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📜Proposition de loi visant à soutenir le fonctionnement des services départementaux d'incendie et de secours et à valoriser la profession de sapeur-pompier professionnel et volontaire
Arnaud Viala
30 janv. 2019

🖋️Amendements examinés : 62%
39 En attente30 Rejetés
24 Irrecevables
7 Non soutenus
Liste des Amendements
Titre
🖋️En attente
Pierre Morel-À-L'Huissier
27 mars 2019

Après la dernière occurrence du mot :

« et »,

insérer les mots :

« l’engagement de sapeur-pompier ».

🖋️En attente
Stéphane Viry
28 mars 2019

Après la dernière occurrence du mot :

« et »,

insérer les mots :

« l’engagement de sapeur-pompier ».

🖋️En attente
Arnaud Viala
1 avr. 2019

Après la dernière occurrence du mot :

« et »,

insérer les mots :

« l’engagement de sapeur-pompier ».

🖋️Rejeté
Arnaud Viala
25 mars 2019

Au titre de la proposition, après la dernière occurrence du mot :

« et »,

insérer les mots :

« l’engagement de sapeur-pompier ».

🖋️Rejeté
Pierre Morel-À-L'Huissier
21 mars 2019

Au titre de la proposition, après la dernière occurrence du mot :

« et »,

insérer les mots :

« l’engagement de sapeur-pompier ».


Article 1
🖋️En attente
Ugo Bernalicis
29 mars 2019

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Ugo Bernalicis
29 mars 2019

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le titre Ier de la première partie du livre Ier du code général des impôts est ainsi modifié :

« 1° Après l’article 199 ter U, il est inséré un article 199 ter V ainsi rédigé :

« Art. 199 ter V – I. – Le crédit d’impôt défini à l’article 244 quater Y est imputé sur l’impôt sur le revenu dû par l’entreprise au titre de l’exercice au cours duquel les rémunérations définies au 1 du II du même article ont été versées. Si le montant du crédit d’impôt excède l’impôt dû au titre dudit exercice, l’excédent est restitué.

« Le montant du crédit d’impôt avant imputation sur l’impôt sur le revenu constitue une créance sur l’État lorsque, en application du deuxième alinéa de l’article L. 313‑23 du code monétaire et financier, cette créance a fait l’objet d’une cession ou d’un nantissement avant la liquidation de l’impôt sur le revenu sur lequel le crédit d’impôt correspondant s’impute, à la condition que l’administration en ait été préalablement informée.

« La créance est inaliénable et incessible, sauf dans les cas et les conditions prévus aux articles L. 313‑23 à L. 313‑35 du même code ; elle ne peut alors faire l’objet de plusieurs cessions ou nantissements partiels auprès d’un ou de plusieurs cessionnaires ou créanciers. »

2° Le 2° de la section V du chapitre II est complété par un article 220 sexies A ainsi rédigé :

« Art. 220 sexies A. – Le crédit d’impôt défini à l’article 244 quater Y est imputé sur l’impôt sur les sociétés dû par l’entreprise dans les conditions prévues à l’article 199 ter V. »

3° La section 2 du chapitre IV est complétée par un article 244 quater Y ainsi rédigé :

« Art. 244 quater Y. – I. – Les entreprises imposées d’après leur bénéfice réel ou exonérées en application des articles 44 sexies, 44 sexies A, 44 octies, 44 octies A et 44 terdecies à 44 sexdecies et qui emploient un ou plusieurs sapeur-pompier volontaire peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt au titre des rémunérations versées au titre des heures de travail pendant lesquelles le ou les sapeurs-pompiers volontaires, titulaires d’une autorisation d’absence régulièrement délivrée, ont réalisé une ou plusieurs des activités prévues à l’article L. 723‑12 du code de la sécurité intérieure.

« II. – 1. Le crédit d’impôt, calculé au titre de chaque exercice, est égal à 50 % des rémunérations définies au I, dans la limite de 1 pour mille du chiffre d’affaires.

« 2. Le montant de la compensation financière prévue à l’avant-dernier alinéa de l’article L. 723‑12 du code de la sécurité intérieure perçu par l’entreprise est déduit de celui du crédit d’impôt.

« 3. Le crédit d’impôt ne peut être octroyé si l’entreprise a présenté :

« 1° En application de l’article 238 bis du code général des impôts, une demande de réduction d’impôt au titre de la mise à disposition de services d’incendie et de secours d’un ou plusieurs de ses employés sapeurs-pompiers volontaires ;

« 2° En application de l’article 7 de la loi n° 96‑370 du 3 mai 1996 relative au développement du volontariat dans les corps des sapeurs-pompiers, une demande de subrogation dans le droit du sapeur-pompier volontaire à percevoir les indemnités horaires prévues à l’article 11 de cette loi. »

II. – Les articles 199 ter V, 220 sexies et 244 quater Y dans leur rédaction résultant du I s’appliquent aux exercices clos à compter du 31 décembre 2019.

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

IV. – Le I n’est applicable qu’aux sommes venant en déduction de l’impôt dû.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
22 mars 2019

Supprimer cet article.


Article 2
🖋️En attente
Jean-Pierre Cubertafon
29 mars 2019

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer au mot :

« huit »

le mot :

« dix ».

🖋️En attente
Arnaud Viala
1 avr. 2019

À la fin de la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« dans la réserve »

les mots :

« pour des actions de formation ou des situations de crise ».

🖋️En attente
Jean-Pierre Cubertafon
29 mars 2019

Compléter la première phrase de l’alinéa 2 par le mot :

« opérationnelle ».

🖋️En attente
Stéphane Viry
28 mars 2019

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Le présent alinéa ne fait pas obstacle à l’application de dispositions conventionnelles plus favorables ».

🖋️Non soutenu
Jean-Pierre Cubertafon
22 mars 2019

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer au mot :

« huit »,

le mot :

« dix ».

🖋️Rejeté
Arnaud Viala
25 mars 2019

À la fin de la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« dans la réserve »

les mots :

« pour des actions de formations ou des situations de crise ».

🖋️Non soutenu
Jean-Pierre Cubertafon
22 mars 2019

Compléter la première phrase de l’alinéa 2 par le mot :

« opérationnelle ».


Article 3
🖋️En attente
Arnaud Viala
1 avr. 2019

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« leurs »

le mot :

« ses ».

🖋️En attente
Rémi Delatte
31 mars 2019
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article L. 1424‑37 du code général des collectivités territoriales est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« À condition de souscrire un engagement de sapeur-pompier volontaire, les personnes volontaires effectuant un contrat de service civique régi par le titre Ier bis du livre Ier du code du service national peuvent bénéficier de tout ou partie de la formation initiale mentionnée au premier alinéa du présent article. »

🖋️Rejeté
Arnaud Viala
25 mars 2019

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« leurs »

le mot :

« ses ».

