💬transport de marchandisesMarc Le Fur •
6 nov. 2013 •
transports routiersecotaxemise en placemodalités M. le président. La parole est à M. Marc Le Fur, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire.
M. Marc Le Fur. Je vous remercie, monsieur le Premier ministre, pour les mots que vous avez su trouver pour exprimer notre émotion collective et notre solidarité à l'égard des familles et des confrères de nos journalistes assassinés.
Monsieur le Premier ministre, 30 000 personnes étaient réunies samedi à Quimper.
(Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Plusieurs députés du groupe SRC . N'importe quoi !
M. Marc Le Fur. Il y avait parmi celles-ci des ouvriers, des paysans, des artisans, des commerçants ou encore des chefs d'entreprise, tous très divers mais tous inquiets, et certains exprimaient leur détresse. Il s'agissait du rassemblement des besogneux, qui avaient mis un bonnet rouge pour mieux exprimer leur solidarité.
(Mêmes mouvements.) Plusieurs députés du groupe SRC . Récupérateur !
M. le président. S'il vous plaît ! On écoute la question !
M. Marc Le Fur. Le message qu'ils veulent vous faire passer est un message simple. Comme on dit en breton, « Re 'zo re ! » : trop c'est trop ! Trop d'impôts ! La semaine dernière, deux nouveaux impôts faisaient leur apparition. Trop de paperasses et de contraintes administratives qui sous des prétexte environnementaux fallacieux empêchent des gens de travailler !
(Applaudissements sur les bancs du groupe UMP. – Exclamations sur les bancs des groupes SRC et écologiste.)M. Michel Lefait. Pharisien !
M. Marc Le Fur. Les Bretons, courageusement comme c'est souvent le cas dans l'Histoire, expriment au nom de l'ensemble de nos compatriotes un sentiment largement partagé contre cette fiscalité excessive. Le temps est maintenant à l'action ! Il faut évidemment en finir avec l'écotaxe,…
M. Marcel Rogemont. Mais vous l'avez votée, l'écotaxe !
M. Marc Le Fur. …mais aussi engager un véritable plan ORSEC, comme les députés bretons ici présents le proposeront dès demain à Rennes.
Mais ce que les 30 000 personnes rassemblées à Quimper ne comprennent pas, c'est le silence assourdissant du Président de la République.
(Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Il trouve le temps de parler à Mlle Leonarda ou de déjeuner avec les présidents des clubs de foot, mais pas celui d'adresser un seul mot aux Bretons en réponse à leur désespoir !
(Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.) M. le président. La parole est à M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt.
M. le président. S'il vous plaît ! J'ai demandé que l'on écoute votre question ; maintenant, écoutez la réponse !
M. Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt. Cette séance s'est ouverte dans la gravité, et je vous répondrai sur le fond, sans polémique, monsieur Le Fur. Vous avez évoqué la révolte des bonnets rouges : elle s'est traduite par la fin de la prospérité de la Bretagne et le début d'un déclin qui allait durer deux siècles
M. Marc Le Fur. N'importe quoi ! Je vous apprendrai l'Histoire !
M. Stéphane Le Foll. Le projet que nous faisons, après ce qui nous a été dit par les Bretons, c'est de travailler à trouver des solutions pour préparer l'avenir de la Bretagne.
(Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) Celui-ci passera à nouveau par des investissements, par le dialogue, ce que vous n'avez pas accepté alors que le Premier ministre vous avait invité, il y a quinze jours, autour de la table.
(Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.) Ce que nous devons faire, quand on est responsables politiques, face à un vrai doute des salariés – et je pense aux salariés et aux éleveurs bretons –,…
M. Philippe Meunier. Arrêtez de penser, agissez !
M. Stéphane Le Foll. …c'est d'être capables de dépasser les débats politiciens pour préparer ensemble l'avenir d'une grande région.
(Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et écologiste.)