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📜Proposition de loi visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, dans l'exercice de leurs fonctions
Éric Pauget
44 cosignataires03 déc. 2024

🖋️Amendements examinés : 36%
4 Adoptés36 En attente6 Rejetés
3 Irrecevables
5 Retirés
2 Tombés
Détail par Article
Titre

Rédiger ainsi le titre  :

« visant à renforcer le permis de tuer pour les gendarmes et les policiers ».

Rédiger ainsi le titre : 

 « visant à favoriser une augmentation des atteintes mortelles liées à l’usage des armes »

Rédiger ainsi le titre : 

« visant à favoriser l’augmentation des violences policières ».

Rédiger ainsi le titre : 

« visant à instaurer un permis de tuer ».

🖋️ • Rejeté
Thomas Portes
8 janv. 2026

Rédiger ainsi le titre de la proposition : 

« visant à renforcer le permis de tuer pour les gendarmes et les policiers ».


Article 1

Supprimer cet article.

🖋️ • Adopté
Roger Vicot
8 janv. 2026

Supprimer cet article.

🖋️ • Adopté
Elsa Faucillon
9 janv. 2026

Supprimer cet article.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport dressant un état des lieux et des pistes d’amélioration sur la formation à la déontologie et au tir des policiers et des gendarmes.

Avant l'article unique, insérer la division et l'intitulé suivants:

« Chapitre unique :

« Dispositions favorisant une augmentation des atteintes mortelles liées à l’usage des armes »

🖋️ • En attente
Roger Vicot
14 janv. 2026

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Rédiger ainsi cet article :

« I. – L’article L. 2338‑3 du code de la défense est ainsi modifié : 

« 1° À la fin de la première phrase du premier alinéa, les mots : « dans les conditions prévues à l’article L. 435‑1 du code de la sécurité intérieure » sont remplacés par les mots : « en cas d’absolue nécessité et de manière strictement proportionnée » ;

« 2° À la fin de la première phrase du deuxième alinéa, les mots : « dans les conditions prévues à l’article L. 435‑1 du code de la sécurité intérieure » sont remplacés par les mots : « en cas d’absolue nécessité et de manière strictement proportionnée » ;

« 3° À la première phrase du dernier alinéa, les mots : « dans les conditions prévues aux 1° à 4° de l’article L. 435‑1 du code de la sécurité intérieure » sont supprimés.

« II. – Au dernier alinéa de l’article L. 227‑1 du code pénitentiaire, les mots : « ainsi que dans ceux prévus par les dispositions des 1° et 2° de l’article L. 435‑1 du code de la sécurité intérieure » sont supprimés.

« III. – Le code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

« 1° Le chapitre V du titre III du livre IV est abrogé ;

« 2° L’article L. 511‑5‑1 est abrogé. »

Rédiger ainsi cet article : 

« I. – Le 2 de l’article 56 du code des douanes est abrogé.

« II. – Au dernier alinéa de l’article L. 227‑1 du code pénitentiaire, les mots : « ainsi que dans ceux prévus par les dispositions des 1° et 2° de l’article L. 435‑1 du code de la sécurité intérieure » sont supprimés.

« III. – Le code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

« 1° Le chapitre V du titre III du livre IV est abrogé ;

« 2° L’article L. 511‑5‑1 est abrogé. »

Rédiger ainsi cet article :

« L’article 122‑6 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Dans l’exercice de ses fonctions et revêtu de son uniforme ou des insignes extérieurs et apparents de sa qualité, est également présumé avoir agi en état de légitime défense le fonctionnaire de la police nationale, le militaire de la gendarmerie nationale ou le militaire déployé sur le territoire national dans le cadre des réquisitions prévues à l’article L. 1321‑1 du code de la défense qui s’est défendu ou a défendu autrui contre une atteinte actuelle et injustifiée. »

Rédiger ainsi cet article :

« Le 4° de l’article L. 435‑1 du code de la sécurité intérieure est abrogé. »

🖋️ • En attente19 janv. 2026

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 435‑1 du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

« 1° Au début du premier alinéa est ajoutée la référence : « I. » ;

« 2° Le 5° est ainsi rédigé : 