🖋️Rejeté
Rémi Delatte
19 mars 2019
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article L. 1424‑37 du code général des collectivités territoriales est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« À condition de souscrire un engagement de sapeur-pompier volontaire, les personnes volontaires effectuant un contrat de service civique régi par le titre Ier bis du livre Ier du code du service national peuvent bénéficier de tout ou partie de la formation initiale mentionnée au premier alinéa du présent article. »

🖋️Rejeté
Dino Cinieri
20 mars 2019
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – Après le quatrième alinéa de l’article 60 de la loi n° 84‑16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique d’État, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Priorité est également donnée aux fonctionnaires engagés en tant que sapeur-pompier volontaire depuis au moins 3 ans. »

II. – L’article 54 de la loi n° 84‑53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Priorité est également donnée aux fonctionnaires engagés en tant que sapeur-pompier volontaire depuis au moins 3 ans. »

III. – L’article 38 de la loi n° 86‑33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Priorité est également donnée aux fonctionnaires engagés en tant que sapeur-pompier volontaire depuis au moins 3 ans. »


Article 4
🖋️En attente
Danièle Obono
29 mars 2019

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le 2° de l’article 19 de la loi n° 84‑16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’État est ainsi modifié :

« 1° Après la première phase du premier alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Ces concours sont également ouverts aux sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué au moins trois années d’activité en cette qualité et ayant une formation initiale validée. » ;

« 2° Au deuxième alinéa, après le mot : « intergouvernementales », sont insérés les mots : « ainsi que les services accomplis en tant que sapeur-pompier volontaire ».

II. – Le premier alinéa du 2° de l’article 36 de loi n° 84‑53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale est ainsi modifié :

« 1° Après la première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Ces concours sont également ouverts aux sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué trois années de service actif en cette qualité et ayant une formation initiale validée. » ;

« 2° À la dernière phrase, après le mot : « intergouvernementales », sont insérés les mots : « ainsi que les sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué au moins trois années d’activité en cette qualité et ayant une formation initiale validée ».

« III. – Le premier alinéa du 2° de l’article 29 de la loi n° 86‑33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière est ainsi modifié :

« 1° Après la première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Ces concours sont également ouverts aux sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué au moins trois années d’activité en cette qualité et ayant une formation initiale validée. » ;

« 2° À la dernière phrase, après le mot : « intergouvernementales », sont insérés les mots : « ainsi que les sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué au moins trois années d’activité en cette qualité et ayant une formation initiale validée ». »

🖋️En attente
Arnaud Viala
1 avr. 2019

À l’alinéa 2, après le mot :

« volontaires »,

insérer les mots :

« dont la durée d’engagement est supérieure à cinq ans ».

🖋️Rejeté
Danièle Obono
22 mars 2019

Rédiger ainsi cet article :

I. – Le 2° de l’article 19 de la loi n° 84‑16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’État est ainsi modifié :

1° Après la première phase du premier alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Ces concours sont également ouverts aux sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué au moins trois années d’activité en cette qualité et ayant une formation initiale validée. » ;

2° Au deuxième alinéa, après le mot : « intergouvernementales », sont insérés les mots : « ainsi que les services accomplis en tant que sapeur-pompier volontaire ».

II. – Le premier alinéa du 2° de l’article 36 de loi n° 84‑53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale est ainsi modifié :

1° Après la première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Ces concours sont également ouverts aux sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué trois années de service actif en cette qualité et ayant une formation initiale validée. » ;

2° À la dernière phrase, après le mot : « intergouvernementales », sont insérés les mots : « ainsi que les sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué au moins trois années d’activité en cette qualité et ayant une formation initiale validée ».

III. – Le premier alinéa du 2° de l’article 29 de la loi n° 86‑33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière est ainsi modifié :

1° Après la première phrase, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Ces concours sont également ouverts aux sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué au moins trois années d’activité en cette qualité et ayant une formation initiale validée. » ;

2° À la dernière phrase, après le mot : « intergouvernementales », sont insérés les mots : « ainsi que les sapeurs-pompiers volontaires ayant effectué au moins trois années d’activité en cette qualité et ayant une formation initiale validée ».

🖋️Rejeté
Arnaud Viala
25 mars 2019

À l’alinéa 2, après le mot :

« volontaires »,

insérer les mots :

« dont la durée d’engagement est supérieure à cinq ans ».

🖋️Irrecevable
Fabien Di Filippo
28 mars 2019
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Article 5
🖋️En attente
Arnaud Viala
1 avr. 2019
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

L’article 19 de la loi n° 91‑1389 du 31 décembre 1991 relative à la protection sociale des sapeurs‑pompiers volontaires en cas d’accident survenu ou de maladie contractée en service est abrogé.

🖋️Rejeté
Arnaud Viala
25 mars 2019

I. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 2° L’article 19 est abrogé. »

II. – En conséquence, avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« La loi n° 91‑1389 du 31 décembre 1991 relative à la protection sociale des sapeurs‑pompiers volontaires en cas d’accident survenu ou de maladie contractée en service est ainsi modifiée : ».

III. – En conséquence, rédiger ainsi le début de l’alinéa 1 :

« 1° Au deuxième alinéa de l’article 2, les mots... (le reste sans changement) ; ».

 


Article 6
🖋️En attente
Arnaud Viala
1 avr. 2019

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« trimestres de retraites pour toute année supplémentaire ou »

les mots :

« trois trimestres de retraites puis de deux trimestres supplémentaires ».

🖋️Irrecevable
Dino Cinieri
20 mars 2019
🖋️Rejeté
Arnaud Viala
25 mars 2019

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« trimestres de retraites pour toute année supplémentaire ou »,

les mots :

« trois trimestres de retraites puis de deux trimestres supplémentaires ».

🖋️Irrecevable
Pierre Morel-À-L'Huissier
22 mars 2019
🖋️Irrecevable
Éric Pauget
28 mars 2019
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Éric Pauget
21 mars 2019
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Patrice Verchère
21 mars 2019
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Dino Cinieri
20 mars 2019
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Éric Pauget
21 mars 2019
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Patrice Verchère
21 mars 2019
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Émilie Bonnivard
27 mars 2019
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Rémi Delatte
31 mars 2019
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Éric Pauget
21 mars 2019
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Patrice Verchère
21 mars 2019
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Rémi Delatte
19 mars 2019
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Article 7
🖋️En attente
Jean-Pierre Cubertafon
29 mars 2019

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer au mot :

« trois »

le mot :

« cinq ».

🖋️Non soutenu
Jean-Pierre Cubertafon
22 mars 2019

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer au mot :

« trois »,

le mot :

« cinq ».


Article 8
🖋️En attente
Arnaud Viala
1 avr. 2019

À l’alinéa 2, après le mot :

« professionnels »,

insérer le mot :

« officiers ».

🖋️En attente
Sébastien Leclerc
1 avr. 2019

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« l’autorité compétente de l’État et le président du conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours peuvent nommer conjointement »

les mots :

« le président du conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours peut nommer ».

