Jean GlavanyMonsieur le Premier ministre, dimanche prochain, les électeurs grecs vont se prononcer par référendum sur une issue possible à la crise monétaire qui touche la Grèce et l'ensemble de la zone euro.
Devant cette situation, nous croyons tous que les responsables politiques européens doivent faire preuve de mesure, de sang-froid, mais aussi de volonté et de détermination.
Nous sommes des démocrates et, à ce titre, sommes respectueux de la légitimité du gouvernement grec issu du suffrage universel et de la souveraineté du peuple grec.
Nous devons mettre en garde un certain nombre de donneurs de leçons, en France ou ailleurs en Europe, qui se permettent de qualifier de manière désobligeante le gouvernement grec ou de dicter sa loi au peuple grec, alors que nous n'accepterions en rien une telle immixtion dans la vie démocratique française. Accepterions-nous, mes chers collègues, qu'un gouvernement étranger, s'immisçant dans une procédure démocratique française, nous dise, aujourd'hui, ce que devrait être la réponse du peuple français ? Nous ne l'accepterions pas, alors ne l'infligeons pas aux autres.
Mais nous sommes aussi des démocrates respectueux de la vérité et une question est posée, monsieur le Premier ministre. D'après beaucoup de sources d'information, ici relayées, la négociation n'aurait porté et buté que sur les efforts et les réformes demandés à la Grèce, sans que jamais soient abordées ni la question du financement de l'économie grecque, ni celle de la renégociation de la dette.
Alors, la question est simple : la négociation, monsieur le Premier ministre, était-elle globale ? A-t-elle porté sur les deux parties du contrat ?