« II. – Dans l’exercice de leurs fonctions, les agents de la police nationale et les militaires de la gendarmerie nationale peuvent faire un usage absolument nécessaire et strictement proportionné de leur arme dans le but exclusif d’empêcher la réitération, dans un temps rapproché, d’un ou plusieurs meurtres ou tentatives de meurtre venant d’être commis, lorsque l’agent a des raisons réelles et objectives d’estimer que cette réitération est probable au regard des informations dont il dispose au moment où il fait usage de son arme. »

« 3° Il est ajouté un III ainsi rédigé : 

« III. – Lorsqu’ils font usage de leurs armes, les agents de la police nationale et les militaires de la gendarmerie nationale sont présumés avoir agi dans l’un des cas autorisés par le présent article conformément aux conditions d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité. Cette présomption peut, à tout moment, être renversée par tout élément de preuve contraire. »

Rédiger ainsi cet article :

« I. – L’article L. 2338‑3 du code de la défense est ainsi modifié : 

« 1° À la fin de la première phrase du premier alinéa, les mots : « dans les conditions prévues à l’article L. 435‑1 du code de la sécurité intérieure » sont remplacés par les mots : « en cas d’absolue nécessité et de manière strictement proportionnée » ;

« 2° À la fin de la première phrase du deuxième alinéa, les mots : « dans les conditions prévues à l’article L. 435‑1 du code de la sécurité intérieure » sont remplacés par les mots : « en cas d’absolue nécessité et de manière strictement proportionnée » ; 

« 3° À la première phrase du dernier alinéa, les mots : « dans les conditions prévues aux 1° à 4° de l’article L. 435‑1 du code de la sécurité intérieure » sont supprimés. ».

« II. – Le 2 de l’article 56 du code des douanes est abrogé.

« III. – L’article 122‑4‑1 du code pénal est rétabli dans sa version antérieure à la loi n° 2017‑258 du 28 février 2017 relative à la sécurité publique.

« IV. – Au dernier alinéa de l’article L. 227‑1 du code pénitentiaire, les mots : « ainsi que dans ceux prévus par les dispositions des 1° et 2° de l’article L. 435‑1 du code de la sécurité intérieure » sont supprimés.

« V. – Le code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

« 1° Le chapitre V du titre III du livre IV est abrogé ;

« 2° L’article L. 511‑5‑1 est abrogé. »

🖋️ • En attente
Roger Vicot
14 janv. 2026

Supprimer l’alinéa 2.

Supprimer l’alinéa 2.

À l’alinéa 2, substituer au mot : 

« Est » 

les mots 

 : « N’est pas ».

🖋️ • En attente
Ian Boucard
16 janv. 2026

À l’alinéa 2, après la seconde occurrence du mot :

« nationale »,

insérer les mots :

« et l’agent des douanes ».

Supprimer l'alinéa 3.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

L’article L122‑6 du code pénal est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« La même présomption s’applique lorsque les faits sont commis par un agent des forces de l’ordre, dépositaire de l’autorité publique, agissant dans l’exercice de ses fonctions, lorsqu’il intervient dans les conditions prévues aux alinéas précédents dans le but d’appréhender, de repousser ou de neutraliser l’auteur des actes prévus aux 1° et 2° du présent article.

« La présomption de légitime défense mentionnée au présent article est applicable aux forces de l’ordre agissant dans l’exercice de leurs fonctions, à la condition que les agents concernés justifient du respect du suivi des formations obligatoires relatives à l’usage technique et déontologique des armes.

« En cas d’usage d’une arme, l’autorité dont relève l’agent est tenue de transmettre aux autorités judiciaires compétentes un état du suivi effectif de ces formations. Un rapport annuel établissant l’état de suivi des formations obligatoires à l’usage des armes est en outre transmis au représentant de l’État dans le département. »

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport dressant un état des lieux et des pistes d’amélioration sur la formation à la déontologie et au tir des policiers et des gendarmes.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’accompagnement psychologique des agents ayant été contraints d’employer leur arme.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la conformité des dispositifs de cette loi aux articles 9 et 12 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’évolution de la doctrine d’emploi des forces de sécurité intérieure en matière de refus d’obtempérer et ses conséquences.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l'augmentation du nombre de tirs par les forces de l'ordre sur les vingt dernières années. Ce rapport devra établir les raisons de cette augmentation.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la formation dispensée aux fonctionnaires de la police nationale, aux militaires de la gendarmerie nationale et aux militaires déployés sur le territoire national dans le cadre des réquisitions prévues à l’article L. 1321‑1 du code de la défense en matière de maniement et de recours aux armes. Ce rapport présente notamment un état des lieux du nombre d’heures de formation effectuées et des conditions de mise en place de ces formations. Il propose des mesures visant à renforcer l’accès à ces formations et à en améliorer la qualité.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la formation continue des forces de l’ordre à l’usage des armes et aux techniques et à la sécurité en intervention (TSI).

