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📜Proposition de loi visant à faire assumer à chacun les conséquences de ses actes en permettant la saisie des amendes non payées sur les minimas sociaux
Fabien Di Filippo
1 cosignataires09 déc. 2025

🖋️Amendements examinés : 26%
4 Adoptés49 En attente1 Irrecevables10 Tombés
2 Retirés
Détail par Article
Titre

Rédiger ainsi le titre : 

« visant à punir les personnes les plus précaires »

🖋️ • En attente
Louis Boyard
19 janv. 2026

Rédiger ainsi le titre :

« visant à diminuer le revenu des bénéficiaires des minimas sociaux en permettant la saisie des amendes non payées sur le revenu de solidarité active, les prestations familiales et l’allocation de solidarité spécifique ».

À la fin du titre, substituer aux mots :

« faire assumer à chacun les conséquences de ses actes en permettant la saisie des amendes non payées sur les minimas sociaux »

les mots :

« appauvrir les bénéficiaires de minimas sociaux et de prestations familiales. »


Article 1
🖋️ • Adopté
Arnaud Simion
7 janv. 2026

Supprimer cet article.

🖋️ • Adopté
Karine Lebon
9 janv. 2026

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

🖋️ • En attente
Karine Lebon
15 janv. 2026

Supprimer cet article.

🖋️ • En attente
Louis Boyard
19 janv. 2026

Supprimer cet article.

Supprimer cet article.

🖋️ • En attente
Paul Molac
19 janv. 2026

Rédiger ainsi cet article :

« Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport visant à objectiver les facteurs explicatifs du faible recouvrement des amendes pénales, contraventionnelles et forfaitaires délictuelles.

« Ce rapport analyse notamment :

« – la part respective des différents facteurs organisationnels, procéduraux et techniques susceptibles d’expliquer le non-recouvrement ;

« – la contribution précise de l’insaisissabilité des minimas sociaux au niveau d’impayés constaté ;

« – les limites propres à la procédure des amendes forfaitaires délictuelles ;

« – les propositions de réforme permettant d’améliorer l’effectivité du recouvrement, dans le respect du principe d’égalité devant la loi et de la protection du minimum vital.

« Il présente, le cas échéant, les recommandations utiles à une réforme d’ensemble du recouvrement des amendes permettant d’en renforcer l’effectivité. »

Rédiger ainsi cet article :

« Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport visant à objectiver les facteurs explicatifs du faible recouvrement des amendes pénales, contraventionnelles et forfaitaires délictuelles.

« Ce rapport analyse notamment :

« – la part respective des différents facteurs organisationnels, procéduraux et techniques susceptibles d’expliquer le non-recouvrement ;

« – la contribution précise de l’insaisissabilité des minimas sociaux au niveau d’impayés constaté ;

« – les limites propres à la procédure des amendes forfaitaires délictuelles ;

« – les propositions de réforme permettant d’améliorer l’effectivité du recouvrement, dans le respect du principe d’égalité devant la loi et de la protection du minimum vital.

« Il présente, le cas échéant, les recommandations utiles à une réforme d’ensemble du recouvrement des amendes permettant d’en renforcer l’effectivité. »

Rédiger ainsi cet article : 

« Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif à l’application des nouvelles sanctions introduites par la loi n° 2023‑1196 du 18 décembre 2023 pour le plein emploi à l’encontre des bénéficiaires du revenu de solidarité active.

« Ce rapport présente l’évolution de la situation financière des foyers concernés, en portant une attention particulière aux familles monoparentales, et évalue l’opportunité ainsi que les effets économiques et sociaux de la mise en place de mécanismes supplémentaires de recouvrement sur les aides et allocations concernées. »

Supprimer l’alinéa 1.

🖋️ • En attente
Louis Boyard
19 janv. 2026

Supprimer l'alinéa 1. 

Supprimer l'alinéa 1. 

I. – À la fin de l’alinéa 1, supprimer les mots :

« dans la limite de 50 euros par mois ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, supprimer les mots :

« dans la limite de 50 euros par mois ».

III. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« dans la limite de 50 euros par mois ».

IV. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IV. – Le présent article s’applique dans la limite de 50 euros par mois pour l’ensemble des montants versés au titre du revenu de solidarité active, de l’allocation de solidarité spécifique et des prestations familiales. »

I. – À la fin de l’alinéa 1, substituer aux mots :

« non payées, dans la limite de 50 euros par mois »

les mots :

« pénales et forfaitaires non payées, dans la limite définie au IV de la loi n°       du       visant à faire assumer à chacun les conséquences de ses actes en permettant la saisie des amendes non payées sur les minimas sociaux ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, substituer aux mots :

« non payées, dans la limite de 50 euros par mois »

les mots :

« pénales et forfaitaires non payées, dans la limite définie au IV de la loi n°       du       visant à faire assumer à chacun les conséquences de ses actes en permettant la saisie des amendes non payées sur les minimas sociaux ».

III. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« non payées, dans la limite de 50 euros par mois »

les mots :

« pénales et forfaitaires non payées, dans la limite définie au IV de la loi n°       du       visant à faire assumer à chacun les conséquences de ses actes en permettant la saisie des amendes non payées sur les minimas sociaux ».

IV. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IV. – La saisie des amendes pénales et forfaitaires sur le revenu de solidarité active, les prestations familiales et l’allocation de solidarité spécifique est limitée à 50 euros par mois à raison de la somme des montants perçus au titre de ces prestations. »

À l’alinéa 1, substituer au montant : 

« 50 », 

le montant : 

« 1 ». 

À l’alinéa 1, substituer au montant : 

« 50 », 

le montant : 

« 2 ».

I. – A l’alinéa 1, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 5 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 5 ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 5 ».

I. – A l’alinéa 1, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 10 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 10 ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 10 ».

I. – A l’alinéa 1, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 20 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 20 ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 20 ».

I. – A l’alinéa 1, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 30 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 30 ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 30 ».

I. – A l’alinéa 1, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 40 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 40 ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer au montant : 

« 50 » 

le montant :

« 40 ».

I. – Compléter l’alinéa 1 par les mots : 

« dans le respect du montant du solde bancaire insaisissable ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, après le mot :

« mois »

insérer les mots :

« dans le respect du montant du solde bancaire insaisissable ».

III. – En conséquence, compléter l’alinéa 3 par les mots :

« dans le respect du montant du solde bancaire insaisissable ».

🖋️ • En attente
Louis Boyard
19 janv. 2026

I. – Après l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants : 

« I bis. – Après le troisième alinéa de l’article L. 522‑14 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Les dispositions des articles L. 262‑46 et L. 262‑48 sont applicables à la saisie, au contentieux et aux pénalités afférents au revenu de solidarité établi par le présent article. »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« IV – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

« V. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

« VI. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Supprimer l’alinéa 2.

🖋️ • En attente
Louis Boyard
19 janv. 2026

Supprimer l’alinéa 2.

Supprimer l’alinéa 2.

À l’alinéa 2, substituer au montant : 

« 50 », 

le montant : 

« 1 ».

À l’alinéa 2, substituer au montant : 

« 50 », 

le montant : 

« 2 ».

🖋️ • En attente
Louis Boyard
19 janv. 2026

I. – Après l’alinéa 2, insérer les trois alinéas suivants : 

« II bis. – L’article L. 815‑10 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié : 

« 1°  Le deuxième alinéa est ainsi rédigé : « Cette allocation est incessible et insaisissable. »

« 2° L’avant-dernier alinéa est supprimé. »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« V. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« VI. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️ • En attente
Louis Boyard
19 janv. 2026

Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants :

« III bis. – Le 5 de l’article L. 262 du livre des procédures fiscales est ainsi rédigé :

« 5. Aucun frais ne peut être facturé au client pour la réalisation par un établissement de crédit des opérations destinées à l’exécution d’une saisie administrative à tiers détenteur. »

🖋️ • En attente
Louis Boyard
19 janv. 2026

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant : 

« II bis. – Au 5 de l’article L. 262 du livre des procédures fiscales, le taux : 10 % » est remplacé par le taux : « 5 % »

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️ • En attente
Louis Boyard
19 janv. 2026

Supprimer l’alinéa 3.

