pour le groupe socialiste, républicain et citoyen.
Mme Colette Langlade. Monsieur le ministre de l'éducation nationale, hier, notre Assemblée a commencé l'examen d'une des grandes lois de ce quinquennat.
Oui, la refondation de l'école est une grande loi. Une loi qui répare les ravages de dix années de sacrifice de l'éducation. Une loi qui replace l'école au coeur du projet républicain. Une loi qui définit une grande ambition éducative, de la maternelle au lycée. Une loi qui prépare l'avenir de nos enfants en redonnant la priorité à la formation des jeunes générations.
Une loi, mesdames et messieurs, qui sera élaborée au Parlement. Je ne doute pas que les débats seront riches au sein de notre hémicycle, par exemple sur l'enseignement des langues régionales,...
M. Bernard Accoyer. Monsieur le président, veuillez rappeler M. Peillon à l'ordre !
Mme Colette Langlade. ...la situation des RASED, la prise en compte du handicap, la mise en place des cartes de formation.
M. Bernard Accoyer. M. Peillon insulte les parlementaires ! Alors qu'il n'a jamais été élu !
Mme Colette Langlade. Monsieur le ministre, vous l'avez rappelé hier, l'enjeu est colossal. Nous ne pouvions pas nous résigner face à l'affaiblissement de notre système éducatif.
Non, la France n'a pas éternellement vocation à régresser dans les classements éducatifs internationaux. Non, la France ne peut pas chaque année laisser 120 000 jeunes sortir du système scolaire sans diplôme. Non, la France ne peut pas laisser l'illettrisme gagner du terrain. À cet égard, je salue la décision du Premier ministre de faire de la lutte contre l'illettrisme une grande cause nationale pour 2013. Cela témoigne de la volonté du Gouvernement de refaire de l'école et du savoir la matrice pour laquelle nos concitoyens retrouvent la maîtrise de leur destin.
Chers collègues, dans ce contexte si particulier, nous ne pouvons que regretter le cynisme et l'absence de ceux qui, hier, ont abandonné l'école et qui, aujourd'hui, par des considérations tactiques épousent des postures artificielles, qui tournent le dos à l'intérêt général.
Nous l'assumons : la loi de refondation de l'école est audacieuse et novatrice.
M. le président. La parole est à M. le ministre de l'éducation nationale.
M. Guy Geoffroy. Non, pas lui !
Plusieurs députés du groupe UMP. Démission ! Démission !
M. le président. Mes chers collègues, un peu de calme. Le ministre a compris que vous n'étiez pas d'accord avec lui !
M. Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale. Madame la députée, vous avez eu raison de rappeler qu'après dix ans de gouvernement de droite, 25 % de notre jeunesse se retrouve au chômage. Cinq ans sans aucune croissance, 600 milliards de déficit accumulés,...
M. Christian Jacob. Démission !
M. Vincent Peillon, ministre. ...un million de chômeurs en plus, 150 000 jeunes sortant sans qualification du système, 80 000 postes détruits. Et, au moment où nous vous tendons la main dans l'intérêt national, on n'entend de votre part que vociférations, inexactitudes et mépris profond pour ce que nous avons en commun, l'école de la République !
Oui, il faut une méthode, car la méthode est nécessaire à la recherche de la vérité. Cette méthode consiste à construire, dans l'intérêt de l'avenir du pays, des réformes qui puissent être portées par tous les Français.
Qui est contre la priorité au primaire ? Qui est contre l'accueil des enfants de moins de trois ans ? Qui est contre la remise en place d'une formation des enseignants ? Qui est contre une amélioration de notre système d'orientation ? La république n'appartient à personne. Elle appartient à tous, encore faut-il la vouloir. Encore faut-il marquer que l'on est de bonne volonté, et capable de discerner l'essentiel et l'accessoire.
M. Guy Geoffroy. Honteux !
M. Vincent Peillon, ministre. Vos actes ne plaident pas pour vous. Vous avez une chance de rattraper dix ans de destruction. Nous souhaitons vous entraîner dans cette loi de refondation parce qu'elle est à la fois l'intérêt de la jeunesse de France et du pays !
M. Claude Goasguen. Charlot !
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