🖋️Rejeté
Arnaud Viala
25 mars 2019

À l’alinéa 2, après le mot :

« professionnels »,

insérer le mot :

« officiers ».


Article 9
🖋️En attente
Arnaud Viala
1 avr. 2019

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« des études médicales, les étudiants »

les mots :

« de leurs études, les étudiants en santé ».

🖋️En attente
Emmanuelle Ménard
1 avr. 2019

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« des études médicales, les étudiants »

les mots :

« de leurs études, les étudiants en santé ».

🖋️En attente
Arnaud Viala
1 avr. 2019

À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« d’une durée totale de six mois ».

🖋️En attente
Pierre Morel-À-L'Huissier
28 mars 2019
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Le 1 de l’article 265 bis du code des douanes est complété par un g ainsi rédigé :

« g) Comme carburant ou combustible par les services départementaux d’incendie et de secours. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

 

🖋️En attente
Éric Pauget
28 mars 2019
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Le 1 de l’article 265 bis du code des douanes est complété par un g ainsi rédigé :

« g) comme carburant pour les véhicules affectés aux activités des services départementaux d’incendies et de secours ».

II. – Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État.

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️En attente
Rémi Delatte
31 mars 2019
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Le 1 de l’article 265 bis du code des douanes est complété par un g ainsi rédigé :

« g) Comme carburant pour les véhicules utilisés à des fins d’intervention des services départementaux d’incendies et de secours. »

II. – Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État.

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️En attente
Emmanuelle Ménard
1 avr. 2019
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Le 1 de l’article 265 bis du code des douanes est complété par un g ainsi rédigé :

« g) Comme carburant pour les véhicules utilisés à des fins d’intervention des services départementaux d’incendies et de secours. »

II. – Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État.

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Rejeté
Arnaud Viala
25 mars 2019

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« des études médicales, les étudiants »

les mots :

« de leurs études, les étudiants en santé ».

🖋️Rejeté
Arnaud Viala
25 mars 2019

À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« d’une durée totale de six mois ».

🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
1 avr. 2019
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Pierre Morel-À-L'Huissier
23 mars 2019
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Julien Aubert
22 mars 2019
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Le 1 de l’article 265 bis du code des douanes est complété par un g ainsi rédigé :

« g) Comme carburant ou combustible par les services départementaux d’incendie et de secours. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Rejeté
Éric Pauget
21 mars 2019
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Le 1 de l’article 265 bis du code des douanes est complété par un g ainsi rédigé :

« g) Comme carburant pour les véhicules affectés aux activités des services départementaux d’incendies et de secours. »

II. – Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État.

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Non soutenu
Patrice Verchère
21 mars 2019
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Le 1 de l’article 265 bis du code des douanes est complété par un g ainsi rédigé :

« g) Comme carburant pour les véhicules affectés aux activités des services départementaux d’incendies et de secours. »

II. – Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État.

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Rejeté
Rémi Delatte
19 mars 2019
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Le 1 de l’article 265 bis du code des douanes est complété par un g ainsi rédigé :

« g) Comme carburant pour les véhicules utilisés à des fins d’intervention des services départementaux d’incendies et de secours. »

II. – Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État.

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
22 mars 2019
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Avant le 31 décembre 2019, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’état d’avancement de la mise en place de l’article L. 122‑4‑3 du code de la voirie routière.

🖋️Irrecevable
Pierre Morel-À-L'Huissier
22 mars 2019
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Article 10
🖋️En attente
Rémi Delatte
31 mars 2019

Avant l’alinéa 1, insérer l'alinéa suivant :

« I A. – Au premier alinéa de l'article 433‑5 du code pénal , les mots : « non rendus publics » sont supprimés ; ».

 

🖋️En attente
Émilie Bonnivard
27 mars 2019

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – À la première phrase du premier alinéa de l’article 706‑58 du code de procédure pénale, après le mot : « emprisonnement », sont insérés les mots : « ou portant sur une infraction commise sur un sapeur‑pompier ». »

🖋️En attente
Pierre Morel-À-L'Huissier
28 mars 2019

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – À la première phrase du premier alinéa de l’article 706‑58 du code de procédure pénale, après le mot : « emprisonnement », sont insérés les mots : « ou portant sur une infraction commise sur un sapeur‑pompier ». »

🖋️En attente
Stéphane Viry
28 mars 2019

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – À la première phrase du premier alinéa de l’article 706‑58 du code de procédure pénale, après le mot : « emprisonnement », sont insérés les mots : « ou portant sur une infraction commise sur un sapeur‑pompier ». »

🖋️En attente
Arnaud Viala
1 avr. 2019

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – À la première phrase du premier alinéa de l’article 706‑58 du code de procédure pénale, après le mot : « emprisonnement », sont insérés les mots : « ou portant sur une infraction commise sur un sapeur‑pompier ». »

🖋️En attente
Laurence Trastour-Isnart
28 mars 2019
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

L’article 132‑18‑1 du code pénal est ainsi rétabli :

« Art. 132‑18‑1. – I. – Pour les crimes commis à l’encontre d’un sapeur-pompier professionnel ou volontaire, la peine d’emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Sept ans, si le crime est puni de quinze ans de réclusion ou de détention ;

« 2° Neuf ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention ;

« 3° Douze ans, si le crime est puni de trente ans de réclusion ou de détention ;

« 4° Dix-sept ans, si le crime est puni de la réclusion ou de la détention à perpétuité.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer une peine inférieure à ces seuils en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci.

« Lorsqu’un crime est commis en état de récidive légale, la juridiction ne peut prononcer une peine inférieure à ces seuils que si l’accusé présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion.

« II. – Pour les délits commis à l’encontre d’un sapeur-pompier volontaire ou professionnel, la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Deux ans, si le délit est puni de cinq ans d’emprisonnement ;

« 2° Trois ans, si le délit est puni de sept ans d’emprisonnement ;

« 3° Quatre ans, si le délit est puni de dix ans d’emprisonnement.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ces seuils ou une peine autre que l’emprisonnement en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci.

« Lorsqu’un délit est commis en état de récidive légale, la juridiction ne peut prononcer une peine inférieure à ces seuils que si l’accusé présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion. »

🖋️En attente
Émilie Bonnivard
27 mars 2019
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

I. – La section 1 du chapitre III du titre II du livre VII du code de la sécurité intérieure est complétée par un article L. 723‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 723‑1‑1. – I. – Tout sapeur-pompier professionnel ou volontaire et tout militaire de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris et du bataillon des marins-pompiers de Marseille, victime dans l’exercice de ses fonctions ou du fait de ses fonctions d’une atteinte volontaire à l’intégrité de sa personne, de violence, de menace, d’injure, de diffamation ou d’outrage, peut être autorisé à ne pas être identifié par ses nom et prénom dans tous les actes de procédure des instances civiles ou pénales engagées ou nécessaires à la défense de ses droits, lorsque la révélation de son identité est susceptible, compte tenu des conditions d’exercice de ses missions ou de ses fonctions, des circonstances particulières dans la commission des faits ou de la personnalité des personnes mises en cause, de mettre en danger sa vie ou son intégrité physique ou celles de ses proches.

