À
Marisol Touraine,
Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, 🧭Gouvernement Valls 2 •
30 juin 2015M. Alain Calmette attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la date de versement, tardive, des pensions de retraite du régime général ce qui n'est pas sans conséquences, en priorité pour les retraités dont les revenus sont les plus modestes. Les seniors ont un pouvoir d'achat globalement en baisse, les plus modestes d'entre eux sont obligés de compter chacune de leurs dépenses pour arriver à boucler les fins de mois. Le versement des pensions de retraite le 9 de chaque mois ou le premier jour ouvré suivant si le 9 n'est pas ouvré, suppose que les dépenses à échéance du 1er du mois, notamment le loyer, soient ponctionnées sur la pension du mois précédent. Le logement et l'alimentation sont les premiers postes de dépense chez les retraités dont le revenus sont les plus modestes, il leur est donc très difficile de mobiliser une somme aussi importante qu'un loyer dans la 4ème semaine de leur budget mensuel. Le versement des pensions de retraite au 1er du mois est demandé depuis très longtemps. Les enjeux d'une telle mesure ne sont pas neutres. Néanmoins, deux solutions semblent techniquement possibles : soit que la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV) ait recours à l'emprunt dans la période comprise entre la nouvelle date de versement des pensions de retraite (le 1er du mois) et la date d'encaissement des cotisations sociales versées par les entreprises à l'URSSAF (le 5 du mois). Soit que l'URSSAF avance son calendrier d'encaissement des cotisations au 1er du mois afin d'éviter à la CNAV d'emprunter pour financer la période de battement. Aussi, il lui demande de bien vouloir étudier toute possibilité qui permettrait a minima aux retraités dont les revenus sont les plus modestes, de percevoir leur pension de retraite le 1er du mois.