Supprimer l’alinéa 3.

À l’alinéa 3, substituer au montant : 

« 50 »,

le montant : 

« 1 ». 

À l’alinéa 3, substituer au montant : 

« 50 »,

le montant : 

« 2 ». 

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IV. – Toute décision affectant le recouvrement de sommes dues à un bénéficiaire des allocations prévues aux I, II et III ne peut être fondée exclusivement sur un traitement algorithmique et doit faire l’objet d’une motivation individuelle reposant sur des éléments matériellement vérifiés. Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés et du Défenseur des droits, fixe les modalités d’application du présent article. »

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Au plus tard six mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport étudiant les voies d’un meilleur appariement entre les données des juridictions pénales et de la police judiciaire, notamment le casier judiciaire national automatisé et les fichiers d’antécédents, celles du Trésor public, celles de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions et celles des organismes de sécurité sociale au sujet des personnes condamnées au versement d’une amende pénale ou forfaitaire. »

🖋️ • En attente
Louis Boyard
19 janv. 2026
Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la saisissabilité de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Il évalue les conséquences sociales et économiques des saisies, notamment sur les conditions de vie des bénéficiaires, leur revenu arbitrable, et leur taux de pauvreté. Il propose également des pistes de financement qui permettrait de rendre l’allocation insaisissable en privilégiant l’établissement de recettes nouvelles. »

🖋️ • En attente
Louis Boyard
19 janv. 2026
Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la saisissabilité du revenu de solidarité outre-mer (RSO). Il évalue les conséquences sociales et économiques des saisies, notamment sur les conditions de vie des bénéficiaires, leur revenu arbitrable, et leur taux de pauvreté. Il propose également des pistes de financement qui permettrait de rendre l’allocation insaisissable en privilégiant l’établissement de recettes nouvelles. »

🖋️ • En attente
Louis Boyard
19 janv. 2026
Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la saisissabilité de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI). Il évalue les les conditions de vie des bénéficiaires, leur revenu arbitrable, et leur taux de pauvreté et les conséquences sociales et économiques des saisies, notamment sur ces indicateurs. Il propose également des pistes de financement qui permettrait de rendre l’allocation insaisissable en privilégiant l’établissement de recettes nouvelles. »

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’impact de la saisie des amendes non payées sur les minimas sociaux, les conditions de sa mise en œuvre administrative, ainsi que l’évolution de leur taux de recouvrement. 

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport, réalisé conjointement par le Conseil d’analyse économique, le Conseil d’orientation pour l’emploi et le Haut Conseil du financement de la protection sociale, évaluant les impacts économiques et sociaux ainsi que l’efficacité des réformes successives de l’assurance chômage mises en œuvre depuis 2018.

Ce rapport analyse en particulier les effets de ces réformes sur la durée de l’indemnisation, ainsi que leurs conséquences sur le nombre d’allocataires du revenu de solidarité active (RSA) et de l’allocation de solidarité spécifique (ASS).

Il examine également les enjeux, les modalités et les effets du recouvrement forcé des amendes pénales impayées sur les revenus et allocations des personnes concernées, notamment au regard de leur situation sociale et financière, et l’éventualité de l’ouverture d’un minimum saisissable par le Trésor public pour le RSA, l’ASS et les prestations familiales.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la mise en œuvre et les effets du caractère non récupérable de l’aide financière aux personnes victimes de violences prévue à l’article L. 214‑8 et suivants du code de l’action sociale et des familles ainsi mis en place par la loi ° 2023‑140 du 28 février 2023 créant une aide universelle d’urgence pour les victimes de violences conjugales. Le rapport compare le mécanisme de l’aide en question et son caractère non récupérable de l’aide, avec un mécanisme éventuel de recouvrement sur des allocations sociales au profit du Trésor public.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif à l’application des nouvelles sanctions introduites par la loi n° 2023‑1196 du 18 décembre 2023 pour le plein emploi à l’encontre des bénéficiaires du revenu de solidarité active.