« II. – L’autorisation est délivrée nominativement par le procureur de la République ou le juge d’instruction sur proposition du responsable hiérarchique d’un niveau suffisant, défini par décret, statuant par une décision motivée.

« Cette autorisation permet à l’agent qui en bénéficie d’être identifié par un numéro d’immatriculation administrative.

« Le bénéficiaire de l’autorisation est également autorisé à déposer ou à comparaître comme témoin au cours de l’enquête ou devant les juridictions d’instruction ou de jugement et à se constituer partie civile en utilisant ces mêmes éléments d’identification, qui sont seuls mentionnés dans les procès-verbaux, citations, convocations, ordonnances, jugements ou arrêts. Il ne peut être fait état de ses nom et prénom au cours des audiences publiques.

« Le I du présent article n’est pas applicable lorsque, en raison d’un acte commis dans l’exercice de ses fonctions, le bénéficiaire de l’autorisation est entendu en application des articles 61‑1 ou 62‑2 du code de procédure pénale ou qu’il fait l’objet de poursuites pénales. »

🖋️Rejeté
Rémi Delatte
19 mars 2019

I. – Avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« L’article 433‑5 du code pénal est ainsi modifié :

« 1° Au premier alinéa, les mots : « non rendus publics » sont supprimés ; ».

II. – En conséquence, rédiger ainsi le début de l’alinéa 1 :

« 2° Au deuxième alinéa, après le mot... (le reste sans changement). »

🖋️Rejeté
Arnaud Viala
25 mars 2019

I. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – À la première phrase du premier alinéa de l’article 706‑58 du code de procédure pénale, après le mot : « emprisonnement », sont insérés les mots : « ou portant sur une infraction commise sur un sapeur‑pompier ». »

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 1, ajouter la mention :

« I. – ».

🖋️Rejeté
Pierre Morel-À-L'Huissier
22 mars 2019

I. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – À la première phrase du premier alinéa de l’article 706‑58 du code de procédure pénale, après le mot : « emprisonnement », sont insérés les mots : « ou portant sur une infraction commise sur un sapeur‑pompier ». »

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 1, ajouter la mention :

« I. – ».

🖋️Irrecevable
Fabien Di Filippo
28 mars 2019
Après l'article 10, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Éric Ciotti
28 mars 2019
Après l'article 10, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Éric Ciotti
28 mars 2019
Après l'article 10, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Laurence Trastour-Isnart
22 mars 2019
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

L’article 132‑18‑1 du code pénal est ainsi rétabli :

« Art. 132‑18‑1. – I. – Pour les crimes commis à l’encontre d’un sapeur-pompier professionnel ou volontaire, la peine d’emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Sept ans, si le crime est puni de quinze ans de réclusion ou de détention ;

« 2° Neuf ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention ;

« 3° Douze ans, si le crime est puni de trente ans de réclusion ou de détention ;

« 4° Dix-sept ans, si le crime est puni de la réclusion ou de la détention à perpétuité.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer une peine inférieure à ces seuils en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci.

« Lorsqu’un crime est commis en état de récidive légale, la juridiction ne peut prononcer une peine inférieure à ces seuils que si l’accusé présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion.

« II. – Pour les délits commis à l’encontre d’un sapeur-pompier volontaire ou professionnel, la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Deux ans, si le délit est puni de cinq ans d’emprisonnement ;

« 2° Trois ans, si le délit est puni de sept ans d’emprisonnement ;

« 3° Quatre ans, si le délit est puni de dix ans d’emprisonnement.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ces seuils ou une peine autre que l’emprisonnement en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci.

« Lorsqu’un délit est commis en état de récidive légale, la juridiction ne peut prononcer une peine inférieure à ces seuils que si l’accusé présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion. »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
22 mars 2019
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

La sous-section 4 de la section 1 du chapitre II du titre III du livre Ier du code pénal est ainsi modifiée :

1° L’article 132‑18‑1 est ainsi rétabli :

« Art. 132‑18‑1. – Pour les crimes commis, en état de récidive légale contre un militaire de la gendarmerie nationale, un fonctionnaire de la police nationale, un sapeur-pompier professionnel ou volontaire ou toute autre personne dépositaire de l’autorité publique, la peine d’emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Cinq ans, si le crime est puni de quinze ans de réclusion ou de détention ;

« 2° Sept ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention ;

« 3° Dix ans, si le crime est puni de trente ans de réclusion ou de détention ;

« 4° Quinze ans, si le crime est puni de la réclusion ou de la détention à perpétuité.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer une peine inférieure à ces seuils en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci.

« Lorsqu’un crime est commis une nouvelle fois en état de récidive légale, la juridiction ne peut prononcer une peine inférieure à ces seuils que si l’accusé présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion. » ;

« 2° Les articles 132‑19‑1 et 132‑19‑2 sont ainsi rétablis :

« Art. 132‑19‑1. – Pour les délits commis, en état de récidive légale, contre un militaire de la gendarmerie nationale, un fonctionnaire de la police nationale, un sapeur-pompier professionnel ou volontaire ou toute autre personne dépositaire de l’autorité publique , la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Deux ans, si le délit est puni de trois ans d’emprisonnement ;

« 2° Quatre ans, si le délit est puni de cinq ans d’emprisonnement ;

« 3° Cinq ans, si le délit est puni de sept ans d’emprisonnement ;

« 4° Six ans, si le délit est puni de dix ans d’emprisonnement.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ces seuils ou une peine autre que l’emprisonnement en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci.

« Art. 132‑19‑2. – Pour les délits prévus au 4° de l’article 222‑12, et au 4° de l’article 222‑13 la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Deux ans, si le délit est puni de trois ans d’emprisonnement ;

« 2° Quatre ans, si le délit est puni de cinq ans d’emprisonnement.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ces seuils ou une peine autre que l’emprisonnement en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci. »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
22 mars 2019
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

La sous-section 4 de la section 1 du chapitre II du titre III du livre Ier du code pénal est ainsi modifiée :

1° L'article 132‑18‑1 est ainsi rétabli :

« Art. 132‑18‑1. – Pour les crimes commis, en état de récidive légale contre un sapeur-pompier professionnel ou volontaire, la peine d’emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Cinq ans, si le crime est puni de quinze ans de réclusion ou de détention ;

« 2° Sept ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention ;

« 3° Dix ans, si le crime est puni de trente ans de réclusion ou de détention ;

« 4° Quinze ans, si le crime est puni de la réclusion ou de la détention à perpétuité.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer une peine inférieure à ces seuils en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci.