Ce rapport dresse un état des lieux du respect des obligations réglementaires de formation continue, notamment des séances annuelles de tir et des volumes horaires minimaux prévus, et en analyse les modalités de mise en œuvre effective au sein de la police nationale et de la gendarmerie nationale.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif aux catégories d’armes employées par les forces de sécurité intérieure, à leurs conditions d’utilisation et à leurs effets sur l’intégrité physique des personnes.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

L’article 122‑5 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque des agents de la police nationale ou des militaires de la gendarmerie nationale sont mis en cause à raison de l’usage de leur arme et invoquent le bénéfice du présent article, le procureur général près la cour d’appel dans le ressort de laquelle siège la juridiction met en œuvre les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 665 du code de procédure pénale. »

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le nombre de morts par balle résultant d'une intervention par les forces de l'ordre sur les dix dernières années. Ce rapport évalue la pertinence de mettre en place une publication annuelle de ces chiffres.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l'état de la formation aux discriminations effectuée par les forces de l'ordre. Le rapport propose plusieurs recommandations pour en améliorer l'effectivité le cas échéant.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport portant sur l’indépendance, l’impartialité et l’effectivité des mécanismes de contrôle du recours à la force par les forces de sécurité intérieure.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la formation dispensée aux fonctionnaires de la police nationale, aux militaires de la gendarmerie nationale et aux militaires déployés sur le territoire national dans le cadre des réquisitions prévues à l’article L. 1321‑1 du code de la défense en matière de maniement et de recours aux armes. Ce rapport présente notamment un état des lieux du nombre d’heures de formation effectuées et des conditions de mise en place de ces formations. Il propose des mesures visant à renforcer l’accès à ces formations et à en améliorer la qualité.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article L. 511‑5 du code de la sécurité intérieure, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque que l’agent de police municipale est autorisé à s’armer, il se dote, obligatoirement d’une caméra individuelle dont il est fait usage conformément à l’article L241‑2 du présent code. La collectivité s’assure de mettre à disposition des agents de Police Municipale un nombre de caméras individuelles suffisant au fonctionnement du service. Si l’agent de police municipale se trouve dans l’impossibilité de s’équiper d’une caméra individuelle pour l’exécution de ses missions, il en informe immédiatement sa hiérarchie par l’établissement d’un rapport dont copie est transmise au préfet du département. »

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport concernant l’augmentation du nombre de tirs par les forces de l’ordre sur les vingt dernières années. Ce rapport établit les raisons de cette augmentation.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’évolution de la doctrine d’emploi des forces de sécurité intérieure en matière de refus d’obtempérer et ses conséquences.

🖋️ • Rejeté
Thomas Portes
7 janv. 2026
Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’accompagnement psychologique des agents ayant été contraints d’employer leur arme.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la conformité des dispositifs de la présente loi aux articles 9 et 12 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le nombre de morts résultant d’une intervention par les forces de l’ordre sur les dix dernières années. Ce rapport évalue la pertinence de mettre en place une publication annuelle de ces chiffres.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’état de la formation aux discriminations effectuées par les forces de l’ordre. Le rapport propose plusieurs recommandations pour en améliorer l’effectivité le cas échéant.

🖋️ • Tombé
Thomas Portes
7 janv. 2026

Rédiger ainsi cet article : 

« I. – Le code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

« 1° Le chapitre V du titre III du livre IV est abrogé ;

« 2° L’article L. 511‑5‑1 est abrogé.

