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📜Proposition de loi visant à interdire la maltraitance sur les animaux de compagnie par l'utilisation de colliers étrangleurs et électriques
Corinne Vignon
25 nov. 2022

🖋️Amendements examinés : 100%
13 Adoptés9 Rejetés
4 Non soutenus
9 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Adopté
Corinne Vignon
9 janv. 2023

À l’intitulé du titre du texte, substituer aux mots :

« animaux de compagnie »

les mots :

« chiens et les chats ».


Article 1
🖋️Adopté
Corinne Vignon
6 janv. 2023

À la fin de l’alinéa 2, substituer au mot :

« interdits »

le mot :

« interdites ».

🖋️Adopté
Corinne Vignon
9 janv. 2023

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« un animal de compagnie »

les mots :

« les chiens et les chats».

🖋️Adopté
Danielle Simonnet
6 janv. 2023

À la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« à pointes »

les mots :

 « dont les pointes sont tournées vers le corps de l’animal ».

🖋️Adopté
Corinne Vignon
6 janv. 2023

Au début de l’alinéa 4, substituer aux motx :

« La vente »

les mots :

« L’acquisition et la cession, y compris en ligne, à titre onéreux ou gratuit ».

🖋️Adopté
Danielle Simonnet
6 janv. 2023

À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« à pointes »

les mots :

 « dont les pointes sont tournées vers le corps de l’animal ».

🖋️Adopté
Corinne Vignon
6 janv. 2023

Supprimer l’alinéa 5.

🖋️Adopté
Philippe Naillet
6 janv. 2023

Supprimer l’alinéa 5.

🖋️Adopté
Anne Stambach-Terrenoir
6 janv. 2023

Supprimer l’alinéa 5.

🖋️Adopté
Philippe Naillet
6 janv. 2023

Substituer à l’alinéa 6 les deux alinéas suivants :

« III. – Tout manquement aux dispositions du 1° du I est sanctionné d’une amende administrative de 750 euros pour les personnes physiques. Celle-ci est portée à 3 750 euros en cas de récidive ainsi que lorsque le manquement est le fait d’une personne morale ou lorsqu’il est commis dans le cadre d’une activité exercée à titre professionnel de dressage ou d’éducation des animaux concernés.

« Tout manquement aux dispositions du 2° du même I est passible d’une amende administrative de 3 000 euros pour une personne physique et 15 000 euros pour une personne morale. »

🖋️Adopté
Corinne Vignon
10 janv. 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IV. – Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas aux services et unités des armées utilisateurs de chiens. »

🖋️Adopté
Corinne Vignon
10 janv. 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IV. – Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas aux opérations de capture d’animaux dangereux et errants mentionnées à la section 2 du chapitre Ier du présent titre ».

🖋️Rejeté
Anne-Laure Babault
6 janv. 2023

Rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« 1° L’utilisation, sur un animal de compagnie au sens de l’article L. 214‑6 du code rural et de la pêche maritime, ou sur un animal détenu ou destiné à être détenu par l’homme pour les activités visées à l’article L. 611‑1 du code de la sécurité intérieure, de tout dispositif à décharge électrique, à pointes, à ultrason, à spray, à air comprimé, à griffes ou étrangleur sans boucle d’arrêt. »

🖋️Rejeté
Julie Laernoes
6 janv. 2023

Après le mot :

« électrique »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 3 :

« , à ultrasons, à aérosol ou à air comprimé, étrangleur sans boucle d’arrêt, à pointes ou à griffes, de tout dispositif de coercition à des fins similaires ou de tout dispositif assimilable à une muselière empêchant de manger ou de boire et entravant la respiration. »

🖋️Rejeté
Julie Laernoes
6 janv. 2023

Après le mot :

« électrique »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 3 :

« , à ultrasons, à aérosol ou à air comprimé, étrangleur sans boucle d’arrêt, à pointes ou à griffes ou de tout dispositif de coercition à des fins similaires. »

🖋️Rejeté
Danielle Simonnet
6 janv. 2023

Après le mot :

« électrique »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 3 :

« , à ultrasons, à aérosol ou à air comprimé, étrangleur sans boucle d’arrêt, à pointes ou à griffes ».

🖋️Rejeté
Anne Stambach-Terrenoir
6 janv. 2023

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« ou bien des muselières empêchant de manger, de boire, de haleter ou de réguler la température de l'animal ou entravant la respiration. »

🖋️Non soutenu
Anne-Laure Blin
6 janv. 2023

Supprimer l’alinéa 4.

