Arnaud Montebourg,
Ministère du redressement productif •
28 mai 2013La normalisation est une activité qui représente un investissement non négligeable, notamment en temps, pour les entreprises qui décident de participer à l'élaboration de normes, mais cela leur permet également d'une part, d'exercer une veille encore plus active sur l'état des connaissances et des évolutions de l'offre des entreprises de leur secteur au niveau européen ou mondial et, d'autre part, d'obtenir un avantage compétitif car elles peuvent influer directement sur le contenu des normes et valoriser ainsi leurs travaux de recherche et développement et leurs efforts d'innovation. Dans ces conditions, le financement des missions d'intérêt général par les pouvoirs publics peut légitimement être complété par une participation financière des entreprises aux frais d'élaboration des normes. Toutefois, afin d'encourager les entreprises à participer aux travaux de normalisation, l'Etat a mis en place plusieurs dispositifs. Les petites et moyennes entreprises (PME) bénéficient d'un droit d'accès gratuit dans tous les travaux de normalisation, y compris si certains bureaux de normalisation ont choisi de rendre ces travaux payants, ce qui n'est nullement obligatoire et relève d'un choix de la profession. De plus, toutes les entreprises peuvent obtenir un crédit d'impôt, calculé sur la base des coûts engendrés par leur implication dans les travaux de normalisation, dans le cadre de l'article 244 quater B, alinéa II-g du code général des impôts. Enfin, le ministère du redressement productif a mis en place un mécanisme spécifique d'accompagnement des PME qui permet de prendre en charge jusqu'à 50 % des dépenses engagées d'une manière collective par des PME d'une filière pour porter des positions communes dans les groupes de normalisation européens et internationaux. Les projets présentés font l'objet d'une sélection en fonction des enjeux pour la compétitivité de la filière, du nombre de PME concernées et de la mobilisation suscitée par le projet dans la filière. Ces dispositions ont pour but d'assurer le dynamisme de la normalisation française, afin de renforcer ses capacités d'influence dans l'élaboration des normes européennes et internationales au bénéfice de la compétitivité des entreprises françaises.