« Lorsqu’un crime est commis une nouvelle fois en état de récidive légale, la juridiction ne peut prononcer une peine inférieure à ces seuils que si l’accusé présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion. » ;

2° Les articles 132‑19‑1 et 132‑19‑2 sont ainsi rétablis :

« Art. 132‑19‑1. – Pour les délits commis, en état de récidive légale, contre un militaire de la gendarmerie nationale, un fonctionnaire de la police nationale, un sapeur-pompier professionnel ou volontaire ou toute autre personne dépositaire de l’autorité publique , la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Deux ans, si le délit est puni de trois ans d’emprisonnement ;

« 2° Quatre ans, si le délit est puni de cinq ans d’emprisonnement ;

« 3° Cinq ans, si le délit est puni de sept ans d’emprisonnement ;

« 4° Six ans, si le délit est puni de dix ans d’emprisonnement.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ces seuils ou une peine autre que l’emprisonnement en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci.

« Art. 132‑19‑2. – Pour les délits prévus au 4° de l’article 222‑12, et au 4° de l’article 222‑13 la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Deux ans, si le délit est puni de trois ans d’emprisonnement ;

« 2° Quatre ans, si le délit est puni de cinq ans d’emprisonnement ;

« Toutefois, la juridiction peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ces seuils ou une peine autre que l’emprisonnement en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci. ».

🖋️Irrecevable
Éric Pauget
28 mars 2019
Après l'article 10, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Éric Pauget
21 mars 2019
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

I. – Le code pénal est ainsi modifié :

1° Au 4° de l’article 221‑4, après les mots : « sapeur-pompier », il est inséré le mot : « militaire, » ;

2° L’article 222‑3 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, le mot : « vingt » est remplacé par le mot : « trente » ;

b) Au 4°, après les mots : « sapeur-pompier », il est inséré le mot : « militaire, » ;

3° L’article 222‑8 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa le mot : « vingt » est remplacé par le mot : « trente » ;

b) Au 4°, après les mots : « sapeur-pompier », il est inséré le mot : « militaire, » ;

4° L’article 222‑10 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « vingt » ;

b) Au 4°, après les mots :  « sapeur-pompier », il est inséré le mot :  « militaire, » ;

5° L’article 222‑12 est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est ainsi modifié :

– le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « dix » ;

– le montant : « 75 000 € » est remplacé par le montant : « 150 000 € » ;

b) Au 4°, après les mots : « sapeur-pompier », il est inséré le mot : « militaire, » ;

6° L’article 222‑13 est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est ainsi modifié :

– le mot : « trois » est remplacé par le mot : « cinq » ;

– le montant : « 45 000 € » par le montant : « 75 000 € » ;

b) Au 4° après les mots :  « sapeur-pompier », il est inséré le mot : « militaire, » ;

7° Au premier alinéa de l’article 222‑14‑1, les mots : « civil ou militaire » sont remplacés par les mots : « militaire, professionnel ou volontaire » ;

8° L’article 222‑15‑1 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « civil ou militaire » sont remplacés par les mots : « militaire, professionnel ou volontaire » ;

b) Le deuxième alinéa est ainsi modifié :

– le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « sept » ;

– le montant : « 75 000 € » est remplacé par le montant : « 100 000 € » ;

c) Le dernier alinéa est ainsi modifié :

– le mot : « sept » est remplacé par le mot : « dix » ;

– le montant : « 100 000 € » est remplacé par le montant : « 150 000 € » ;

9° Au 3° de l’article 322‑8, après les mots :  « sapeur-pompier », il est inséré le mot : « militaire, » ;

10° Au premier alinéa de l’article 433‑3, après les mots : « sapeur-pompier », il est inséré le mot : « militaire, ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Non soutenu
Patrice Verchère
21 mars 2019
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

I. – Le code pénal est ainsi modifié :

1° Au 4° de l’article 221‑4, après les mots : « sapeur-pompier », il est inséré le mot : « militaire, » ;

2° L’article 222‑3 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, le mot : « vingt » est remplacé par le mot : « trente » ;

b) Au 4°, après les mots : « sapeur-pompier », il est inséré le mot : « militaire, » ;

3° L’article 222‑8 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa le mot : « vingt » est remplacé par le mot : « trente » ;

b) Au 4°, après les mots : « sapeur-pompier », il est inséré le mot : « militaire, » ;

4° L’article 222‑10 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « vingt » ;

b) Au 4°, après les mots :  « sapeur-pompier », il est inséré le mot :  « militaire, » ;

5° L’article 222‑12 est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est ainsi modifié :

– le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « dix » ;

– le montant : « 75 000 € » est remplacé par le montant : « 150 000 € » ;

b) Au 4°, après les mots : « sapeur-pompier », il est inséré le mot : « militaire, » ;

6° L’article 222‑13 est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est ainsi modifié :

– le mot : « trois » est remplacé par le mot : « cinq » ;

– le montant : « 45 000 € » par le montant : « 75 000 € » ;

b) Au 4° après les mots :  « sapeur-pompier », il est inséré le mot : « militaire, » ;

7° Au premier alinéa de l’article 222‑14‑1, les mots : « civil ou militaire » sont remplacés par les mots : « militaire, professionnel ou volontaire » ;

8° L’article 222‑15‑1 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « civil ou militaire » sont remplacés par les mots : « militaire, professionnel ou volontaire » ;

b) Le deuxième alinéa est ainsi modifié :

– le mot : « cinq » est remplacé par le mot : « sept » ;

– le montant : « 75 000 € » est remplacé par le montant : « 100 000 € » ;

c) Le dernier alinéa est ainsi modifié :

– le mot : « sept » est remplacé par le mot : « dix » ;

– le montant : « 100 000 € » est remplacé par le montant : « 150 000 € » ;

9° Au 3° de l’article 322‑8, après les mots :  « sapeur-pompier », il est inséré le mot : « militaire, » ;

10° Au premier alinéa de l’article 433‑3, après les mots : « sapeur-pompier », il est inséré le mot : « militaire, ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Rejeté
Julien Aubert
22 mars 2019
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

I. – Tout sapeur-pompier professionnel ou volontaire et tout militaire de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris et du bataillon des marins-pompiers de Marseille, victime dans l’exercice de ses fonctions ou du fait de ses fonctions d’une atteinte volontaire à l’intégrité de sa personne, de violence, de menace, d’injure, de diffamation ou d’outrage, peut être autorisé à ne pas être identifié par ses nom et prénom dans tous les actes de procédure des instances civiles ou pénales engagées ou nécessaires à la défense de ses droits, lorsque la révélation de son identité est susceptible, compte tenu des conditions d’exercice de ses missions ou de ses fonctions, des circonstances particulières dans la commission des faits ou de la personnalité des personnes mises en cause, de mettre en danger sa vie ou son intégrité physique ou celles de ses proches.

II. – L’autorisation est délivrée nominativement par le procureur de la République ou le juge d’instruction sur proposition du responsable hiérarchique d’un niveau suffisant, défini par décret, statuant par une décision motivée.

Cette autorisation permet à l’agent qui en bénéficie d’être identifié par un numéro d’immatriculation administrative.