🖋️Non soutenu
Julie Laernoes
6 janv. 2023

Après le mot :

« électrique »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« , à ultrasons, à aérosol ou à air comprimé, étrangleur sans boucle d’arrêt, à pointes ou à griffes, de tout dispositif de coercition à des fins similaires ou de tout dispositif assimilable à une muselière empêchant de manger ou de boire et entravant la respiration. »

🖋️Non soutenu
Julie Laernoes
6 janv. 2023

Après le mot :

« électrique »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« à ultrasons, à aérosol ou à air comprimé, étrangleur sans boucle d’arrêt, à pointes ou à griffes ou de tout dispositif de coercition à des fins similaires. »

🖋️Rejeté
Danielle Simonnet
6 janv. 2023

Après le mot :

« électrique »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« , à ultrasons, à aérosol ou à air comprimé, étrangleur sans boucle d’arrêt, à pointes ou à griffes. »

🖋️Rejeté
Anne-Laure Babault
6 janv. 2023

Après le mot :

« électrique »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« , à pointes, à ultrasons, à aérosol, à air comprimé, à griffes ou étrangleur sans boucle d’arrêt. »

🖋️Rejeté
Anne Stambach-Terrenoir
6 janv. 2023

Compléter l’alinéa 4 par les mots :

« ou bien des muselières empêchant de manger, de boire, de haleter ou de réguler la température de l’animal ou entravant la respiration. »

 

 

🖋️Non soutenu
Anne-Laure Blin
6 janv. 2023

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Est exclue de l’interdiction mentionnée au présent I, l’utilisation du collier pour les chiens dits “ d’arrêt ” durant l’acte de chasse. »

🖋️Rejeté
Christine Engrand
6 janv. 2023

I. – Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« I bis. – Est subordonnée à la prescription d’un vétérinaire canin l’utilisation sur un animal de compagnie de tout dispositif de dressage par aspersion, ultrason ou vibration. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 5, substituer à la référence :

« du I »

les références :

« des I et I bis ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 6, après la référence :

« I »,

insérer les mots :

« ou du I bis ».

🖋️Tombé
Julie Laernoes
6 janv. 2023

À l’alinéa 3, supprimer les mots : 

« de compagnie ». 

🖋️Tombé
Julie Laernoes
6 janv. 2023

À l’alinéa 3, après le mot :

« compagnie »,

insérer les mots : 

« , sur les chiens de sécurité et sur les chiens militaires, ».

🖋️Tombé
Danielle Simonnet
6 janv. 2023

À l’alinéa 3, après le mot :

« compagnie »,

insérer les mots :

« et sur tous les carnivores domestiques, tels que les chiens de sécurité et les chiens militaires, ».

🖋️Tombé
Anne Stambach-Terrenoir
6 janv. 2023

I. – À l’alinéa 4, après le mot :

« vente »,

insérer les mots :

« ou la cession à titre gratuit »

II. – Compléter le même alinéa par les mots :

« ainsi que la publicité et les petites annonces portant sur ce type de dispositif ».

🖋️Tombé
Julie Laernoes
6 janv. 2023

À l'alinéa 5, après la référence :

« I »,

insérer les mots :

« , notamment la liste des animaux concernés, ».

 

🖋️Tombé
Julie Laernoes
6 janv. 2023

À la fin de l’alinéa 6, substituer au mot : 

« quatrième »

 le mot : 

« cinquième ». 


Article 2
🖋️Adopté
Dino Cinieri
5 janv. 2023

Supprimer cet article.

🖋️Tombé
Dino Cinieri
5 janv. 2023

À cet article, substituer à la date :

« 1er janvier 2024 »

la date :

« 1er juillet 2023 ».

🖋️Tombé
Julie Laernoes
6 janv. 2023

À cet article, substituer à la date :

« 1er janvier 2024 »

la date :

« 1er septembre 2023. »

🖋️Tombé
Danielle Simonnet
6 janv. 2023

À cet article, substituer à la date :

« 1er janvier 2024 »

la date :

« 1er septembre 2023. »

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 4min.

Mesdames, Messieurs,

La condition animale est aujourd’hui une préoccupation première pour nos concitoyens.

L’interdiction des pratiques et dispositifs générant de la souffrance animale est soutenue par une large majorité de Français. Ce phénomène, régulièrement confirmé par les sondages d’opinion et par le soutien des Français aux initiatives en faveur de la protection des animaux, prouve la sensibilité de plus en plus développée de nos concitoyens pour le bien‑être animal.

Selon un sondage de l’IFOP de février 2022, 86 % des citoyens souhaitaient que les candidats à l’élection présidentielle présentent des mesures visant à améliorer les conditions de vie des animaux.

Un autre sondage de mars 2022, du même organisme, démontre quant à lui que 81 % des Français se déclarent sensibles aux questions ayant trait à la condition et à la protection animale.

Ces sondages qui se multiplient mettent tous en avant l’attachement de nos concitoyens à mettre fin aux différents actes de maltraitance envers les animaux.

Or, sont actuellement toujours en vente libre dans le commerce et utilisés en France des dispositifs causant souffrance physique et détresse psychique aux animaux de compagnie, tels que les colliers dits « de dressage », de type étrangleur, électrique ou à pointes.

Certains propriétaires de chiens et éducateurs canins, adeptes de ces outils, justifient leur utilisation pour des cas particuliers, au vu du comportement inadapté ou dangereux du chien, au mépris de toutes les études scientifiques sur le sujet. Ces colliers n’ont jamais prouvé leur efficacité pour quelque problème comportemental que ce soit, et au contraire, augmentent le risque d’agressivité et de morsure des chiens en raison du stress, de l’anxiété et de la souffrance qu’ils subissent. Par ailleurs, de nombreuses alternatives existent pour éduquer ou rééduquer des chiens, sans recourir à des outils ou méthodes qui génèrent de la douleur ou de la peur.