Ce rapport présente l’évolution de la situation financière des foyers concernés, en portant une attention particulière aux familles monoparentales, et évalue l’opportunité ainsi que les effets économiques et sociaux de la mise en place de mécanismes supplémentaires de recouvrement sur les aides et allocations concernées.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de 3 mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport dressant un bilan chiffré des sommes recouvrées, au titre des amendes fiscales, administratives et pénales impayées, auprès des 0,1 % des contribuables aux plus haut revenus.

Ce rapport précise :

 – le montant total des sommes recouvrées sur ce segment de contribuables au cours des cinq dernières années disponibles ;

 – la part respective des amendes fiscales, administratives et pénales ;

 – les moyens humains et administratifs mobilisés pour ce recouvrement ;

 – le rendement net du recouvrement, une fois déduits les coûts de gestion et de procédure.

Le rapport compare ces résultats avec les montants recouvrés et les coûts associés au recouvrement des amendes auprès des bénéficiaires de minimas sociaux.

Après l'article unique, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les moyens humains, techniques et budgétaires nécessaires à la mise en œuvre effective du mécanisme de recouvrement mensuel plafonné à 50 euros sur les revenus et allocations des bénéficiaires du revenu de solidarité active, de l’allocation de solidarité spécifique et des prestations familiales.

Ce rapport précise notamment :

 – les effectifs supplémentaires qui devraient être mobilisés au sein des administrations compétentes pour assurer ce recouvrement ;

 – les coûts administratifs directs et indirects associés à ce dispositif ;

 – le rendement brut et net attendu, compte tenu des montants unitaires recouvrables ;

 – les effets de cette mobilisation sur les autres missions des administrations concernées, en particulier le contrôle fiscal et le recouvrement des créances à fort enjeu financier.

Le rapport compare l’efficacité économique de ce dispositif avec celle des actions de contrôle et de recouvrement ciblant les fraudes et irrégularités à fort rendement, au regard de l’évolution des effectifs de la direction générale des finances publiques depuis 2017 et des résultats constatés en matière de contrôle fiscal.

Après l’alinéa 2, insérer les trois alinéas suivants :

« II bis. – L’article L. 815‑10 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié :

« 1° Le deuxième alinéa est ainsi rédigé :

« Cette allocation est incessible et insaisissable. »

« 2° Le troisième alinéa est supprimé. »

Rédiger ainsi cet article :

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport visant à objectiver les facteurs explicatifs du faible recouvrement des amendes pénales, contraventionnelles et forfaitaires délictuelles.

Ce rapport analyse notamment :

- la part respective des différents facteurs organisationnels, procéduraux et techniques susceptibles d’expliquer le non-recouvrement ;

- la contribution précise de l’insaisissabilité des minimas sociaux au niveau d’impayés constaté ;

- les limites propres à la procédure des amendes forfaitaires délictuelles ;

- les propositions de réforme permettant d’améliorer l’effectivité du recouvrement, dans le respect du principe d’égalité devant la loi et de la protection du minimum vital.

Il présente, le cas échéant, les recommandations utiles à une réforme d’ensemble du recouvrement des amendes permettant d’en renforcer l’effectivité.

Supprimer l’alinéa 1.

I. – À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« non payées, dans la limite de 50 euros par mois »

les mots :

« pénales et forfaitaires non payées, dans la limite définie au IV de la loi n°       du       visant à faire assumer à chacun les conséquences de ses actes en permettant la saisie des amendes non payées sur les minimas sociaux ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 2 et 3.

III. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IV. – La saisie des amendes pénales et forfaitaires sur le revenu de solidarité active, les prestations familiales et l’allocation de solidarité spécifique est limitée à 50 euros par mois à raison de la somme des montants perçus au titre de ces prestations. »

🖋️ • Tombé
Sylvie Bonnet
17 déc. 2025

À l’alinéa 1, après le mot :

« payées »,

insérer les mots :

« et des dettes locatives ».

Supprimer l’alinéa 2.

🖋️ • Tombé
Sylvie Bonnet
17 déc. 2025

À l’alinéa 2, après le mot :

« payées »,

insérer les mots :

« et des dettes locatives ».

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️ • Tombé
Sylvie Bonnet
17 déc. 2025

À l’alinéa 3, après le mot :

« payées »,

insérer les mots :

« et des dettes locatives ».

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IV. – Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la saisissabilité de l’allocation de solidarité aux personnes âgées. Il évalue les conséquences sociales et économiques des saisies, notamment sur les conditions de vie des bénéficiaires, leur revenu arbitrable, et leur taux de pauvreté. Il propose également des pistes de financement qui permettrait de rendre l’allocation insaisissable en privilégiant l’établissement de recettes nouvelles. »

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IV. – Au plus tard six mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport étudiant les voies d’un meilleur appariement entre les données des juridictions pénales et de la police judiciaire, notamment le casier judiciaire national automatisé et les fichiers d’antécédents, celles du Trésor public, celles de l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions et celles des organismes de sécurité sociale au sujet des personnes condamnées au versement d’une amende pénale ou forfaitaire. »

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 4min.

Mesdames, Messieurs,

Les amendes pénales ou forfaitaires, sanctions qui consistent à payer une somme d’argent au Trésor public, représentent plus d’un tiers des peines prononcées par les tribunaux français.

Mais leur taux de recouvrement reste à ce jour bien trop faible.

Selon un rapport de la commission des finances du Sénat paru en février 2019, le taux de recouvrement des amendes pénales, c’est‑à‑dire prononcées par la justice à l’issue d’un jugement, ne s’élevait qu’à 48 % à fin 2017. Dans une réponse à une question écrite publiée au Journal officiel de l’Assemblée nationale le 26 décembre 2023, le ministère de la Justice a fourni des chiffres actualisés et indiqué que pour l’ensemble des condamnations, le taux de recouvrement ne dépassait toujours pas 50 %.

Selon le type de contentieux, ce taux de recouvrement varie fortement. Si les amendes liées aux excès de vitesse (81 %), aux homicides et blessures involontaires (80 %) et à l’environnement (75 %) sont effectivement payées dans la grande majorité des cas, il n’en va pas de même s’agissant des violences (43 %), des destructions (37 %), des vols (25 %), des stupéfiants (23 %), ou encore des recels ou des escroqueries (16 %). Le taux de recouvrement des amendes forfaitaires contraventionnelles ou délictuelles, comme celles visant les consommateurs de drogues ou les conducteurs sans permis, est quant à lui de seulement 35 %.

Entre frais de relance et procédures longues, le Trésor public fait parfois le choix d’abandonner le recouvrement, d’autant plus si cette procédure a un coût supérieur à la somme due à l’administration. Cette situation est inacceptable. Une partie de la population se livre à des actes délictueux car elle sait qu’il n’y a jamais de conséquences.

De plus, ces amendes non recouvrées représentent chaque année des centaines de millions d’euros en moins pour l’État. En 2023, le montant du recouvrement forcé, c’est‑à‑dire les paiements non spontanés, a augmenté de 14 %, selon le cabinet du ministre de l’économie. En effet, 1 309 milliards d’euros ont été recouvrés par l’État, soit 164 millions d’euros de plus sur un an. Il reste malgré tout de chemin à parcourir, puisque près du tiers des amendes, toutes sortes confondues, restent impayées en France.