Le bénéficiaire de l’autorisation est également autorisé à déposer ou à comparaître comme témoin au cours de l’enquête ou devant les juridictions d’instruction ou de jugement et à se constituer partie civile en utilisant ces mêmes éléments d’identification, qui sont seuls mentionnés dans les procès-verbaux, citations, convocations, ordonnances, jugements ou arrêts. Il ne peut être fait état de ses nom et prénom au cours des audiences publiques.

III. – Le présent I n’est pas applicable lorsque, en raison d’un acte commis dans l’exercice de ses fonctions, le bénéficiaire de l’autorisation est entendu en application des articles 61‑1 ou 62‑2 du code de procédure pénale ou qu’il fait l’objet de poursuites pénales.

🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
1 avr. 2019
Après l'article 10, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
1 avr. 2019
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Article 11
🖋️En attente
Arnaud Viala
1 avr. 2019

À la fin l’alinéa 2, substituer aux mots :

« application du présent article »,

les mots :

« organisation de la réception des appels d’urgence sur des plateformes départementales ».

🖋️En attente
Arnaud Viala
1 avr. 2019

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – Le présent article entre en vigueur le 1er janvier 2020. »

🖋️Rejeté
Arnaud Viala
25 mars 2019

À la fin l’alinéa 2, substituer aux mots :

« application du présent article »,

les mots :

« organisation de la réception des appels d’urgence sur des plateformes départementales ».

🖋️Rejeté
Arnaud Viala
25 mars 2019

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – Le présent article entre en vigueur le 1er janvier 2020. »

🖋️Irrecevable
Stéphane Viry
28 mars 2019
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Article 12
🖋️En attente
Danièle Obono
29 mars 2019
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Après le troisième alinéa de l’article L. 3311‑1 du code général des collectivités territoriales, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le budget du département précise notamment en recettes le montant des fractions de taux de taxes qui lui ont été attribuées, telles la taxe spéciale sur les sociétés, selon les finalités voulues par le législateur, par exemple la contribution au financement des services départementaux d’incendie et de secours. »

🖋️Non soutenu
Danièle Obono
22 mars 2019
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Après le troisième alinéa de l’article L. 3311‑1 du code général des collectivités territoriales, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le budget du département précise notamment en recettes le montant des fractions de taux de taxes qui lui ont été attribuées, telles la taxe spéciale sur les sociétés, selon les finalités voulues par le législateur, par exemple la contribution au financement des services départementaux d’incendie et de secours. »


Article 13
🖋️En attente
Éric Ciotti
28 mars 2019
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Avant le 31 décembre 2019, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l'application de l’article L. 122‑4‑3 du code de la voirie routière.

 

🖋️En attente
Emmanuelle Ménard
1 avr. 2019
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Avant le 31 décembre 2019, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l'application de l’article L. 122‑4‑3 du code de la voirie routière.

 

🖋️En attente
Ugo Bernalicis
29 mars 2019
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet un rapport sur l’évolution du statut de sapeur-pompier volontaire et les dérives et abus relatifs à son utilisation incluant l’usage du double-statut à des fins économiques et le non-respect des droits sociaux (temps de travail, repos, vacations…).

Ce rapport évalue la compatibilité du statut de sapeur-pompier volontaire, qui ne relève pas du salariat et se distingue de celui de sapeur-pompier professionnel mais qui doit être protecteur, avec le droit national et le droit communautaire et les mesures à prendre pour protéger ce statut afin de perpétuer le modèle française de sécurité civile.

🖋️En attente
Emmanuelle Ménard
1 avr. 2019
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Avant le 31 décembre 2019, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’augmentation des violences à l’encontre des sapeurs-pompiers dans l’exercice de leurs fonctions. Ce rapport précise les causes de cette augmentation et les mesures à mettre en œuvre pour y remédier.

🖋️Non soutenu
Ugo Bernalicis
22 mars 2019

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II. – Le Gouvernement remet un rapport sur l’évolution du statut de sapeur-pompier volontaire et les dérives et abus relatifs à son utilisation incluant l’usage du double-statut à des fins économiques et le non-respect des droits sociaux (temps de travail, repos, vacations…)

« Ce rapport évalue la compatibilité du statut de sapeur-pompier volontaire, qui ne relève pas du salariat et se distingue de celui de sapeur-pompier professionnel mais qui doit être protecteur, avec le droit national et le droit communautaire et les mesures à prendre pour protéger ce statut afin de perpétuer le modèle française de sécurité civile. »

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 1, ajouter la mention :

« I. – ».

🖋️Rejeté
Dino Cinieri
20 mars 2019
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

L’article L. 723‑5 du code de la sécurité intérieure est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Elle confère au sapeur-pompier volontaire la qualité de collaborateur occasionnel du service public. »

🖋️Rejeté
Julien Aubert
22 mars 2019
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

L’article L. 723‑5 du code de la sécurité intérieure est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Elle confère au sapeur-pompier volontaire la qualité de collaborateur occasionnel du service public. »

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 7min.

Mesdames, Messieurs,

L’organisation de la sécurité civile française repose sur un modèle original et performant, combinant, d’une part, un pilotage centralisé et une gestion départementale des services d’incendie et de secours, qui permettent une réaction rapide sur les théâtres d’opération, et d’autre part, l’action conjointe et complémentaire de sapeurs‑pompiers professionnels et de volontaires.

Une telle organisation met en exergue toute l’importance pour notre Nation de disposer d’une organisation adaptée et efficace en matière de sécurité civile et plus précisément de secours.

En 2017, les 40 502 sapeurs‑pompiers professionnels et 195 800 sapeurs‑pompiers volontaires ont réalisé près de 4,6 millions d’interventions, dont 3,9 millions d’interventions de secours aux personnes et 306 000 incendies, soit 12 750 interventions quotidiennes représentant 1 intervention toutes les 7 secondes !

Les 195 800 sapeurs‑pompiers volontaires sont engagés au service de la société, en parallèle de leur métier ou de leurs études. En effet, 50 % des interventions sont faites par leurs soins, chiffre qui s’élève à 80 % en zone rurale. Les sapeurs‑pompiers constituent un élément essentiel du maillage territorial permettant intervenir à tout moment, en tout point du territoire.

Leur travail est indispensable et pourtant le nombre de volontaires a connu une baisse importante ces dernières années, passant de 207 583 en 2004 à 195 800 fin 2017, soit une perte de plus de 11 000 volontaires. Parallèlement à cette diminution, le nombre d’interventions a considérablement augmenté, passant de 3,456 millions à 4,605 millions sur la même période.

Si la baisse des effectifs des sapeurs‑pompiers volontaires peut être imputable à la montée de l’individualisme (le volontariat implique un engagement long), aux mouvements démographiques (désertification rurale, croissance des zones périurbaines), au renforcement des contraintes professionnelles, à la départementalisation des services d’incendie et de secours (regroupement des centres de secours et diminution de leur nombre notamment en milieu rural), à la judiciarisation (développement des mises en cause pénales) de l’action des sapeurs‑pompiers et aux actes de violence auxquels ils peuvent être confrontés, des mesures doivent être prises, sans tarder, pour enrayer ce phénomène.