En effet, de nombreuses études scientifiques, et plus spécifiquement celle de 2017 de la société européenne d’éthologie clinique vétérinaire (ESVCE), dénoncent l’usage des colliers coercitifs et recommandent leur interdiction.

À titre d’exemple, les colliers étrangleurs sans boucle d’arrêt écrasent la trachée du chien lorsque le maître tire sur la laisse. Les colliers électriques envoient des décharges électriques à l’animal lorsque celui‑ci aboie ou fugue. Quant aux colliers à pointes, à pics ou Torcatus, qui sont composés d’une chaîne en métal et de pointes intérieures qui pénètrent la peau du chien, créent des entailles pouvant transpercer le cou de l’animal et le faire saigner.

De plus, l’utilisation de ces colliers est reconnue aujourd’hui comme une méthode de dressage négative et punitive, dont les risques de dommages physiques sur le chien sont nombreux : brûlures, blessures, douleurs chroniques, lésions aux cervicales ou thyroïdiennes, affections dermatologiques, augmentation de la pression intraoculaire et intracrânienne, écrasement de la trachée, paralysie du nerf laryngé, arthrose dégénérative…

Ces colliers génèrent également des dommages psychiques (peur, anxiété, stress important) qui peuvent être à l’origine de problèmes de comportement chez l’animal pouvant le rendre agressif, voire mordeur… et ils ne permettent en aucun cas d’améliorer son comportement.

Un avis sur les pratiques d’éducation canine et leurs impacts sur le bien‑être des chiens émis le 04 juillet 2022 par le centre national de référence pour le bien‑être animal (CNRBEA) est récemment venu confirmer que « les colliers à pointes et les colliers électriques sont explicitement cités comme causes de souffrances inutiles, déjà par ailleurs interdits dans d’autres pays ». Le Danemark, l’Australie, l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, la Slovénie, l’Angleterre, la Finlande, la Suède, le Pays de Galles, Québec, la Norvège ou encore l’Ecosse ont donc strictement encadré ou interdit ces types de colliers. La Belgique souhaite également s’inscrire dans cette démarche.

En l’état actuel de notre droit, l’article 7 du décret n° 2004‑416 du 11 mai 2004 portant publication de la convention européenne pour la protection des animaux de compagnie, du 13 novembre 1987, signée par la France le 18 décembre 1996 et ratifiée le 8 juillet 2003, dispose qu’ : « Aucun animal de compagnie ne doit être dressé d’une façon qui porte préjudice à sa santé et à son bienêtre, notamment en le forçant à dépasser ses capacités ou sa force naturelles ou en utilisant des moyens artificiels qui provoquent des blessures ou d’inutiles douleurs, souffrances ou angoisses ».

L’article R. 214‑17, lui, interdit « d’utiliser, sauf en cas de nécessité absolue, des dispositifs d’attache ou de contention ainsi que de clôtures, des cages ou plus généralement tout mode de détention inadaptés à l’espèce considérée ou de nature à provoquer des blessures ou des souffrances ».

Cependant, comme l’illustre des nombreuses études scientifiques sur le sujet, il apparait aujourd’hui que cette tolérance ou cette « nécessité absolue » sur l’utilisation de ces colliers pour le dressage ou par les particuliers, n’a plus lieu d’être. Actuellement, ces colliers sont en vente libre et peuvent être utilisés sans restriction ou sanction aucune, alors qu’ils sont interdits.

Face à ce constat, nous devons prendre en considération les différents avis d’experts et scientifiques qui, tous, condamnent les effets négatifs de ces colliers pour l’éducation canine. Il apparaît donc aujourd’hui impérieux d’inscrire dans le marbre de la loi l’interdiction de la vente et de l’utilisation de ces colliers.

Ainsi, l’article unique de cette proposition de loi vise à interdire la vente et l’utilisation de tout dispositif électrique, étrangleur sans boucle d’arrêt ou à pointes qui causent des souffrances physiques ou psychiques à l’animal, dont il conviendra de déterminer le détail par voie réglementaire.

Tel est l’objet de cette proposition de loi qui entrera en vigueur dès sa promulgation.

Article 1

La section 2 du chapitre IV du titre Ier du livre II du code rural et de la pêche maritime est complétée par un article L. 214‑8‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 21483. – I. – Sont interdits :

« 1° L’utilisation sur un animal de compagnie de tout dispositif à décharge électrique, étrangleur sans boucle d’arrêt ou à pointes.

« 2° La vente de tout dispositif à décharge électrique, étrangleur sans boucle d’arrêt ou à pointes.

« II. – Les dispositions du I sont précisées par décret.

« III. – Le non‑respect des dispositions du I est sanctionné d’une contravention de quatrième classe. »

Article 2

La présente loi entre en vigueur le 1er janvier 2024.

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