À ce jour, le Trésor public dispose de plusieurs procédures pour obtenir le paiement de ces amendes. Il peut par exemple faire des saisies sur les comptes bancaires ou les salaires sans passer par un juge. Pour cela, le Trésor public peut délivrer une saisie administrative à tiers détenteur (SATD), c’est‑à‑dire à la banque ou à l’employeur. Le Trésor public qui saisit les comptes bancaires doit laisser le montant du RSA pour une personne seule, soit 635,71 euros (montant au 1er avril 2024). Concernant le salaire, seule une certaine fraction est saisissable. Certaines prestations sociales peuvent également être saisies par voie administrative auprès d’un tiers détenteur : il en va ainsi de l’assurance invalidité, l’allocation du régime d’assurance chômage, les indemnités journalières de la sécurité sociale, les pensions civiles d’invalidité, l’assurance vieillesse, les pensions civiles et retraites de l’État ou encore le droit à pension des militaires.

D’autres prestations sont, en revanche, insaisissables. Parmi elles, le revenu de solidarité active (RSA), sauf pour le recouvrement des indus de RSA, ou encore l’allocation de solidarité spécifique (ASS), qui peut être accordée à une personne qui a épuisé ses droits au chômage.

Concernant les prestations familiales, seules certaines peuvent être saisies : l’Allocation de rentrée scolaire, le complément familial, l’allocation de base, le congé parental, ou encore les aides au logement. De plus, cette saisie ne peut être effectuée que pour rembourser certaines dettes bien définies, à savoir des impayés liés à l’alimentation ou l’entretien des enfants, ou le recouvrement de prestations familiales versées de façon indue, c’est‑à‑dire lorsqu’il y a un octroi de prestations par la caisse d’Allocations familiales (CAF) ou la mutualité sociale agricole (MSA) à un allocataire qui ne devrait pas les recevoir. Les sommes sont saisies dans la limite d’un montant mensuel fixé selon les revenus et les charges de la famille.

Cette proposition de loi vise à élargir les motifs de saisie des prestations familiales déjà « saisissables » en incluant le motif du remboursement des amendes impayées. Elle propose également que le revenu de solidarité active et l’allocation de solidarité spécifique, insaisissables jusqu’alors, puissent faire l’objet d’une saisie partielle et étalée pour le remboursement de ces amendes.

Il est en effet injustifiable que les indemnités de maladie, de maternité et d’accident du travail, les indemnités chômage ou encore l’allocation de retour à l’emploi (ARE) fassent partie des revenus saisissables, et que l’Allocation de solidarité spécifique (ASS) qui prolonge les aides après la fin de l’assurance‑chômage, en soit exclue. De même, il est anormal que les pensions d’invalidité, les pensions de retraite ou encore l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) puissent être saisies et que le revenu de solidarité active, qui peut même être versé à des étrangers sans emploi, ne puisse pas l’être.

Les amendes non recouvrées pourraient donc être saisies sur le RSA, l’ASS ou les prestations familiales, de manière étalée jusqu’à 50 euros par mois en fonction des revenus et des charges de la personne concernée. Une personne se trouvant dans ce cas et qui se serait par exemple rendue coupable de dépôt sauvage de déchets sur la voie publique, délit puni d’une amende forfaitaire de 68 euros, serait ainsi prélevée de 50 euros le premier mois et de 18 euros le deuxième mois. Cette saisie sur les prestations sociales précitées s’effectuerait bien entendu dans le respect du montant du solde bancaire insaisissable.

Article 1

I. –  L’article L. 262‑48 du code de l’action sociale et des familles est complété par les mots : « sauf pour le recouvrement des amendes non payées, dans la limite de 50 euros par mois ».

II. – Au premier alinéa de l’article L. 553‑4 du code de la sécurité sociale, après le mot : « recouvrement », sont insérés les mots : « des amendes non payées, dans la limite de 50 euros par mois, et ».

III. – Le premier alinéa de l’article L. 5423‑5 du code du travail est complété par les mots : « sauf pour le recouvrement des amendes non payées, dans la limite de 50 euros par mois ».

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