Les 40 502 sapeurs‑pompiers professionnels sont répartis au sein de 99 services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Ils sont soumis au régime des agents de la fonction publique territoriale. Un concours interne ou externe permet d’avoir le droit de s’inscrire sur une liste d’aptitude pour une durée déterminée et, éventuellement, d’avoir ensuite accès à un emploi au sein d’un SDIS selon la vacance ou la disponibilité des postes. Il y a deux catégories de concours pour devenir sapeur‑pompier professionnel : l’un pour être SPP non‑officier, et l’autre pour être SPP officier.

Unanimement salués par leur courage et leurs actions, les sapeurs‑pompiers, qu’ils soient professionnels ou volontaires, méritent que leur engagement soit valorisé.

C’est l’objectif de ce texte qui, à travers treize mesures très concrètes, propose de faire évoluer cette profession mais également de soutenir les sapeurs‑pompiers dans leur dévouement pour l’intérêt commun.

Ainsi, l’article 1 vise à alléger les charges patronales dans la continuité des précédents dispositifs mis en œuvre, afin de ne pas décourager les employés de s’engager ou les employeurs de recruter des bénévoles, la perte des recettes pour les organismes de sécurité sociale étant compensée par la majoration des droits.

L’article 2 a vocation de permettre à tout salarié ayant souscrit un engagement de sapeur‑pompier volontaire de bénéficier d’une autorisation d’absence de huit jours par année civile au titre de ses activités dans la réserve. Cependant, pour les entreprises de moins de deux cent cinquante salariés, l’employeur peut décider, afin de conserver le bon fonctionnement de l’entreprise, de limiter ce temps à cinq jours. Cette disposition étend le mécanisme déjà applicable aux entreprises qui souhaitent encourager leurs employés à s’engager dans la réserve opérationnelle.

L’article 3 porte sur la formation des sapeurs‑pompiers volontaires où les entreprises auraient la possibilité de demander que leurs contributions organismes paritaires collecteurs agréés soient reversées aux services départementaux d’incendie et de secours.

De plus, avec l’article 4, il s’agit d’ouvrir aux sapeurs‑pompiers volontaires l’accès aux emplois réservés de la fonction publique. Cette possibilité, déjà ouverte aux sapeurs‑pompiers volontaires victimes d’un accident ou d’une maladie, serait ainsi élargie.

En dépit de l’action du législateur qui a permis d’améliorer significativement leur couverture sociale, leurs droits à la formation, la reconnaissance des risques inhérents à leur activité et, plus largement, leur statut juridique, l’engagement des sapeurs‑pompiers volontaires continue de buter sur plusieurs difficultés. Ainsi l’article 5 permet de prendre en charge le reste à charge par les SDIS.

L’article 6 vise quant à lui de permettre aux sapeurs‑pompiers volontaires ayant effectué plus de quinze ans de service, de bénéficier d’une bonification de trimestres de retraite pour toute année supplémentaire ou pour toute période de réengagement de cinq années effectuées.

L’article 7 tend à faciliter l’accès aux logements sociaux situés à proximité des centres de secours en faisant en sorte qu’ils ne soient plus assujettis aux plafonds de ressources dans les secteurs tendus.

Aujourd’hui, de nombreux SDIS sont confrontés à des difficultés pour confier certaines fonctions à des SPP officiers, à cause de la carence d’effectifs pour certains grades. Cette situation résulte d’une récente révision des correspondances entre les grades et les fonctions et de la fin des périodes transitoires de sept ans. Les récents décrets ne permettent pas de répondre au problème exposé.

Le législateur peut cependant agir pour prévoir des dérogations à l’exigence de correspondances entre la fonction et le grade. Deux conditions cumulatives sont nécessaires pour ne pas risquer d’impacter le bon fonctionnement du service des SPP.

– Les effectifs de SPP d’un grade sont insuffisants pour occuper l’ensemble des emplois qui relèvent de ce grade

– Le SPP nommé à cet emploi dispose de la formation adéquate pour en assumer les responsabilités.

L’article 8 a donc pour objet d’ouvrir au président du conseil d’administration du SDIS et à l’autorité compétente de l’État la possibilité de nommer à un certain emploi un SPP d’un autre grade dès la formation nécessaire reçue, afin de pallier les manques d’effectifs qui peuvent advenir.

L’article 9 prévoit que dans le cadre du deuxième cycle des études médicales, les étudiants puissent effectuer des stages d’une durée totale de six mois au sein d’un service départemental d’incendie et de secours. Ils bénéficient dès lors du statut de sapeur‑pompier volontaire et des avantages y afférant. Cette mesure entend permettre de créer de nouvelles vocations chez les jeunes mais aussi de renforcer les liens entre le milieu médical et les pompiers.

Par ailleurs, selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), il apparaît que le nombre de sapeurs‑pompiers professionnels et volontaires victimes d’une agression est en nette hausse (1 939 agressions en 2015‑2800 en 2018). Ces agressions ont donné lieu à 1 613 journées d’arrêt de travail, ce qui constitue une hausse de 36 % par rapport à 2015. Cela correspond à plus de six plaintes par jour et représente un taux inquiétant de cinq agressions pour 10 000 interventions

Sur la même année, 414 véhicules ont été endommagés pour un préjudice estimé à 283 442 euros, ce qui porte l’augmentation à 183,4 %.

Le prochain port de caméras piétons par les sapeurs – pompiers (loi n° 2018‑697 du 3 août 2018 relative à l’harmonisation de l’utilisation des caméras mobiles par les autorités de sécurité publique dont le décret n’est pas encore paru au 14 janvier 2019), contribuera probablement à apaiser certaines situations, mais il est nécessaire d’étendre les sanctions de l’article 433‑5 du code pénal aux membres des services de secours et d’incendie.

Il est proposé de qualifier de manière uniforme toute atteinte morale à la dignité ou au respect d’un sapeur‑pompier, rendue publique ou non, d’une sanction relevant du délit d’outrage. C’est le sens de l’article 10.

L’article 11 énonce que l’ensemble des services d’urgence soient accessibles à partir d’un numéro unique, le 112, dans le but d’améliorer le contact avec les services d’urgence, dans un objectif d’efficacité renforcée.

La loi n° 2016‑1917 du 29 septembre 2016 de finances pour 2017 prévoyait le lancement d’un système d’information unifié afin que les centres de traitement des appels et les centres opérationnels des SDIS soient équipés de logiciels identiques ou interopérables. Le coût global de ce projet sur la période 2017 à 2027 est évalué à 180 millions d’euros, avec une participation de l’État prévue à hauteur de 36,6 millions d’euros sur la même période.