« II. – Au dernier alinéa de l’article L. 227‑1 du code pénitentiaire, les mots : « ainsi que dans ceux prévus par les dispositions des 1° et 2° de l’article L. 435‑1 du code de la sécurité intérieure » sont supprimés. »

Rédiger ainsi cet article :

« L’article 122‑6 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« « Dans l’exercice de ses fonctions et revêtu de son uniforme ou des insignes extérieurs et apparents de sa qualité, est également présumé avoir agi en état de légitime défense le fonctionnaire de la police nationale, le militaire de la gendarmerie nationale ou le militaire déployé sur le territoire national dans le cadre des réquisitions prévues à l’article L. 1321‑1 du code de la défense qui s’est défendu ou a défendu autrui contre une atteinte actuelle et injustifiée. » »

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 2min.

Mesdames, Messieurs,

Dans l’exercice de leurs missions, les forces de l’ordre incarnent une garantie essentielle à la sécurité de nos concitoyens et au respect des principes républicains. Chaque jour, policiers, gendarmes et autres agents engagés dans la protection de notre pays s’exposent à des risques croissants pour défendre nos libertés, nos biens, et notre intégrité.

Ces dernières années, une évolution inquiétante de la violence à leur encontre a été constatée. Les forces de l’ordre sont confrontées à des agressions de plus en plus fréquentes et graves, perpétrées parfois avec des armes de guerre. Ces nouvelles menaces, portées par des individus ou des groupes armés lourdement, dépassent le cadre classique de la délinquance et traduisent un véritable défi pour la sécurité publique.

Dans ce contexte, l’usage de la force par les agents doit être envisagé avec clarté et efficacité, tout en tenant compte des principes de nécessité et de proportionnalité. Cependant, les agents des forces de l’ordre font souvent face à un second défi : celui de la judiciarisation de leurs actions, parfois perçue comme une remise en question systématique de leur engagement sur le terrain. Cette situation peut engendrer une insécurité juridique dissuasive et peser sur leur capacité d’agir face aux dangers.

C’est pourquoi il est proposé d’instaurer une présomption de légitime défense au bénéfice des forces de l’ordre, lorsqu’elles agissent en réponse à une menace réelle, immédiate et grave à leur intégrité physique ou à celle d’autrui. Ce dispositif, basé sur l’article 222‑6 du code pénal, renforcerait la protection juridique des agents dans l’exercice de leurs fonctions, contribuerait à garantir un cadre d’intervention juste, proportionné et protecteur pour les forces de l’ordre tout en respectant les exigences fondamentales liées à l’État de droit.

Cette présomption ne vise pas à soustraire les forces de l’ordre au contrôle judiciaire, demeurant indispensable, mais à leur garantir une protection adéquate dans l’exercice de leurs missions, souvent périlleuses. La présomption peut être renversée si une enquête démontre une disproportion manifeste ou un usage non justifié de la force.

Ce dispositif, déjà expérimenté dans d’autres pays européens comme l’Italie, s’inscrit dans une démarche de rééquilibrage nécessaire entre la protection des forces de l’ordre et le respect de l’État de droit. Il répond également à une attente forte exprimée par les organisations syndicales de policiers et de gendarmes, qui dénoncent depuis plusieurs années une judiciarisation croissante de leurs interventions, perçue comme un frein à leur action.

En adoptant cette disposition, le législateur entend reconnaître la réalité des risques encourus par les forces de l’ordre, leur donner les moyens juridiques adaptés pour réagir aux menaces les plus graves, et restaurer la confiance nécessaire à l’exercice serein de leurs missions.

Cette proposition de loi affirme une priorité claire : protéger ceux qui nous protègent, dans un contexte de violence accrue et de menaces d’une intensité inédite.

Dans son article unique, cette proposition de loi instaure une présomption renforcée de légitime défense pour les forces de l’ordre.

Article 1

Après l’article 122‑6 du code pénal, il est inséré un article 122‑6‑1 ainsi rédigé :

« Art. 12261. – Est présumé avoir agi en état de légitime défense, l’agent de la police nationale ou municipale ainsi que le militaire de la gendarmerie nationale, qui a fait usage de son arme dans les conditions prévues par les articles L. 435‑1 et L. 511‑5‑1 du code de la sécurité intérieure.

« La présomption de légitime défense prévue au premier alinéa peut être renversée si l’enquête judiciaire démontre une utilisation des armes manifestement disproportionnée ou contraire au principe de nécessité absolue établi par la loi. »

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