🤔médecins17 nov. 2015 •
Brigitte Allain •
professions de santéeffectifs de la professionrépartition géographique Mme Brigitte Allain interroge Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la lutte contre les déserts médicaux. La ministre a fait de la lutte contre les déserts médicaux un axe fort de la stratégie nationale de santé. L'article 13 de la loi de modernisation de notre système de santé crée un pacte national de lutte contre les déserts médicaux dont un certain nombre de mesures visent à installer des généralistes. Cependant, Mme la députée souhaite l'interpeller sur le manque criant de spécialistes et de médecins hospitaliers sur un territoire comme le Bergeracois. L'hôpital de Bergerac doit trop souvent faire appel à des intérimaires coûteux ne permettant pas un suivi de soins humain et durable des patients. Mme la députée a rencontré l'Union fédérale des consommateurs
Que Choisir qui a mené une enquête locale afin de connaître les délais d'accès aux soins en médecine spécialisée en Dordogne. Elle souhaite donner deux exemples qui attestent de ce manque criant. Pour obtenir un rendez-vous chez un cardiologue, le délai moyen est de 96 jours, 165 jours à Bergerac. Le délai moyen au niveau national est de 50 jours. En pneumologie, le délai moyen est de 118 jours. Il n'y a qu'un seul pneumologue aujourd'hui à Bergerac alors qu'il y a des personnes victimes de l'amiante. Si aucune mesure n'est prise, les délais ne feront que s'allonger : un certain nombre de spécialistes sont proches de la retraite ; quant aux autres, ils ne prennent déjà plus de clientèle nouvelle. Aussi elle souhaiterait savoir comment le futur pacte national de lutte contre les déserts médicaux prendra en compte la question spécifique de la médecine spécialisée et hospitalière sur un territoire rural comme le Bergeracois. Comment inciter les spécialistes à venir s'installer dans des villes moyennes qui tissent le territoire rural ? Elle souhaite savoir si la ministre estime que les politiques incitatives suffiront ou s'il ne faudra pas envisager des mesures plus contraignantes si la situation continuait à se dégrader.