La mutualisation des données en temps réel entre SDIS, mais aussi l’interaction avec les victimes grâce aux technologies numériques, prévues par NexSIS, permettra de ne plus avoir à gérer l’hétérogénéité des logiciels des multiples SDIS. Outre la rationalisation et les meilleures performances qui sont attendues grâce au système NexSIS, des économies pourront découler de cette modernisation de nos moyens de secours.

Certains SDIS s’interrogent cependant sur leur capacité à assumer le préfinancement du dispositif, et le mécanisme de contribution volontaire risque de retarder la création des plateformes uniques de réception et de traitement des appels. La baisse brutale de 60 % des crédits destinés à abonder la dotation de soutien aux investissements structurants des SDIS dans le projet de loi de finance pour 2018 rend nécessaire une solution législative pour garantir un financement du dispositif dès sa conception.

C’est là le sens de cet article 12 de la proposition de loi, qui va rendre obligatoire le versement des crédits de dotation de soutien aux investissements structurants des SDIS attribués par le ministre chargé de la sécurité civile. De telles charges, pour ne pas tomber sous le coup de l’article 40, seraient compensées par la création d’une taxe additionnelle.

L’article 13 vise à interpeller le Gouvernement sur la nécessité d’exclure les sapeurs‑pompiers volontaires de l’application de la directive de 2003. Aucune autre portée concrète ne peut être attendue de modifications textuelles dans la loi française, le statut de travailleur étant une notion autonome du droit de l’Union européenne.

Chapitre Ier

Mesures sociales pour pallier le manque d’effectif

Article 1

Le IV de l’article L. 241‑13 du code de la sécurité sociale est complété par un 4° ainsi rédigé : « 4° Aux salariés exerçant une activité de sapeur‑pompier volontaire. »

Article 2

I. – Après le premier alinéa de l’article L. 723‑11 du code de la sécurité intérieure, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Tout salarié ayant souscrit un engagement de sapeur‑pompier volontaire bénéficie d’une autorisation d’absence de huit jours par année civile au titre de ses activités dans la réserve. Cependant, pour les entreprises de moins de deux cent cinquante salariés, l’employeur peut décider, afin de conserver le bon fonctionnement de l’entreprise, de limiter ce temps à cinq jours. »

II. – Au premier alinéa de l’article L. 3142‑89 du code du travail, après le mot « opérationnelle » sont insérés les mots « ou en tant que sapeur‑pompier volontaire ».

Article 3

Le livre III de la sixième partie du code du travail est ainsi modifié :

1° L’article L. 6313‑3 est complété par un 5° ainsi rédigé :

« 5° De permettre à toute personne engagée en qualité de sapeur‑pompier volontaire d’acquérir, d’adapter et de développer les compétences nécessaires à l’exercice de leurs missions » ;

2° Le II de l’article 6323‑4 est complété par un 15° ainsi rédigé :

« 15° Les services départementaux d’incendie et de secours. »

3° Le II de l’article L. 6323‑6 est complété par un 6° ainsi rédigé :

« 6° Les actions de formation destinées à permettre aux sapeurs‑pompiers volontaires d’acquérir les compétences nécessaires à l’exercice de leurs missions. Les droits acquis au titre du compte d’engagement citoyen peuvent également financer ces actions. » ;

4° L’article L. 6331‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Sur demande, une entreprise peut reverser une partie de ses contributions à un organisme paritaire collecteur agréé aux services départementaux d’incendie et de secours afin de soutenir la formation des sapeurs‑pompiers volontaires. Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent alinéa. » ;

5° Après le premier alinéa de l’article L. 6331‑3, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Sur demande, une entreprise peut reverser une partie de ces contributions aux organismes paritaires collecteurs agréés aux services départementaux d’incendie et de secours afin de soutenir la formation des sapeurs‑pompiers volontaires. »

Article 4

L’article L. 241‑5 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre est complété par un 3° ainsi rédigé :

« 3° Aux sapeurs‑pompiers volontaires autres que ceux mentionnés à l’article L. 241‑2. »

Article 5

Au deuxième alinéa de l’article 2 de la loi n° 91‑1389 du 31 décembre 1991 relative à la protection sociale des sapeurs‑pompiers volontaires en cas d’accident survenu ou de maladie contractée en service, les mots : « le ticket modérateur » sont remplacés par les mots : « l’intégralité de la participation de l’assuré social »

Article 6

Après l’article 12 de la loi n° 96‑370 du 3 mai 1996 relative au développement du volontariat dans les corps de sapeurs‑pompiers, il est inséré un article 12‑1 ainsi rédigé :

« Art. 121. – Les sapeurs‑pompiers volontaires ayant effectué plus de quinze ans de service bénéficient d’une bonification de trimestres de retraites pour toute année supplémentaire ou pour toute période de réengagement de cinq années effectuées. »

Chapitre II

Mesures structurelles pour faciliter l’exécution des missions

Article 7

Après le premier alinéa de l’article L. 441‑1 du code de la construction et de l’habitation, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Il n’est pas tenu compte du patrimoine, du niveau de ressources et des conditions de logement actuelles pour les sapeurs‑pompiers, volontaires ou professionnels, déposant un dossier auprès d’un bailleur social disposant d’un parc de logements situé à moins de trois kilomètres d’un centre de secours. À cette fin, les services départementaux d’incendie et de secours peuvent signer des conventions avec les bailleurs sociaux. »

Article 8

L’article L. 1424‑9 du code général des collectivités territoriales est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le service départemental d’incendie et de secours ne dispose pas d’un effectif suffisant de sapeurs‑pompiers professionnels pour pourvoir à un emploi correspondant à leur grade, l’autorité compétente de l’État et le président du conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours peuvent nommer conjointement à cet emploi un sapeur‑pompier professionnel d’un autre grade dès lors qu’il a reçu la formation nécessaire. »

Article 9

Après l’article L. 6153‑1 du code de la santé publique, il est inséré un article L. 6153‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 615311. – Dans le cadre du deuxième cycle des études médicales, les étudiants peuvent effectuer des stages d’une durée totale de six mois au sein d’un service départemental d’incendie et de secours. Ils bénéficient dès lors du statut de sapeur‑pompier volontaire et des avantages y afférant. »

Article 10

Au deuxième alinéa de l’article 433‑5 du code pénal, après le mot : « publique », sont insérés les mots : « ou membre des services de secours et d’incendie ».

Article 11

I. – La première phrase du f du I de l’article L. 33‑1 du code des postes et des communications électroniques est complété par les mots : « depuis le 112, numéro unique d’urgence. »

II. – Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent article.

Article 12

L’article L. 1424‑36‑2 du code général des collectivités publiques est complété par un III ainsi rédigé :

« III. – Les crédits de cette dotation sont versés à partir de la conception du projet concerné. »

Article 13

À l’article L. 723‑4 du code de la sécurité intérieure, après le mot : « engagement », sont insérés les mots : « altruiste et généreux ».

Article 14

I. – Les charges pour l’État sont compensées à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

II. – La perte de recette pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

III. – Les charges pour les collectivités territoriales sont compensées à due concurrence par l’augmentation de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

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